L’Empreinte en février !

En février L’Empreinte continue de porter haut et bien son nom en nous proposant des spectacles plein de peps et toujours très variés : théâtre, musique, cirque et apéro-conversation. Sortons de nos tanières pour nous en délecter !

Mardi 5 février à 20 h 30 / C’est pas parce qu’il y a un titre… / La Compagnie des Indiscrets – Lucie Gougat et Jean-Louis Baille / Théâtre / Durée 2 heures / Théâtre de Tulle.

Deux auteurs, metteurs en scène et directeurs d’une compagnie de théâtre se retrouvent pris au piège d’une situation dont ils sont en partie responsables : ils doivent fournir pour le lendemain un projet de spectacle alors qu’ils sont en pleine crise d’inspiration… De ce postulat savoureux, Lucie Gougat et Jean-Louis Baille tirent une matière brute, celle de la page en train de s’écrire, de l’artiste en train de créer, ouvrant la voie à toutes les expérimentations. À travers une succession de tableaux, on aperçoit des fragments de scènes, de débuts de spectacles… Convoquant une multitude d’acteurs, changeant sans cesse de registre, émerge alors une mise en abyme vertigineuse de l’angoisse de la création mais aussi du besoin de s’affranchir des contraintes. Toujours teinté d’humour et d’esprit burlesque, jamais très loin de Beckett, la Compagnie des Indiscrets nous embarque dans un voyage passionnant entre hymne au théâtre et ouverture vers l’imaginaire.

Jeudi 7 février à 20 h 30 / DJ Set (sur) écoute / Nouveau Théâtre de Montreuil – CDN – Mathieu Bauer / Musique- Théâtre / Durée : 1 h 30 / Théâtre de Brive.

Mathieu Bauer est à la fois musicien et metteur en scène. Fondateur de la compagnie Sentimental Bourreau, il dirige aujourd’hui le Nouveau Théâtre de Montreuil. Il développe un travail théâtral qui mêle intimement la musique, le cinéma et la littérature. DJ Set (sur) écoute est un spectacle en forme de grand mix. Sur le plateau, trois musiciens – Sylvain Cartigny, Mathieu Bauer et la chanteuse lyrique Pauline Sikirdji – et deux comédiens – Kate Strong et Matthias Girbig – se lancent dans une conférence-spectacle-concert débridée pour interroger notre rapport à l’écoute. Qu’est-ce qu’écouter veut dire ? Quels bruits, quels sons, quelles musiques font vibrer nos tympans ? Quelle serait la bande-son de nos vies ? Quel rapport au monde nos oreilles engagent-elles ? Par sa construction en numéros, sa diversité de genres et sa légèreté, ce spectacle s’apparente au cabaret et il tient, par les réflexions qu’il soulève et les textes qu’il donne à entendre, de la conférence. Du froissement d’une feuille (45 décibels) à l’analyse précise de Paroles… Paroles…, le tube de Dalida avec Alain Delon, ou des textes de Vladimir Jankélévitch et Peter Szendy, une traversée sonore drôle et jubilatoire qui ouvre nos oreilles et pose les jalons d’une petite histoire de la musique et de l’écoute.

Samedi 9 février à 20 h 30 / Ring / Compagnie Kiaï / Cirque / Durée 1 h 15 / Théâtre de Tulle.

« Le Kiaï, en japonais, désigne un cri utilisé dans les arts martiaux pour réunir l’énergie du corps et de l’esprit. Un souffle de vie essentiel que développe depuis quinze ans Cyrille Musy, créateur de la compagnie. » Subtile alliance de disciplines circassiennes et de danse, Ring est un spectacle puissant et poétique qui ouvre l’imaginaire à partir de la forme du cercle. Au rythme des rounds, comme autant de figures d’un combat quotidien que chacun se livre à soi-même pour exister avec les autres, les artistes diffusent une incroyable énergie vitale aussi éphémère que rayonnante. Le processus prend l’allure d’une cascade temporelle, jalonnée de luttes, balisée par les alliances et la violence. Les corps se déploient dans toutes les dimensions quand la scénographie devient agrès. Le ring bascule, de nouveaux espaces naissent et l’acrobatie prend son envol. Le mouvement se transmet d’un corps à l’autre dans une chorégraphie millimétrée où la création musicale donne le tempo.

Mardi 12 février à 20 h 30 / Delta Charlie Delta / Compagnie du Samovar – Justine Simonot / Théâtre / A partir de 13 ans / Théâtre de Brive.

Delta Charlie Delta est nominé au Grand Prix de littérature dramatique. Il est lauréat du prix Collidram 2017 (Prix national de Littérature dramatique des collégiens). Ils sont trois enfants un soir d’octobre. Ils courent parce que la police court derrière eux. Ils se réfugient dans un transformateur. La police ne signale pas le danger, n’alerte personne. Deux enfants meurent. Un enfant survit. Des semaines d’« émeutes » s’ensuivent. Dix ans plus tard. Le tribunal reconstitue les faits. Les voix enregistrées de la radio de la police. La minutie. Les heures, les minutes, les secondes. Et il y a le survivant, celui que l’on a oublié, qui porte dans sa peau les deux enfants morts. Celui qui se dissimule. Celui qui, encore et pour toujours, fait face à la police. Comme une tragédie jamais achevée. Mettre à nu la langue du procès, en faire surgir les mécanismes d’autorité, la violence, l’injustice. La mettre en crise face à l’incompréhension de « Muhittin le survivant ». Aucun parti pris de l’auteur dans le procès qui prend, à travers une forme chorale, une dimension symbolique. Il inscrit l’engrenage, la culpabilité individuelle et collective, dans une dimension humaine, éthique, politique. Michel Simonot signe ici un grand texte. Rare. Viscéral et juste. Intègre et poétique. Il réhabilite la fiction au service du réel.
 

Jeudi 14 février à 19 h / Apéro – conversation : Aimer, l’amour est-il à réinventer ? Avec Alain Badiou /
Autour d’un verre, discussion pensée et animée par Barbara Métais-Chastanier / Théâtre de Tulle.

En contrepoint aux soirées prêtes à l’emploi de la Saint-Valentin, la Scène nationale de L’Empreinte vous invite à une quatrième tribune autour d’un verre et d’un sujet pour le moins universel : l’amour. « Aimer : L’amour est-il à réinventer ? », voilà la piste sur laquelle nous lancera cette tribune du 14 février. Si dans Une saison en Enfer, Arthur Rimbaud écrivait déjà que l’amour était « à réinventer », plus d’un siècle plus tard, dans Eloge de l’amour Alain Badiou nous rappelle que l’amour est une expérience philosophique, humaine et politique cardinale : l’occasion d’expérimenter le monde du point de vue du deux. Si aujourd’hui, l’amour est plus que jamais à réinventer, c’est aussi parce que, dans un contexte politique et social structuré autour des valeurs d’intérêt et de l’individualisme, il reste une expérience du risque, de l’altérité radicale qui contrevient parfois à nos intérêts propres, en bref il est une « confiance faite au hasard », une puissance où se tente une « proposition d’éternité ». En dialogue avec Alain Badiou, philosophe, mathématicien, dramaturge, et notamment auteur d’Éloge de l’amour (Flammarion, 2009) mais aussi de Métaphysique du bonheur réel (PUF, 2015), ou encore de La Vraie vie (Fayard, 2016), nous échangerons sur le pouvoir émancipateur, philosophique et politique de cette expérience cardinale qu’est la rencontre amoureuse et de son aventure, ce saut qui nous conduit du commencement d’un accident à la construction d’une vérité partagée.

Jeudi 14 février à 20 h 30 / Des Territoires (Nous sifflerons La Marseillaise…) / Baptiste Amann – L’Annexe / Théâtre / Durée : 1 h 50 / Théâtre de Tulle

Quatre frères et sœurs se réunissent, à la mort de leurs parents, dans le pavillon témoin d’une résidence HLM au sein duquel ils ont passé toute leur enfance. Entre les préparatifs de l’enterrement et l’organisation de la revente de la maison, les souvenirs rejaillissent. Chronique familiale de banlieusards anonymes, Des territoires (Nous sifflerons la Marseillaise) balance entre l’intime et le politique, l’humain et l’humour… Poète-anthropologue d’un territoire dont on parle peu ou mal, l’auteur et metteur en scène Baptiste Amann scrute les vies minuscules d’une fratrie comme autant de fragments de la République. Un récit tissé de petits riens et de grands événements. « On y parle, toutes échelles confondues, de la difficulté de vivre ensemble, dans un même pays, dans une même ville, dans un même quartier, au sein d’une même famille. On se débat. On s’oppose. On spécule. On juge, on condamne, on accuse. » Baptiste Amann.
Le volet 2 de cette trilogie, Des territoires (… D’une prison l’autre…), sera donné au Théâtre de Brive le mardi 30 avril à 20h30.

Samedi 16 février à 11 h / En UN éclat / Compagnie a k entrepôt – Laurence Henry / Théâtre / Dès 2 ans / Durée 35 mn / Théâtre de Brive. Séances scolaires les 14 et 15 février.

Un espace blanc immaculé. Circulaire, en guise de piste de jeu. Une goutte d’encre rouge écarlate entame doucement sa chute… Il y a là une femme, danseuse. Elle a 75 ans. Assise, les yeux fermés, elle attend. Le garçon, danseur également, a 26 ans. Françoise Bal Goetz, danseuse de formation classique et contemporaine, est aussi légère et aérienne que Jordan Malfoy, formé au hip hop, est ancré dans le sol et terrien. Dans l’espace, les deux corps se confrontent, jouent de l’énergie de l’un, de la précision de l’autre. La première laisse affleurer, revenir les gestes de l’enfance. Le second, doucement, laisse s’éloigner ces gestes pour grandir. Une histoire de transmission, de rencontre. Comme un écho à cette complicité joyeuse en train de se tisser, les danseurs marquent l’espace de grandes traces de peinture rouge, comme déroulant le chemin vers notre part d’enfance, celle qui ne nous quitte pas.

Mercredi 20 février à 20H30 / Amour chien fou / Arthur H / Musique / Durée : 2 h / Théâtre de Brive / Tarifs de 18 à 28 euros.

Arthur H est un acrobate. Il sait allier la poésie la plus exigeante à l’énergie du rock et à la jubilation de la pop. Arthur H est un homme amoureux. Il est parti avec sa compagne, Léonore Mercier, artiste elle aussi, au bout du monde. Ils se sont dit, faisons l’expérience de nos rêves. Mexico, Tokyo, Bali… Il a rêvé de Lily Dale, il a rêvé de la Dame du lac et de Merlin, il a rêvé de retrouver Lhasa, la si tragique fée de Montréal, il a rêvé de perdre son identité dans un baiser, comme dans le gouailleur et tendre Tokyo Kiss. Amour chien fou est son dixième album. Un double album parce que nous sommes tous un peu « chien fou » et « loup doux » à la fois. Avec son complice Nicolas Repac, il lie dans un même élan une soul dansante, des envolées planantes et poétiques, un piano nostalgique et une pop aérienne. Amour chien fou pourrait être dédié aux garçons imprudents et aux guerrières, ces merveilleuses « boxeuses amoureuses ». Sous le charme !

Quelques infos pratiques !

Théâtre de Brive, Place Aristide Briand 19100 Brive
Théâtre de Tulle, 8, quai de la République 19100 Tulle

Tél. : 05.55.86.01.10 / Mail : contact@sn-lempreinte.fr

La billetterie du Théâtre : Tél : 05.55.22.15.22 / Mail : billetterie@sn-lempreinte.fr

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Swaz

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