La joyeuse tribu des Romanès en piste vers les chemins du ciel !

Le cirque Romanès n’est pas un cirque comme les autres … Vous n’y verrez pas de clowns ou d’animaux sauvages domptés… Rien de tout cela, mais bien mieux que cela ! C’est toute la culture riche et singulière des tziganes, sa mélancolie poétique et sa folie festive que vous allez applaudir sous le chapiteau des Romanès ! Musique, danse, chants, numéros acrobatiques, jonglage… Leurs spectacles sont un enchantement, une immersion magique dans un univers qu’il est urgent de préserver … Et les Romanès s’y emploient avec les plus jolies armes qui soient ! Un tout nouveau spectacle au titre enchanteur vient  de démarrer le 14 octobre dernier. Il sera visible plusieurs mois, porte Maillot, à Paris.  Ne passez pas à côté ! Dans ce monde qui se replie sur lui-même dans une désespérante inhumanité, un tel moment de grâce et de convivialité est un luxe qui se fait rare….

 

 

 

Le cirque Romanès est de retour à Paris sous son petit chapiteau coloré pour présenter son tout nouveau spectacle : « Les nomades tracent les chemins du ciel ». Un spectacle plein d’audace et de charme où vous serez transportés dans un univers surprenant et beau, au coeur d’un tourbillon d’émotions, de grâce et de couleurs ! A travers les danses flamenca et tziganes accompagnées par un orchestre des Balkans (violon, guitare, contrebasse, accordéon, chant) et les numéros des nombreux artistes de la troupe (dont les cinq très jolies filles des Romanès), vous découvrirez l’esthétique du peuple tzigane et gitan dans ce spectacle où l’art et la poésie s’imposent comme une évidence … Le ciel du cirque Romanès est immense et rempli d’étoiles… Le vent joyeux qui y souffle balaie tous les clichés, en réponse à la haine et au mépris… Une fois de plus, cette sacrée famille nous offre un superbe et émouvant hymne à la vie et à l’amour, dans l’esprit de partage, de sincérité et de bienveillance qui est le leur. « A l’origine de l’Humain, il n’y avait que des Nomades… ils sont les gardiens de l’humanité et de ses origines, car ils connaissent très bien les chemins du ciel… » Délia et Alexandre Romanès sont les icônes de cette culture qu’ils nous délivrent avec une grâce et une poésie rares… Laissez vous guider vers le ciel par ces magiciens et ces magiciennes… Un beau voyage vous attend sous le petit chapiteau…

 

 

Informations pratiques :  Square Parodi (face au 31 Boulevard de l’Amiral-Bruix) 75016 Paris / Métro : Porte Maillot ( Ligne 1 – Sortie  5) Renseignements et réservations : téléphoner au 01 40 09 24 20 ou 06 99 19 49 59 ou envoyer un mail cirque.romanes@wanadoo.fr

Tarifs : Adultes : 20 € / Moins de 25 ans : 15 € / Enfant de 3 à 12 ans : 10 € / Moins de 3 ans : gratuit / Restauration possible sur place

Spectacles tous les samedis et dimanches Jusquà fin mai 2018 / Séances supplémentaires les mercredi 1er et vendredi 3 novembre, lundi 25, mardi 26, mercredi 27, jeudi 28 décembre .

Le Vendredi 8 Décembre à 20h30  : Soirée  « SANGRE DEL FLAMENCO » chants, danses avec des artistes renommés et époustouflants du flamenco !

Réveillon tzigane le 31 décembre de 21 heures à l’aube ! Spectacle-Diner-Soirée Dansante (soirée déconseillée aux moins de 12 ans)   150 € par personne, tenue tzigane souhaitée !

 

 

Petite sélection de livres, de films et de musique pour comprendre et savourer la culture tzigane !

Après deux recueils de poésie et un autre de nouvelles, tous parus chez Gallimard, Alexandre Romanès a repris la plume, cette fois-ci pour nous parler de lui, de son parcours et de la culture tzigane dont il est issu, avec pudeur et sincérité. Enfant de la balle, Alexandre a toujours vécu dans le milieu circassien, car le cirque est une affaire de famille chez les Romanès, depuis plusieurs générations. En son temps, l’arrière-grand-père était montreur d’ours et se produisait avec sa famille dans les petits villages au gré de leurs pérégrinations… Alexandre, lui, fut tour à tour équilibriste sur échelle et dompteur de fauves dans le cirque familial ! En 1994, avec son épouse, Délia, Il a fondé son propre cirque qui a la particularité d’être le seul cirque tzigane au monde… Au fil des pages de cette belle autobiographie au titre si poétique et évocateur, Alexandre égrène ses souvenirs… Ses rencontres, ses déboires, ses moments de joie… Je garderai en mémoire l’évocation de sa belle rencontre avec l’actrice israélienne Ronit Elkabetz (superbe actrice, hélas disparue…) à qui il avait offert l’hospitalité sous son chapiteau pour qu’elle puisse jouer sa pièce, n’ayant trouvé aucun théâtre pour l’accueillir… Ou cette scène où, accompagné de sa petite fille, il assistait à une messe. Quand il partagea l’hostie avec sa gamine qui voulait y goûter, le curé les mit tous les deux dehors en hurlant au sacrilège. Très calme (peu courant chez le personnage, plutôt sanguin !) Alexandre répondit au prêtre haut et fort : « Je ne pense pas que Jésus approuverait votre attitude, mon père ». Deux exemples significatifs sur la personnalité de cet homme… Ami de Genet, Bobin et de la poétesse Lydie Dattas (qui fut son épouse et qui lui apprit à lire), Alexandre Romanès est un véritable personnage de roman qui semble avoir vécu mille vies (il a même été décoré de la légion d’honneur). Dans quelques jours, son prochain ouvrage, « Le luth noir » (éditions Lettres vives), sera en bonne place sur les tables des libraires : l’occasion de retrouver la belle écriture d’Alexandre !

Les corbeaux sont les gitans du ciel d’Alexandre Romanès, L’Archipel, 2016 / 19€

 

Un chemin de terre, perdu au milieu de nulle part. Des caravanes sous un pont, « sous le ventre des trains ». C’est là que vit Django, avec sa famille. « Django du voyage », c’est l’histoire d’une rencontre, un regard bienveillant posé sur une communauté encore et toujours rejetée… Celui de Dorothy Shoes qui apporte un autre éclairage et donne à penser autrement avec ce don rare d’orienter nos regards vers la beauté des hommes, de la nature ou des choses… Le travail qu’elle nous offre est une vraie splendeur : ses photos, bien sûr, toujours aussi émouvantes et parlantes, mais aussi ses textes, empreints de poésie et de tendresse, qui révèlent un vrai talent d’écriture. Dorothy a pris le temps, celui de comprendre, d’écouter, elle a su se faire accepter au sein de cette famille, s’y faire aimer, avec la simplicité et l’honnêteté qui la caractérise. En refermant « Django », on a le sentiment d’avoir pris une belle leçon de vie… Django du voyage de Dorothy Shoes, Éditions du Rouergue, 2011 / 27€

 

Louis de Gouyon Matignon est tombé amoureux de la culture du peuple Manouche et de son âme, en premier lieu pour son amour pour leur musique et les accords magiques du grand Django. Il a rencontré cette communauté, s’est immergé auprès de ses membres et a même appris le romani qu’il parle désormais couramment. Ce jeune surdoué de 24 ans a même déjà rédigé plusieurs ouvrages à leur sujet et est considéré comme leur porte-parole par son engagement politique pour leur cause. Dans « Testament Manouche », il nous offre un tour d’horizon de l’histoire de ce peuple qui a subi tant de persécutions… Dès le 15ème siècle, tous les « Bohémiens » mâles sont condamnés aux galères à perpétuité, leurs femmes rasées et leurs enfants internés dans des hospices… Au 19ème siècle, ils subissent une déportation massive vers la Louisiane. Quant au siècle dernier, ils furent fichés par arrêté ministériel ce qui facilita leur déportation vers l’Allemagne nazie et l’internement dans des camps français où beaucoup périrent… Une histoire bien chargée qui explique aujourd’hui les difficultés de ces « éternels étrangers de l’intérieur » à préserver leur culture que les jeunes délaissent de plus en plus : la langue romani n’est plus parlée depuis deux générations, la sédentarisation s’accélère et même s’ils sont attachés à leur appartenance à leur communauté, les jeunes aspirent à s’assimiler dans la « normalité ». Ce bel ouvrage est un signal d’alarme pour la sauvegarde de cette culture différente, de son identité, de notre humanité…Testament Manouche de Louis de Gouyon Matignon et Benjamin Hoffman, Éditions de Juillet, 2016 / 37€

 

Cet ouvrage est le fruit d’une collaboration entre les éditions FLBLB, et un centre social d’Angoulême (Les Alliers) qui travaille avec les enfants du voyage. Le projet : réaliser huit petites histoires scénarisées et dessinées à tour de rôle par des auteurs de BD et des enfants nomades, sous différentes formes : dessins, bandes dessinées et même roman photos…Le résultat est étonnant et fait preuve d’un dynamisme et d’une imagination incroyables ! L’univers des enfants, que ce soit dans le texte ou l’illustration reflète leur culture et leur mode de vie, encadrés par des adultes à leur écoute qui ont joué le jeu avec talent. Vous y découvrirez un petit garçon la tête dans les nuages qui  sauvera la terre d’une énorme catastrophe, les trois p’tits niglés (hérissons) qui nous font le remake des trois petits cochons mais avec un renard, une forêt immobile depuis que le vent a été puni pour avoir cassé une branche du grand arbre, des braqueurs idiots et un facteur kangourou, un conte tzigane où un jeune homme tombe amoureux d’une jeune fille changée en poule noire par un mauvais sort, des enfants transformés en escargots par une sorcière, deux enfants perdus dans la forêt qui comptent sur leur cheval pour les ramener dans leur village et des sœurs jumelles amoureuses d’un même garçon ! Voilà le pitch de ces huit histoires pleines d’humour et de peps, de naïveté et de fraîcheur ! Un bel échange enrichissant et respectueux !  Magic Manouches  (Collectif), Éditions FLBLB, 2015 / 12€

 

Mont-de Marsan, 2010. Une simple voie cabossée, l’allée Django Reinhardt, mène au « camp rond » où vivent des familles de gitans, pour certains, comme Marie, depuis plusieurs générations. Situé dans une zone A, personne ne devrait vivre dans cet endroit, survolé à longueur de journée (20 000 mouvements par an…) par les avions militaires dont la base est à proximité du camp. En plus des nuisances sonores, le camp et ses habitants sont soumis aux arrosages de kérosène émis par les avions, ce qui provoque bien évidemment des problèmes évidents de santé… Le maire vient de vendre le terrain à l’armée pour un euro symbolique et désire reloger « convenablement » les gitans dans un lotissement qu’il fait bâtir pour eux… Mais la colère gronde chez ses administrés qui ne veulent pas cohabiter avec ces « gens du voyage » (sédentarisés depuis pourtant fort longtemps ») qui, eux-mêmes, n’’ont aucune envie de quitter leur terrain et leurs racines pour habiter dans des maisons de gadjos… Sous forme de docu-BD, Alain Bujak et Pierre Macola ont réalisé un formidable reportage sur les traditions, les conditions de vie et les difficultés d’intégration des gitans (à double sens, sans prosélytisme), à travers ce fait divers (la procédure a duré six ans) totalement représentatif de la réalité d’une culture en voie de disparition. Cet ouvrage, d’une totale sincérité, alterne portraits et entretiens dessinés en tons sépia, et photographies en noir et blanc qui reflètent la dignité de ces hommes, femmes ou enfants mis au ban de la société par la peur et l’ignorance, alimentées de clichés à la vie dure… Le résultat de leur travail, d’une beauté sidérante et d’un profond humanisme, amène à une réflexion de fond sur ce sujet qu’ils ont traité avec empathie et total respect. Kérosène d’Alain Bujak et Piero Macola, Futuropolis, 2017 / 21€

 

Quelques films incontournables !

 

Bande son !

Rona HartnerAälma DiliUnderscore Orkestra / Bernard Orchestar / Ziveli Orkestar / Koza Mostra / Tram des Balkans / Goran Bregovic…  Et bien d’autres  !!!

 

Christine Le Garrec

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