L’empreinte en mouvement : la prog de Décembre !

Décembre chérit les enfants, pourrait-on dire, en consultant la programmation de L’Empreinte qui leur est dédiée. Débat, musique et danse s’ouvrent également aux autres publics pour que nous ne soyons pas uniquement spectateurs mais aussi dans le faire collectif.

 

 

Le 1er décembre à 19 h / Rêver : En quoi sommes-nous prêts à croire ? / Apéro-conversation avec Thierry Paquot/ Autour d’un verre, discussion pensée et animée par Barbara Métais-Chastanier/ Théâtre de Brive / Entrée libre et gratuite /Réservation conseillée.

 

Imaginée en dialogue avec la programmation de plusieurs spectacles présentés cette saison – notamment Les Démons mis en scène par Sylvain Creuzevault et Nous qui habitons vos ruines mis en scène par Marie Lamachère, cette rencontre avec Thierry Paquot nous lancera sur les traces des rêves, des désirs et des croyances. Intitulée Rêver : En quoi sommes-nous prêts à croire ?, ce débat nous fera cheminer en compagnie d’un philosophe curieux du monde d’aujourd’hui et de ce qui l’anime. Professeur des universités à l’Institut d’urbanisme de Paris, il est l’un des rares philosophes à s’être autant intéressé à la ville et à ce qu’elle nous fait. Sa route a aussi souvent croisé celle de l’utopie, des braconniers du possible et des grands rêveurs en tout genre. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages, il a notamment publié Habiter l’Utopie (2004), Ivan Illich, l’alchimiste des possibles (2016), des Lettres à Thomas More sur son Utopie (et celles qui nous manquent) (2016) et plus récemment Utopies et utopistes (2018). En sa compagnie, nous chercherons à saisir plus précisément comment les villes d’aujourd’hui ou de demain portent l’utopie de nouvelles façons de vivre et d’habiter.

 

 

Du 3 au 7 décembre / Goupil / Les compagnons de Pierre Ménard / Musique, Théâtre / A partir de 6 ans / 50 min / Théâtre de Tulle / tarifs de 7 à 14 €.

 

Goupil maîtrise l’art de la duperie et berne aussi bien marchands que bêtes. Sa cible préférée est son oncle, le loup Ysengrin, fort mais crédule… Goupil est tiré du Roman de Renart, dont les célèbres aventures sont connues de plusieurs générations d’enfants. La savoureuse et belle adaptation des Compagnons de Pierre Ménard en propose une version inédite, dans laquelle les récits s’incarnent au travers des mots d’un conteur-vociférateur, de la musique d’un violoncelliste-bruiteur et des gestes/corps de deux comédiennes qui mêlent avec brio et finesse la langue des signes à leur gestuelle de mime. Cette fascinante interprétation met tous les sens en éveil, aux aguets des rebondissements joyeux des fables qui se déploient, alertes et malicieuses.

 

 

 

Le 7 décembre à 20H30 / Peplum / Fantazio & Théo Ceccaldi / Musique / Théâtre de Tulle.

 

Prenez deux artistes funambules : Fantazio, aventurier inclassable, contrebassiste raconteur d’histoires, et Théo Ceccaldi, violoniste virtuose et vibrionnant. Mélangez, secouez, et voici Péplum !  Entourés des non moins talentueux Valentin Ceccaldi (violoncelle), Roberto Negro (piano), Antonin Tri-Hoang (sax alto, clarinette) et Benjamin Flament (batterie), les deux artistes donnent à voir et à entendre toute la (dé)mesure de leur extravagance poétique, voire surréaliste. Emportés par le timbre si singulier de Fantazio, nous suivons ainsi les aventures improbables de la mère de Godzilla au pays de Gulliver, au fil d’univers musicaux contrastés, entre ritournelle à la Kurt Weill, berceuse de Jiminy Cricket, ballade pour crooner rockabilly, chanson à la Nancy Sinatra… Nous voici toutes voiles dehors, embarqués vers des contrées poétiques délirantes. Péplum, c’est bien plus qu’un cinéma. C’est joyeusement contagieux et enthousiasmant !

 

 

 

Le 8 décembre à 19H  / Scènes improbables / Arts croisés – Rencontre /  Théâtre de Brive.

 

Une scène ouverte, habituellement, est l’occasion pour les artistes de monter sur les planches pour montrer ce qu’ils savent faire, et l’occasion pour le public de découvrir de nouveaux talents. Mais nous, on a voulu aller plus loin, on a voulu que ce soit encore plus de rencontres ; alors on a imaginé que les artistes, en plus de pousser leur chansonnette, de ferrailler leur biniou ou d’entonner leur gaudriole, et bien, les artistes, ils allaient passer une journée ensemble, à mélanger ensemble, à s’imbriquer les uns les autres, comme une journée de création, comme si qu’on fabriquait un vrai spectacle avec des morceaux de ce qu’on est chacun, et tout ça, en une journée. Voilà donc le concept. Alléchant, non ? Artistes amateurs, contactez-nous ! infos et inscriptions : Mélissa Trouillard melissa.trouillard@sn-lempreinte.fr  (05 55 26 99 24)

 

 

 

Du 9 au 12 décembre à 17 H / Nous qui habitons vos ruines / Barbara Métais-Chastanier / Marie Lamachère / Interstices /  Théâtre / Allassac, Théâtre de la Grange à Brive, Terrasson, Egletons

 

Antoine vit à Paris. Il a tout pour réussir : heureux en couple, il achèvera bientôt une thèse en philosophie politique sur Charles Fourier. Et pourtant, un jour, le masque craque. Il achète un camion, quitte Vincent, arrête sa thèse. Et prend la route pour la France du vide. Celle des invisibles. Ce road-trip vers l’inconnu va l’amener, de rencontres en hasards, à repenser son mode de vie, ses idéaux… Au départ, une utopie. Celle de Charles Fourier, penseur, rêveur, philanthrope des XVIIIe et XIXe siècles animé par la quête du bonheur, un bonheur collectif fait de libertés individuelles. Comme Antoine, son personnage, Marie Lamachère et son équipe se sont immergées dans ses écrits, puisant leur inspiration dans cette idée d’un autre monde possible. Des bribes de témoignages, d’images vidéo, de textes, inspirent l’univers auquel se confronte Antoine… Portée par l’écriture incisive de l’autrice et dramaturge Barbara Métais-Chastanier, la fiction se fait tour à tour poétique et philosophique. Une ode à la pluralité.

 

 

 

Le 11 décembre à 20h30 / L’éveil du printemps / Les chiens Andalous / Marion Conejero / Théâtre / Durée 1h30 / Théâtre de Tulle.

 

L’Éveil du printemps est une œuvre satirique. Une tragédie enfantine écrite en 1891 par Frank Wedekind, à l’âge de 26 ans. Une pièce sur la jeunesse, dans cet espace de mal-être où l’on quitte l’enfance pour entrer dans l’âge adulte. L’adolescence et ses métamorphoses. L’éveil brutal du désir, la confrontation et l’incompréhension du monde « des grandes personnes ». Si plus d’un siècle nous séparent de cette œuvre, les thèmes qu’elle aborde restent pleinement d’actualité. Marion Conejero et sa compagnie Les Chiens andalous recontextualisent cette pièce commentée par Freud lors de sa création et préfacée par Lacan quelques décennies plus tard, et la nourrissent de musique (Fauve, Zerkalâ, Pergolèse) et de textes poétiques (Genet, Baudelaire, Miron). À travers un fait réel relaté par sept lycéens, la question du « Pourquoi ? » résonne. Pourquoi fuir ? se shooter ? voler ? tabasser ? violer ? tuer ? se tuer  ? « C’est ma propre jeunesse, celle de mes comédiens, de mes amis, de tous ces jeunes que je ne connais pas mais qui nous ressemblent, que je veux exprimer. C’est ce cri poussé par Wedekind pour exprimer la difficulté de vivre d’une génération opprimée par la morale d’une société étriquée. » Marion Conejero

 

 

 

Le 13 décembre à 20 h 30 et le 14 décembre à 19 h / Allegria /Kader Attou / CCN La Rochelle / Cie Accrorap / Danse / A partir de 10 ans / Durée 1h10 / Théâtre de Brive.

 

Avec cette nouvelle création, Kader Attou renoue avec un univers chorégraphique qui a fait son succès. Dix ans après Petites histoires.com, il revient sur son histoire personnelle en s’inspirant de l’univers de la bande dessinée et du cinéma. Entouré de complices, mais aussi de nouveaux danseurs réunis pour leur qualité d’interprétation et leur virtuosité, il nous entraîne dans une traversée onirique du monde qui nous entoure. Parler du monde en le rêvant, c’est sa façon à lui de le refaire. De cette humanité dansante dont il s’est fait le poète, Kader Attou signe une danse de son temps dont la rencontre, l’échange et le partage constituent les moteurs et les sources créatrices. De manière touchante et drôle, jouant avec l’absurde, il sème avec mélancolie l’illusion, faisant appel à notre part d’enfance. Une pièce joyeuse et tendre, comme un poème dansé adressé à la vie !

 

 

 

Le 15 décembre à 12H / J’adore / L’Atelier du Samedi Bien / Danse – Théâtre Ouvert / Durée 1 heure / Théâtre de Brive / Entrée libre et gratuite.

 

L’atelier danse contemporaine animé par Marie Artaud / association movimentum s’adresse aux adultes débutants ou initiés mais surtout…aux débutants ! Il se déroule tous les samedis matins au gymnase Paul de Salvandy à Brive de 11h15 à 12h45 pour le cours, et si on souhaite prolonger l’aventure, de 12h45 à 13h30 pour l’atelier chorégraphique. “Tout le monde sait danser!”, c’est le principe de base de cet atelier. Une fois le corps préparé et échauffé, à partir d’une marche, un geste, un rythme, découvrir que ça pulse à l’intérieur de soi et que ce pulse devient un mouvement qui se lance, qui s’élance, se déploie, bref, un mouvement qui danse. Ajoutez à cela une ambiance électro, rock, classique, pop, funk ou dub, et vous aurez les ingrédients de cet atelier de danse contemporaine, appelé aussi “L’atelier du Samedi Bien”.  Le samedi 15 décembre 2018, les danseurs de L’atelier du Samedi Bien présentent “J’adore”, une chorégraphie en format poche. Si vous aimez les surprises, venez ouvrir votre pochette! Rendez-vous entre midi et treize heures au rez-de-chaussée du théâtre de Brive, la pochette s’ouvrira plusieurs fois…

 

 

Le 16 décembre à 16H / Concert hommage à Albert Hamann / En partenariat avec La Cité  de l’Accordéon / Musique / Durée 1h30 / Théâtre de Tulle.

 

Le Tulliste Albert Hamann nous a prouvé tout au long de sa carrière, comme l’a fait Astor Piazzolla, que le tango, comme le jazz, est universel, mais aussi combien il lui était essentiel de conjuguer musique et amitié. Multi-instrumentiste (trombone, piano, guitare, flûte), c’est au bandonéon, appris en autodidacte, qu’il composa ses plus grands succès. Avec diverses formations, en duo avec le guitariste Eric Franceries, en trio, avec le quintet Hamann puis avec le quintet Tanguedilla, sa force créatrice laisse de nombreuses œuvres personnelles ou arrangées. Il écrivit aussi des musiques de scène et joua en soliste pour de nombreux orchestres en sillonnant la planète. Sa famille, ses amis, ses anciens élèves vous proposent, le temps d’un concert, un parcours dans ce passionnant répertoire à (re)découvrir.

 

 

Le 18 décembre à 20h30 / Berlioz, la musique et l’amour : les deux ailes de l’âme / Le Concert impromptu / En partenariat avec les Concerts du Cloître / Musique / Durée 1h20 / Théâtre de Tulle.

 

Fidèle à la guitare et au fifre de son enfance, Berlioz aimait tendrement la flûte, le hautbois, la clarinette, le cor et le basson, dont il disait : « Les instruments à vent ont dû passer dans les glycines, ils sont si mauves… » Le Concert impromptu, en compagnie du pianiste Bruno Belthoise et de la soprano Capucine Keller, imagine ce beau programme en écho aux passions furieuses, mélancolies et autres tourments de l’âme amoureuse célébrés par la musique de ce grand compositeur, dont on commémore en 2019 les 150 ans de la disparition. La richesse de la palette orchestrale de la flûte, du hautbois, de la clarinette, du cor et du basson est ici rehaussée par la voix et le piano. « Laquelle des deux puissances peut élever l’homme aux plus sublimes hauteurs, l’amour ou la musique ? L’amour ne peut pas donner une idée de la musique, la musique peut en donner une de l’amour… Pourquoi séparer l’un de l’autre ? Ce sont les deux ailes de l’âme. »

 

 

Du 20  au 22 décembre / 20h30 (21 décembre à 19h) / Centaures, quand nous étions enfants / Théâtre du Centaure / Théâtre équestre / A partir de 8 ans / Durée 50 min / Théâtre de Brive.

 

La véritable histoire de Camille et Manolo, fondateurs du Théâtre du Centaure, célèbre compagnie de théâtre équestre. Quels enfants étaient-ils ? Quels adolescents ? Comment s’aimer quand on a choisi la vie avec les bêtes, et qu’on ne les considère plus comme des bêtes mais comme des morceaux de soi ? Sur la scène surgiront deux centaures, Manolo-Idra et Camille-Gaïa, deux créatures de théâtre, captées dans une proximité rare, pour habiter un texte écrit sur mesure par Fabrice Melquiot. Raconter l’histoire de Camille et Manolo, c’est aussi questionner nos propres convictions. En quoi sommes-nous prêts à croire ? Les Centaures existent. La preuve !

 

 

 

Quelques infos pratiques !

 

Théâtre de Brive, Place Aristide Briand 19100 Brive
Théâtre de Tulle, 8, quai de la République 19100 Tulle

Tél. : 05.55.86.01.10 / Mail : contact@sn-lempreinte.fr

La billetterie du Théâtre : Tél : 05.55.22.15.22 / Mail : billetterie@sn-lempreinte.fr

Pour acheter vos billets directement sur le site, cliquez ici ! (Tarifs de 7 à 21 €, sauf mention spéciale)

Pour vous abonner directement sur le site, cliquez ici !

 

Swaz

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *