Novembre au théâtre des Sept Collines : demandez le programme !!!

Danse, musique, théâtre … La programmation de novembre du théâtre des Sept Collines offre une belle diversité ! « Vers un protocole de conversation ?  » nous interrogera en paroles et langage corporel,  la troupe de « Rumeur et petits jours » grippera les rouages de notre société matérialiste, Fidel Fourneyron nous embarquera en musique dans des rythmes cubains endiablés, nous réfléchirons à nos rapports avec la terre avec « France profonde »,  David Geselson et Laure Mathis nous joueront la partition frémissante d’un amour absolu, et , pour conclure,  avec le spectacle « We love arabs », Hillel Kogan et Adi Boutrous feront voler en éclats les préjugés avec humour et efficacité ! Bons spectacles à toutes et à tous !

 

 

jeudi 9 novembre à 20h30 / Danse / Durée : 55 mn /Vers un protocole de conversation ? / Georges Appaix – compagnie La Liseuse

C’est de la danse, c’est du théâtre, c’est une conversation délicieuse entre les deux. Un homme parle et une femme danse, ça pourrait être le contraire.
Chacun s’adresse à l’autre dans son propre langage, ils se répondent. Il la regarde danser, curieux, ingénu. On dirait qu’il parle ce qu’elle danse, ou bien qu’il imagine ce qu’elle pense. Il veut qu’elle parle et reste là, mais non, elle a déjà bougé. Il la bombarde de questions auxquelles elle répond en mouvement. Ils se cherchent avec gourmandise, comme des enfants joueurs, comme des amants, peut-être. Ils s’accordent, se désaccordent un instant et recommencent pour s’approcher encore. Il y a peu à peu des règles, dans une grammaire un peu folle née du désir de s’entendre et d’en jouer. Règles que chacun s’emploie avec malice à déborder dans une euphorie communicative, orchestrée par la très grande fantaisie du travail littéraire, chorégraphique et musical de Georges Appaix. Ce spectacle rare et précieux vous installe un sourire au bord des lèvres qui ne vous quittera plus. Charmant, délicat, drôle et poétique, euphorisant !

conception, mise en scène, chorégraphie et textes de Georges Appaix (avec la participation des interprètes) / avec Mélanie Venino, Alessandro Bernardeschi et Georges Appaix / Musiques Eric Petit, Ray Charles & Betty Carter, Vincenzo Bellini, Johann Sebastian Bach, Creedence Clearwater Revival, Oum Kalthoum, Candida & Floricelda Faez, Johannes Brahms, Alexandre Desplat, Giovana Marini, Bob Dylan…

 

 

Vendredi 17 novembre à 20h30 / Théâtre / durée 1H40 / Rumeur et petits jours / Raoul collectif

Après « Le Signal du promeneur », le raoul collectif poursuit sa réflexion autour des relations entre l’individu et la communauté. Le spectateur est ici le public d’une émission radio. Dans une atmosphère enfumée très 70’s, un groupe de chroniqueurs se réunit autour d’un projet commun : dénicher de la beauté. À l’heure de la 347ème émission, ce projet est-il devenu trop désuet au regard du monde qui les entoure ? Il est en tout cas mis à mal d’entrée de jeu par l’annonce d’une décision venue d’en haut… La cohésion et l’idéal du groupe, et à travers à lui le langage et les idées, sont alors mis à rude épreuve. Restent aux chroniqueurs leur liberté de ton et la mise en mouvement d’une pensée chorale pour espérer déconstruire ce qui les contraint, et y résister coûte que coûte. Fidèle à sa mise en scène inventive construite à partir du plateau, le raoul nous propose un spectacle à la fois fertile et ludique, visuel et libératoire. La pièce s’attaque, en creux, aux dérives de notre société rationnelle et matérialiste. Et cette création d’envoyer une pelletée de grains de sable dans la mécanique du monde contemporain, entre conformisme et pensée dominante.

(De et par Le Raoul Collectif avec Romain David, Jérôme De Falloise, David Murgia, Benoît Piret et Jean-Baptiste Szézot)

 

 

Lundi 20 novembre à 20h30 / Musique / durée 1H15 / Que vola ? / Fidel Fourneyron

Qu’évoquent les rites yorubas à des jeunes musiciens français et cubains du 21ème siècle ? Quels éclairages inédits pourront-ils offrir sur leurs traditions musicales respectives ? Faire se rencontrer ces deux cultures, construire une musique dépassant les clichés et les a priori européens actuels sur la musique afro cubaine et plus particulièrement la rumba : voilà l’enjeu proposé par ce projet donnant lieu à une rencontre inédite. Fidel Fourneyron est un musicien reconnu sur la scène jazz hexagonale. Découvert notamment aux cotés de Marc Ducret ou dans l’ensemble radiation 10, il est actuellement le tromboniste de l’Orchestre national de Jazz d’Olivier Benoit. Son trio Un Poco Loco , lauréat Jazz migrations 2016, donnera plus de 25 concerts en 2016. en 2013, il se rend à Cuba où il fait une rencontre très marquante avec un style musical peu connu en France, la rumba, et travaille avec quelques-uns de ses meilleurs représentants. Il s’agit de l’orchestre Osain del Monte, une formation de la Havane, composée de musiciens jeunes, incroyablement doués et virtuoses, mais également extrêmement ouverts sur d’autres formes musicales, et avides de rencontres. Son leader, Adonis Panter Calderon, est l’ancien directeur musical du groupe mythique Yoruba Andabo. Fidel retourne par deux fois à La Havane pour étudier ce style musical, travaille les percussions avec ces musiciens. Il est également invité à jouer avec Osain del Monte lors de plusieurs concerts dans des clubs à La Havane. En mars 2015, au retour de son troisième séjour, il parle à Xavier Lemettre, directeur du festival Banlieues Bleues, de son envie de faire se rencontrer un septet de jazzmen et improvisateurs français et un trio de rumberos de la Havane. Le projet voit enfin le jour sur la saison 2017.

percussions, chant, co-direction Adonis Panter Calderon (Cuba) / percussions Barbaro Crespo Richard (Cuba), Ramon Tamayo Martinez (Cuba) / trombone, direction musicale Fidel Fourneyron (France) / trompette Aymeric Avice (France) / saxophone tenor, clarinette Hugues Mayot (France) / saxophone alto, baryton Benjamin Dousteyssier (France) / Fender rhodes Bruno Ruder (France) / contrebasse, co-direction Thibaud Soulas (France) /  batterie Elie Duris (France)

 

 

Mercredi 22 novembre à 20h30 / Théâtre / durée 1H45 / France profonde, La Grosse Situation / maison du Pôle Bois (CCI de Tulle – Puy Pinçon – avenue dr Schweitzer, 19000 Tulle

Quels liens entretenons-nous avec la terre ? Qu’est-ce qui se joue sur une parcelle agricole en France ? «À la fois surface et profondeur, endroit de profit ou de résistance, objet de convoitise ou de désertification, la terre est sujette à bien des relations humaines. Il est dit que tous les 7 ans, il y a l’équivalent de la surface d’un département français en terres agricoles qui disparaît sous le bitume de l’urbanisation. Les bourgs se vident et les terres se remplissent de ZAC et de pavillons de lotissements. La pression du foncier est telle que des jeunes agriculteurs ont du mal à s’installer, sans parler des difficultés supplémentaires que rencontrent ceux qui sont hors cadres familiaux… L’agriculture devient hors sol et nous plantons nos maisons sur des terres arables. Mais quelle valeur a donc un lopin de terre ? Nous avons choisi le titre « France Profonde » pour nous emparer de notre sujet car cela ne parlera pas seulement d’agriculture. Cette expression entraîne toujours des réactions contradictoires instantanées : « La France profonde ? Oui c’est ici » et en même temps « ah non c’est là-bas ». Base arrière du renouveau ou pays des arriérés ?! Qu’on perçoive la terre comme un bien familial ou comme un lieu de passage, la nature des liens affectifs peut être radicalement opposée. C’est cela que nous voulons creuser, loin de la question identitaire, afin d’avoir une vision complexe et fine de nos attaches à celle qui nous supporte.»La Grosse situation. (Avec Alice Fahrenkrug, Bénédicte Chevallereau, Clovis Chatelain)

La Grosse Situation rassemble trois comédiennes, auteurs, metteuses en scène, escaladeuses, botanistes, raconteuses d’histoires, chanteuses d’occasion, bricoleuses du quotidien, exploratrices curieuses. elles ont passé un pacte de camaraderie lors de la création de la « Conserverie de Vieux » en 2008. depuis, elles usent des mises en situation pour ancrer le théâtre dans le réel. A la recherche des frottements entre les mondes, les points de vue, les strates, leur travail d’écriture se nourrit de leur curiosité des gens. elles ont présenté la saison dernière «Voyage extraordinaire» au théâtre de Tulle

 

 

Lundi 27 novembre à 18h30 et 21h / Théâtre / durée 1H15 / Doreen / David Geselson – compagnie Lieux-Dits

Un amour absolu entre André Gorz, journaliste et essayiste, compagnon de route de Sartre, penseur de l’écologie politique, et sa compagne Doreen Keir, qui va les conduire à mettre fin à leurs jours ensemble, plutôt que rester l’un sans l’autre. Histoire d’un amour, c’est le sous-titre de la magnifique Lettre à D., écrite en 2006 par André Gorz à Doreen, avec laquelle il partageait sa vie depuis 58 ans. La lettre nourrit l’écriture de David Geselson qui l’a finement croisée de fiction pour restituer le dialogue de cet amour-là. Nous sommes invités dans le salon de Doreen et d’André. Nous les écoutons, de l’intérieur, dans l’intimité juste de leur conversation, histoire de vie et d’amour, entre anecdotes, disputes intellectuelles et amoureuses, souvenirs de travail, de rencontres… Un dialogue comme un socle de vie. Les deux comédiens, David Geselson et Laure Mathis, excellent dans un jeu d’une absolue finesse, vibrant, délicat, en évitant tout sentimentalisme. Ce spectacle, comme un cadeau rare et régénérant a reçu le prix de la Meilleure création en langue française 2017 du Syndicat de la Critique.

 

 

Jeudi 30 novembre à 20h30 / Danse / Durée 55 minutes / We love arabs / Hillel Kogan

We love Arabs est l’histoire drolatique d’un chorégraphe israélien qui choisit un danseur arabe pour créer une pièce porteuse d’un message de coexistence et de paix. Une entreprise (réussie) de démolition du mur des préjugés et une dissection des comportements ordinaires exécutée avec humour et subtilité. Le spectacle s’ouvre sur la silhouette d’un homme seul baigné d’ombres et de lumières. C’est Kogan lui-même. Il se tient sur une jambe, les yeux perdus dans le vague dans une attitude méditative. nous ignorons s’il incarne un professeur qui s’adresserait à une classe imaginaire, un conférencier parlant des esthétiques de la danse ou un artiste qui, égaré dans la forêt des dogmes et des jargons de son art, laisse libre cours à son inconscient tout en s’essayant à des mouvements chorégraphiques. Kogan a besoin d’un danseur Arabe… entre alors en scène Adi Boutrous. Au fil d’une parodie décapante des clichés chorégraphiques et des stéréotypes ethniques, Kogan, dans le rôle du créateur auto-glorifié, se trouve piégé par ces mêmes idées fausses qu’il prétend combattre. Jubilatoire, intelligent et humaniste… une pièce tout en finesse et drôleries.

Texte et chorégraphie Hillel Kogan / interprètes : Adi Boutrous, Hillel Kogan

 

Vous trouverez tous les renseignements pratiques et les tarifs sur le site du théâtre des 7 Collines (http://septcollines.com/) ! Pensez à réserver vos places suffisamment tôt !

 

Christine Le Garrec

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

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