Festival de Street Art à Uzerche : la vie en couleurs, l’imagination au galop !

Un festival de street art dans nos coins de campagne, ça ne se refuse pas ! C’est donc avec un bel enthousiasme que nous sommes allés à la rencontre de ces quinze artistes talentueux, invités à l’initiative des « Femmes à barbe » ! Nous en sommes revenus riches d’une belle palette d’émotions que nous sommes ravis de partager avec vous ! Plein les yeux… Et les oreilles !!!

 

 

Un vieux bâtiment désaffecté comme on en voit un peu partout… Murs lépreux, carreaux cassés, une « verrue » parmi tant d’autres qui nous rappelle qu’ici, il y a eu un jour de la vie, une activité humaine prospère, désormais révolue… L’association « Les femmes à barbe » a eu l’idée lumineuse d’inviter une quinzaine d’artistes de Street Art ( 13 bis ; Atom Ludik ; Flavien Sabot ; Guliver ; Miadana Aurélia Randriamorasata ; Martos TaVu ; Multi Stab ; MIKOZ ; POX ; Sêma Lao ; Salme Kulmar ; SMOH ; Ynoxe Thomas ; Yvanlantern Bergman ; Yz Yseult) pour faire revivre ce lieu oublié de tous. Ces hommes et ces femmes, armés de leurs bombes de couleurs et de leur imagination fertile ont littéralement transformé ce lieu qui respire désormais, grâce à leur talent, leur humour et leur impertinence, une force de vie, tout en mouvement, en couleur et en beauté pure. On l’aperçoit de loin, ce visage de femme qui embellit la totalité de la façade, accueillant le visiteur avec son sourire grave et ses bijoux ethniques (roues de vélo, chaînes et autres métaux) ! On est happé par la beauté qui s’en dégage autant qu’épaté par l’exploit réalisé par l’artiste de créer (en trois jours !) une œuvre aussi phénoménale qu’esthétique !  Une fois entré dans le bâtiment, on ne sait où porter le regard : le moindre mur ou recoin recèle de trésors d’inventivité dans une palette incroyablement riche : fresques, graffitis colorés, personnages oniriques, gigantesques ou minuscules, rien n’a échappé au regard et au talent de ces magiciens. Des engins agricoles, posés ça et là ont eu droit aussi à un nouveau « look », des graffeurs décorent une banale voiture, la rendant unique, des gosses s’éclatent bombe en mains pour créer de la beauté tout droit sortie de leur imagination, ateliers scratch, de danse hip-hop, musique… Les gens déambulent heureux et épatés, éblouis par cette effervescence devant laquelle nul ne peut rester indifférent, dans ce lieu hier éteint et triste qui déborde aujourd’hui de vie et de mouvement… A chacun de s’approprier cette beauté offerte ! Espérons maintenant que cette initiative fera des petits et que d’autres lieux comme celui-ci trouveront une seconde vie, aussi réussie !

 

 

 

Sur la terrasse de la (très pimpante !) librairie « La petite marchande d’histoires« , le débat « Art ou vandalisme ? » est lancé, mettant face à face dans une discussion animée et passionnante, des « street artistes » et un public ouvert et curieux, encore sous le charme et les interrogations suscitées par l’émotion ressentie devant les oeuvres vues.  Un débat passionnant et riche où chacun a pu s’exprimer et mieux appréhender le concept et la démarche artistique et (ou) politique de ces artistes, encore pour la plupart hors-la loi … Pour ma part, il est évident que loin de vandaliser les murs de nos villes (et de nos campagnes), ces artistes les embellissent, éduquant nos regards à voir autrement, pollués que nous sommes de tant de laideur ambiante, institutionnalisée par le « dieu » fric et profits…  A quand des murs abandonnés comme ceux de la papeterie, ouverts à l’imagination de tous.

 

 

Chorégraphe associé au conservatoire de danse de Brive depuis 2015, ça assoit une réputation ! Cours de danses, démonstration Hip- hop, il y avait foule pour assister au travail d’ Hervé Koubi et de sa compagnie. Super danseur, Hervé Koubi est aussi un sacré professeur ! Entouré de ses élèves, pendant une bonne partie de l’après midi, ils ont animé la « new » papeterie d’une bien  belle manière, avec un sens du rythme et du partage communicatif !

 

 

 

Il y avait mème des concerts pour couronner cette superbe journée. C’est Florian Sériot aka Toirès qui derrière sa table de mix, accompagné de ses invités (guitare et basse) a posé ses notes sur l »assistance, aux couleurs de l’électro world. Un tourbillon rythmé, oscillant entre Trip Hop, Break Beat et Dub and Rock, nous embarquant dans l’univers parfois psychédélique de Toirès. Flânerie, rêverie, en tout cas… Super moment de détente!

 

 

 

 

Basse, batterie, guitare et deux chanteurs… Ce n »est pas courant dans le milieu Hip-Hop ! Pourtant, les Kong ont fait passer le courant, sur des textes forts et engagé. Le groove du flow des MC’s et les compos aux mélodies originales nous ont offert une prestation remarquée et remarquable!

 

 

La soirée continuait avec le groupe d’afrobeat « Afrokitchen » et le DJ Hip-Hop « 100 son« ,  clôturant une journée riche en émotions de tous genres…. Nous avons malheureusement déclaré forfait, trop nazes après notre soirée avec les « Scratch Bandits Crew » vus la veille dans la salle « Des Lendemains qui chantent« … Nous nous en excusons auprès des artistes…

 

Photos et compte-rendus Street Art : Christine Le Garrec / Photos, compte-rendus et vidéos des concerts :  Bruno Robert

 

 

 

 

 

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