Du 24 janvier au 2 février, toute la prog du festival « Du bleu en hiver » !

Nouvelle et 14ème édition du festival de jazz « Du bleu en hiver » complétement remodelée pour l’occasion. On avait pris l’habitude de flâner au gré des concerts entre le théâtre, la salle Latreille et des lendemains qui chantent à Tulle pendant trois jours successifs. Cette année, les organisateurs de ce superbe évènement ont décidé d’élargir leur champ d’action et d’embarquer les festivaliers sur plus d’une semaine de live jazzy sur de nouveaux lieux de diffusions (Brive, Boulazac). Certes nos petites habitudes vont en prendre un coup, mais la programmation est encore une fois exceptionnelle et plus c’est long, plus c’est bon !

EDITO : Dominique GRADOR – Présidente de l’association Du Bleu en Hiver

Le festival de Jazz du Bleu en Hiver suit la ligne de vie de l’Empreinte de Tulle à Brive, de la rive de la Corrèze à celle de la Vézère. Il embarque avec tous ses partenaires, ceux des Lendemains qui Chantent, du Maxiphone et de la Ligue de l’Enseignement. Grive La Braillarde monte dans le bateau. Chacun avec sa sensibilité musicale, avec sa façon de créer, d’accueillir, de diffuser la musique. Le Bleu n’aime pas le dogmatisme des genres et des frontières. Alors pensez donc, franchir le tunnel de Bonnel, ça lui va bien ! Et pour être à la hauteur de la nouvelle géographie des confluences culturelles, il convoque les victoires du Jazz, Fidel Fourneyron, Emile Parisien, Thomas de Pourquery, Roberto Negro et bien d’autres jeunes talents, tant le goût de s’aventurer dans les genres musicaux les plus variés pour le plaisir de la découverte et de l’émotion, est dans les gênes du Festival. 14 spectacles « payants » et autant de gratuits dans les lieux divers et un pass à 45 € pour ne rien perdre de la programmation belle et multiple qui s’étale aussi dans le temps, du 24 janvier au 2 février. Un grand merci aux mains artisanes qui, toute l’année, construisent le Festival, aux partenaires publics et privés qui le soutiennent et aux musiciens qui nous enchantent.

Chaque édition du festival permet de multiplier des actions culturelles et d’éducation artistique. Les artistes vont à la rencontre des publics de tous horizons, dans le cadre scolaire, ou d’une pratique artistique.

Kristof Hiriart et Vianney Desplantes avec l’IME de Sainte Fortunade et le collège de Lubersac

Depuis septembre et une fois par mois jusqu’au festival, Kristof Hiriart et Vianney Desplantes de l’Organik Orkeztra se sont rendus à l’IME de Sainte Fortunade et au collège de Lubersac. Au programme, rencontre musicale avec deux classes, expérimentation sonore autour des percussions et des cuivres, apprentissage de l’écoute et du jeu en groupe… Un travail au long cours et un résultat bluffant à découvrir en concert le mardi 29 janvier à Tulle !

Thomas Fossaert avec le Conservatoire à Rayonnement Départemental de Tulle

Thomas Fossaert, saxophoniste et musicien de Fossaert Brothers a composé une œuvre originale pour la classe de saxophone du Conservatoire à Rayonnement Départemental de Tulle. Dix élèves de la classe de William Brandy participent à cette création, du saxophone Soprano au saxophone Baryton, et vous proposent d’assister à leur concert le vendredi 25 janvier à 18h, salle Latreille à Tulle.

Ikui Doki – Tapami Taka en séance scolaire

Avec « Tapami Taka », Ikui Doki s’adresse aux enfants dans un spectacle insolite et drôle où se mêlent compositions originales, improvisations, situations cocasses, chorégraphies et projections. Un accès à la musique plein de fantaisie ! Mercredi 30 janvier à 10h – L’empreinte – Théâtre de Tulle

Du 19 janvier au 23 février 2019 – Exposition « Variation » de Gwennaëlle Disclyn – Vernissage le samedi 19 janvier à 12h à la Cour des Arts (Renseignements : 05 44 40 97 37 – www.lacourdesarts.org )

Gwennaëlle Disclyn est née à Paris en 1984. Elle vit et travaille à Brive-la-Gaillarde. Bercée par les arts dès son plus jeune âge, elle exprime le besoin de partager son imaginaire par la peinture. En 2017, elle décide de se consacrer exclusivement à la peinture. Elle utilise plusieurs techniques, différentes brosses, couteaux… et façonne également des outils adaptés à certaines de ses créations. Le travail des couleurs, issues tantôt d’une gamme froide tantôt d’une gamme chaude, privilégie toujours la recherche des émotions. Créer est pour elle une façon de se lier à la nature. Sensible à la beauté de l’océan, au silence des abysses, à l’intensité d’un orage, à la puissance d’un volcan, elle nous invite à travers ses peintures à voyager et pousser les portes de notre monde intérieur. La pratique de la musique lui a permis de composer ses toiles en travaillant les nuances, le rythme et l’harmonie. Elle présente dans la vitrine expérimentale de Tulle « Variation ». A travers cette installation, elle a souhaité retranscrire une partition musicale soulignée par la présence du passage de l’eau dans la ville. Elle vous invite à l’improvisation en vous inspirant des mélodies du jazz du festival. Venez accrocher la note à la portée et créer vos variations.

Jeudi 24 janvier

18h – Inauguration du festival – salle Latreille – Tulle

21h00 – Organik Orkeztra  » Ritual  » – Genre : jazz grand format / création – L’empreinte – Théâtre de Tulle

L’Organik Orkeztra est une formation lumineuse née de la rencontre entre Kristof Hiriart, chanteur, compositeur basque, et Jérémie Ternoy, pianiste de jazz. Trio de cordes, quatuor d’instruments à vent, trio jazz, ensemble vocal… Ces douze musiciens singuliers constituent un orchestre aux couleurs timbales variées et aux prises de parole audacieuses. La voix est un de leurs points communs : chaque musicien est également chanteur. Des chants traditionnels basques au jazz  et ou aux musiques d’écriture classique, RITUAL est inspiré par les rituels et proposé comme tel. Générosité, délicatesse et liberté sont des mots qui prennent tout leur sens en cohabitant dans cet ensemble véritablement extraordinaire.

Vendredi 25 janvier

12h30 – Trio Chèze, Chiffolo, Jouravsky – Genre : répertoire jazz – Salle Latreille – Tulle – Concert gratuit

Le JCC trio est la rencontre de trois musiciens d’univers différents. Alex Jouravsky au piano, François Chanut à la contrebasse vous feront découvrir un voyage Jazzistique inédit en compagnie du saxophoniste Thierry Chèze.

 21h00 – The Very Big Experimental Toubifri Orchestra – Genre : jazz sauvage / création – L’empreinte – Théâtre de Brive

Dix-huit musiciens, des filles et des gars talentueux issus de la jeune scène jazz et improvisée lyonnaise, forment un collectif puissant, beau, sauvage et, sur scène, totalement barré. Spectacle, acrobaties, cascades, pyrotechnie… Avec eux, tout est possible ! Parmi eux, pas moins de douze compositeurs pour signer ce nouveau répertoire, qui puise dans la musique concrète, le jazz, le rock, la pop, voire le hip-hop. Un son gros comme ça : deux batteries, un vibraphone, une bonne grosse dizaine de cuivres et de la guitare électrique, le tout marqué de percussions corporelles et d’impros collectives. Bref, la promesse d’un concert tonitruant et émouvant à la fois.

Samedi 26 janvier

11h00 – Antoine Mermet – Médiathèque Eric Rohmer – Tulle – Concert gratuit

Antoine Mermet joue un solo de voix (ou de bouche, il préfère) amplifiée. Tout y a sa place, de l’infime bruissement au paysage sonore gigantesque. C’est une expérience de la durée, de la solitude, à mi-chemin entre le concert et la performance, mais l’idée est bien de faire de la musique. Redécouvrez-le avec Le Very Big Experimental Toubifri Orchestra le vendredi 25 janvier et avec Chromb! samedi 2 février.

11h00 – Fossaert Brothers – L’Empreinte – Théâtre de Brive et 16h30 Centre Culturel Jean Jaurès – Brive – Concerts gratuits

Les Fossaert Brothers sont des troubadours du 22e siècle. Ils naviguent sur des univers variés qui offrent une musique vivante et conviviale. Concert dans la salle du piano, musique et dégustations de bons vins feront la paire.

12h30 – Un Poco Loco – Feelin’ Pretty – Genre : fantaisie jazz – Salle Latreille – Tulle – Concert gratuit

L’univers de Leonard Bernstein et de West Side Story mis à nu et revêtu de neuf par un trio de musiciens hors pair. Tony, Maria, les Jets et les Sharks, une partition prétexte aux jeux les plus fous ! À retrouver également le dimanche 27 janvier au Centre Raoul Dautry de Brive.

13h30 – Saxabourdon – Médiathèque – Brive – Concert gratuit

Saxabourdon, formation native de Poitiers,  utilise la matière sonore brute fournie par les saxophones et la voix, et la transforme pour dépeindre des paysages imaginaires, des immensités sauvages.

18h30 – Trio Vincent Courtois – Love of life – Genre : jazz entre les lignes – L’empreinte – Théâtre de Brive

 Ce trio sonne BEAU, à fleur de peau. L’écriture somptueuse assigne à l’un ou à l’autre, à l’un et les autres, des rôles tantôt de soliste, tantôt de duelliste, tantôt de garant du rythme, de la ligne mélodique. Des unissons magnifiques allègent à peine la tension permanente de ce qui se joue. Même le silence groove.

21h00 – Un Poco Loco – Ornithologie + Emile Parisien Quartet fête ses 10 ans ! – L’empreinte – Théâtre de Tulle

Un Poco Loco – Ornithologie

Un poco loco

Pour cette nouvelle création, le trio Un Poco revient à ses premières amours avec la musique de Charlie Parker. Les angles aigus, les ruptures abruptes et l’exubérante virtuosité du « Bird » apparaît comme le terrain de jeu idéal pour un nouvel opus. Le répertoire de Charlie Parker, ses solos mythiques, se prêtent à merveille à ce travail d’orfèvre sur l’orchestration et la narration, où l’on redécouvre des thèmes soigneusement choisis et abordés sous un angle inattendu mêlant respect et fantaisie.

Emile Parisien Quartet

À la tête de son fameux quartet, le saxophoniste aux multiples récompenses, Émile Parisien nous présente le répertoire de son nouvel album, Double Screening, avec comme toile de fond une réflexion amusée sur les dérives des nouvelles technologies de nos sociétés ultra-connectées.

Après le dernier concert, rendez-vous à la salle Latreille pour un bœuf ouvert à tous les musiciens, qu’ils soient programmés dans le festival ou non ! Le bar est ouvert pour une ambiance club de jazz !

Mardi 29 janvier

20h30 – Thomas de Pourquery, Supersonic – Sons of love – Genre : jazz flamboyant – L’Agora – Boulazac

Alors que je fais rarement des rêves de musique, une nuit j’ai rêvé de ce nouvel album. J’étais comme un petit oiseau miniature dans un immense hangar désaffecté à ciel ouvert. Je pouvais me balader au plus près des musiciens qui jouaient. Je pouvais toucher les clefs du saxophone, me poser sur une cymbale, et puis tout à coup sauter sur les touches du piano, ou faire du trampoline sur la corde grave de la basse, c’était fou ! Mais ce qui était encore plus fou, c’était le son et l’énergie de ce que j’entendais. Mais c’est quoi ce groupe ? Je réalisais en me réveillant que c’était mon groupe, Supersonic ! »

Mercredi 30 janvier

18h30 – Ikui Doki – Tapami Taka – Genre : chamboule tout musical – L’empreinte – Théâtre de Tulle

Avant le spectacle, dès 17h, rendez-vous à la salle Latreille pour un apéro en famille ! Le bon endroit pour retrouver les copains/copines autour d’un verre.

Un basson, une clarinette, un saxophone et une harpe : partant de cet instrumentarium atypique, le trio Ikui Doki invente une musique tout aussi originale, en éclairant son jazz des teintes  chatoyantes de la musique classique française. Avec Tapami Taka, Ikui Doki s’adresse aux enfants dans un spectacle insolite et drôle où se mêlent compositions originales, improvisations,  situations cocasses, chorégraphies et projections. Un accès à la musique plein de fantaisie !

Jeudi 31 janvier  

18h30 – Beat It – Des Lendemains Qui Chantent – Concert gratuit

Ce power trio empreinte le répertoire de Michael Jackson. La forme directe et tendue qu’impose l’exercice du trio sollicite l’engagement des musiciens. On oscille entre les mélodies parfaites et la débauche de rythmes. Les trois artistes se produisent régulièrement ensemble sur la scène Bordelaise. Ils se lancent sur une pente vertigineuse qui ne laisse aucun répit tout au long de leur set enchainant thèmes, improvisations et boucles rythmiques. Les ingrédients sont réunis pour un concert qui donne envie. Envie de danser, de bouger et d’écouter cette relecture des tubes du petit prince de la Pop. C’est intense, jubilatoire et débordant d’énergie.

21h00 – Post K – Genre : jazz New Orleans – Auditorium du Conservatoire de Brive

De Jelly Roll Morton à Louis Armstrong, Post K célèbre avec maestria le jazz de la Nouvelle-Orléans des années 20-30. Aussi brillants qu’éclectiques, trois prodiges de la scène jazz hexagonale y interprètent le répertoire des pianistes de « stride » (Art Tatum, Fats Waller, Earl Hines…) dont ils tirent des particularités de jeu qu’ils appliquent avec un regard contemporain dans l’écriture comme dans l’improvisation. Également influencé par le free jazz des années 60-70 et par la musique improvisée européenne, ce quartet délivre une musique populaire, à la fois riche et savamment déstructurée, à l’image des premiers enregistrements de jazz.

Vendredi 1er février

12h30 – Roberto Negro + Marcel Balboné – Genre : racines d’Afrique – Salle Latreille – Tulle – Concert gratuit

La rencontre entre un troubadour de Ouagadougou et un compositeur italien qui a grandi à Kinshasa… C’est le duo proposé par Roberto Negro, pianiste, compositeur et improvisateur, tout auréolé de sa récente Victoire de la musique, aux multiples collaborations interdisciplinaires et Marcel Balboné, batteur, chanteur et troubadour burkinabais.

18h30 – Three Days of Forest – Genre : jazz en émotions – L’empreinte – Théâtre de Brive

Une association singulière, voix/alto/batterie : ce beau trio, lauréat Jazz Migration, a le goût de fureter dans les genres musicaux les plus divers pour chiner la rareté et l’émotion. Leur création s’inspire de la lecture d’autrices afro-américaines comme Rita Dove et Gwendolyn Brooks, figures essentielles d’une poésie protestataire et musicale, ode à toutes les libertés. Un répertoire sous forme de protest song électrique, onirique et hallucinée. La musique vole d’un possible chant de manifestants au free jazz, d’une chanson comptine à une frénésie de transe.

21h00 – Ève Risser & le White Desert Orchestra – Genre : grands espaces du jazz – L’empreinte – Théâtre de Tulle

Forte de son expérience au sein de l’Orchestre national de jazz, la pianiste et compositrice Ève Risser invente un orchestre aux couleurs multiples. À la frontière de la musique de chambre et de l’orchestre jazz, en passant d’une énergie plus électrique à un jazz plus intime et plus acoustique, la palette est belle, multiple. La musique d’Ève Risser fait écho au choc de sa découverte des canyons de l’Ouest américain. Transcrire la tension créée par l’air vibrant dans les canyons, lieux puissants où la terre nous montre ses vieilles cicatrices, telle est son intention. Un univers poétique et émouvant, où se laisser emporter.

Samedi 2 février

12h30 – Sofiane Saidi + Stéphane Cézard – Genre : voix du Maghreb – Salle Latreille – Tulle – Concert gratuit

En amont de leur grand concert Raï Cosmic avec les Mazaldas, Sofiane Saidi et Stéphane Cézard se délecteront d’un duo performance, lors duquel la voix profonde chargée de l’âme Raï de Sofiane rencontrera le Saz envoutant et oriental de Stéphane Cézard. Un moment en suspens, hors du temps plongeant les uns et les autres dans l’imaginaire du Maghreb.

18h30 – Celui qui transporte des œufs ne se bagarre pas* – Genre : jazz voyageur – L’empreinte – Théâtre de Brive

*Moto amemi maki abundaka te, proverbe en lingala, la langue bantoue parlée à Kinshasa.

De retour d’un voyage à Kinshasa, ville qu’il connaît bien pour y avoir vécu jusqu’à ses 14 ans, le pianiste Roberto Negro a eu envie de mettre en musique les mots du romancier congolais Fiston Mwanza Mujila. Une parole à la fois violente et fantasque, drôle et impitoyable, poétique et rugueuse. Sur ces textes, le compositeur veut du rythme, de l’âpre, comme le sont les mots du poète. Du son de la rue, rebelle et subversif. Kinshasa, ville furie, ville furieuse, ville foison. Des lieux, des sons et des fureurs qui inspirent. Roberto Negro a composé ce voyage avec son complice, le violoncelliste Valentin Ceccaldi.

21h00 – CHROMB! + Sofiane Saidi & Mazalda – El Ndjoum – Des Lendemains Qui Chantent

CHROMB!

Quatuor à cordes, anches, 88 touches, cris et fûts. Rock sans guitare grouillant de jazz, musique de chambre capitonnée à destination des adultes émotifs et des enfants sauvages, vertiges pop et mignardises bruitistes en ronds de sorcière, enjôleurs cuivrés et libres de tout : CHROMB! est l’enzyme ferreuse, volubile et marsupiale de Soft Machine, The Residents et Jim Black tout à la fois.

Sofiane Saidi & Mazalda – El Ndjoum

Avec El Ndjoum, le raï est de retour, Sofiane Saidi est son nouveau roi, Mazalda ses nouveaux hérauts. À gorge déployée, Sofiane Saidi chante l’amour, l’ivresse de ses bonheurs ou l’abîme de ses frustrations. De sa rencontre avec la talentueuse bande de Mazalda, musiciens passionnés affranchis des styles, est né ce répertoire inédit, à la fois fidèle à l’esprit rebelle du raï et entièrement rénové. Synthétiseurs analogiques, saz et cuivres nourris aux phrasés du mezoued se déploient sur une rythmique ultra-dansante articulée autour d’un joueur de derbouka… comme un puits où descendre de plus en plus profond, jusqu’à la lave.

Infos pratiques

Les places sont déjà en vente près de chez vous, et en ligne. Le pass est disponible à 45€ ! Il vous donne droit à tous les concerts payants du festival (sauf Thomas de Pourquery).

Renseignements : Accès, navette, restauration, billetterie, point de vente, cliquez ici

Bruno Robert

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