En Janvier, l’Empreinte teinte l’hiver en Bleu !

Conférence, théâtre jeune public, danse… Et musique à Tulle, Brive, Périgueux et Boulazac avec le festival Du Bleu en Hiver qui va, comme tous les ans, nous faire « jazzer » ! A vos agendas… La programmation de ce premier mois de l’année est d’une richesse folle sur la scène nationale de l’Empreinte !

Mardi 7 Janvier / 18H30 / Apéro-conversation avec Emanuele Coccia / Observer ou pourquoi les pissenlits méritent-ils mieux que l’anonymat / Durée : 1H30 / Théâtre de Tulle / Entrée libre et gratuite

Replaçant les plantes au coeur du monde vivant, Emanuele Coccia repense nos relations avec les végétaux : Et si nous accordions un statut de sujet politique aux plantes ? Et si nous leur reconnaissions une subjectivité ? Une personnalité ? Une histoire ? Et si nous attribuions des noms à tel pissenlit ou à tel champignon ? Quels types de relation établirions-nous avec eux ? Quelles en seraient les conséquences ? Observant la façon dont la vie transforme et construit le monde qui l’entoure, Emanuele Coccia nous offre une réflexion féconde et provocante sur les rapports entre humains et non humains. Maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales, Emanuele Coccia est philosophe. Il s’est formé en philosophie médiévale à l’université de Florence et a publié plusieurs ouvrages remarqués notamment La Vie sensible (2010), et La Vie des plantes – une métaphysique du mélange (2016).

Mardi 7 Janvier / 20H30 / Théâtre jeune public (à partir de 7 ans) / Gretel et Hansel / Marie-Pierre BésangerLe Bottom Théâtre / Durée : 1H / Théâtre de Tulle / Tarifs de 5 à 14€

Si elle inverse l’ordre des prénoms, c’est pour mieux se concentrer sur la grande soeur, Gretel, qui doit supporter son petit frère toujours pendu à ses basques. On connaît, dans le vieux conte, le sort cruel de ces deux bambins, perdus dans la forêt par des parents qui n’arrivent plus à les nourrir. Dans cette version, l’amour-haine fraternel sert de matrice à la pièce, pour comprendre ce bouleversement que constitue l’arrivée du deuxième enfant dans une famille. Les deux comédiens du Bottom Théâtre, que l’on a vus l’an dernier dans Berlin Sequenz, avancent dans la forêt, soudés, chamailleurs, agacés ou peureux, au diapason d’une langue riche et poétique. En attendant le happy end, on s’émeut à revivre cet amour-vache fait d’entraide et de disputes. Un apprentissage de la fraternité avec un grand F.

Mercredi 8 Janvier : 20H30 et Jeudi 9 Janvier : 19H / Danse / Odyssey / Compagnie Hervé Koubi / Durée : 1H / Théâtre de Brive / Tarifs de 5 à 21€

La nouvelle épopée dansée d’Hervé Koubi, chorégraphe installé à Brive, se veut résolument méditerranéenne. En guest star, excusez du peu, Natacha Atlas, grande dame de la chanson et pop arabe, connaisseuse des airs les plus classiques comme héroïne d’un métissage électro-pop. Elle qui fut un temps danseuse orientale, a rencontré Hervé Koubi en 2015. Depuis, le lien ne s’est jamais relâché. Ici, elle apporte sa voix incroyable à une pièce placée sous le signe du féminin. Au plateau, Hervé Koubi a réuni quatorze danseuses et danseurs – en soi déjà un événement tant les grandes formes se font rares en danse contemporaine – qui viennent de tout le pourtour de la méditerranée. Odyssey on l’aura compris, s’éloigne du récit d’Homère mais garde cette mer comme socle, et la femme comme figure héroïque. Cette grande vague chorégraphique, puissante et sensuelle, ne se pare plus des combats épiques comme au temps d’Ulysse, mais révèle les liens culturels, les migrations, et les tumultes d’une mer qui relie et charrie les vies.

Samedi 11 Janvier / 9H30 et 11H / Danse jeune public (à partir de 3 ans) / La serpillière de Monsieur Mutt / Marc Lacourt – Ma Compagnie / Durée : 30 minutes / Théâtre de Tulle / Tarif unique : 5€

Jamais à court d’idées pour bricoler des histoires chorégraphiques à partir d’objets tout simples, le danseur-chorégraphe imagine un destin spectaculaire à ce bout de tissu gris, souvent détrempé, et rarement associé à des moments magiques. À moins que… à moins qu’il ne s’élance dans les airs, et tournoie comme par magie au-dessus de nos têtes… et là, avec un peu d’imagination et beaucoup de fantaisie, voici la serpillière devenue l’égale de la Joconde du tableau… ou du grand danseur Nijinski. L’air de rien, Marc Lacourt propose là une pièce qui interroge sur ce qui fait art – ou pas –, sur ce qui nous touche – ou pas. Promis, dans cette danse ready-ménagère, les enfants ne seront pas laissés au placard. Et devront sûrement jouer un autre rôle que celui de sages spectateurs taiseux…

Un atelier parent / Enfant autour du spectacle sera mis en place à 11H45 (enfants à partir de 4 ans, durée : 40 minutes). Inscriptions auprès de Cindy Teixeira (Tel :05 55 26 99 22 ou mail : cindy.teixeira@sn-lempreinte.fr)  

Samedi 11 Janvier / 19H / Théâtre jeune public (à partir de 10 ans) / Chaussure(s) à son pied et Parades nuptiales en Turakie / Soirée Turak Théâtre / Théâtre de Tulle / Tarifs de 5 à 14€

Chaussure(s) à son pied, questionne le mythe du prince charmant. Au milieu d’un décor rouge sang et en robe de mariée, Emili Hufnagel déchaînée dézingue avec humour et délicatesse les stéréotypes des contes, non sans faire écho à chacune de nos histoires amoureuses.

Parades nuptiales est une variation manipulée autour du coup de foudre, si beau dans les films, si… compliqué en vrai ! À l’heure des sites de rencontres et des applis qui sonnent à chaque fois que ça « matche », Michel Laubu rappelle les règles des parades amoureuses des marionnettes et animaux en Turakie, inscrites, rien que ça, au Patrimoine mondial de l’humanité !

Lundi 13 Janvier / 20H30 / Danse / Sakinan Göze çöp batar / Christian RizzoICI – CCN Montpellier / Durée : 50 minutes / Théâtre de Tulle / Tarifs de 5 à 21€

En turc, « Sakinan Göze Çöp Batar » signifie littéralement : «C’est l’œil que tu protèges qui sera perforé». Ou, dit autrement : c’est en se protégeant qu’on risque le plus de se faire mal. « Kerem Gelebek, danseur et performer, m’a rejoint depuis 2008 sur plusieurs projets. Lorsque je lui ai proposé de travailler avec lui sur un solo, mes premières envies se sont concentrées autour des notions de mélancolie et d’exil (notions qui me sont personnellement chères). Très vite l’exil ne s’est plus référé spécifiquement au territoire mais plutôt à soi, s’exiler de soi-même. La mélancolie, elle, restait de mise. Quelques objets épars… Autour d’un dispositif simple qu’il manipule au gré de la dramaturgie, se déposent en résonance des fragments dansés, tels des haïkus, esquisses ou notes de journal qui forment entre eux un recueil de pensées nées du mouvement. Fragmentation, réversibilité, bégaiement et suspension sont devenus ainsi les pistes physiques qui nous accompagnent. »

Jeudi 16 Janvier / 20H30 / Théâtre (à partir de 10 ans) / Selve / Christophe Rulhes et Julien Cassier – Le GDRA / Durée : 1H40 / Théâtre de Brive / Tarifs de 5 à 21€

Le nouveau projet La Guerre des natures a débuté avec Lenga, du côté de l’Afrique du Sud et de Madagascar, et se poursuit dans Selve par les échos d’une forêt lointaine et menacée, l’Amazonie. Au cœur d’un dispositif d’images, de textes, de dessins, Sylvana Opoya, habitante de la Guyane amazonienne, conte dans sa langue : le wayana. Elle évoque la transmission de sa culture, son village, mais aussi les maux auxquels son peuple est confronté : suicide, orpaillage, prosélytisme évangéliste. Elle se fait l’écho d’un monde qui se meurt mais combat encore. Autour d’elle, les artistes du GdRA – Julien Cassier et Christophe Rulhes, rejoints ici par la danseuse Chloé Beillevaire – la dessinent en acrobatie, en danse et en musique. Ce théâtre, tissé au plus près de la personne, emporte les paroles les plus dures dans un flot de poésie. Fiction et réalité s’entremêlent au service d’une très large ouverture au monde, qui pose des questions universelles, de l’Amazonie jusqu’ici.

Et maintenant, place à la musique avec Du Bleu en Hiver ! Pour les tarifs, vous pouvez opter pour le Pass (40€ pour l’accès à 5 concerts) ou acheter vos places au gré de vos envies (14€ le concert, 21€ pour 2 concerts)!

Mardi 21 Janvier /19H / ArtDeko -CacTus CoTon / Durée : 1H / 21H / Leïla Martial – Baa box – Warm Canto / Durée : 1H30 / Théâtre de Tulle /

Franck Boyron et Baptiste Sarat, au trombone et au bugle, soufflent ensemble depuis 2010 au sein d’ArtDeko. Il y eut d’abord un album, Duo, croisement entre la chanson naïve de Bourvil et les mélodies d’Eric Dolphy. Après moult tournées et des escapades musicales aux côtés de Thomas Fersen, ils enregistrent cacTus coTon, opus réjouissant placé sous l’égide de Charles Mingus mais aussi baigné de musique populaire et de jazz contemporain. Sobriété et décontraction habitent ce duo tout en cohésion. Et oui, le grand Don Cherry n’est pas pour rien dans le nom de leur groupe.

Elle est libre et puissante, Leïla Martial. Dans sa voix, son corps, dans sa façon de jouer de la senza ou de taper sur son glockenspiel. Cette funambule vocale qui a fait des détours du côté du clown demande le même engagement corporel et vocal à ses compagnons de scène, Eric Perez et Pierre Tereygeol. Chants, souffles respirations, cris, rythmes, mains sur le corps, tout est organique dans ce « chant chaud ». S’ouvre à nous un territoire musical sans limite, du scat au chant pygmée, des Inuits aux Tsiganes.

Jeudi 23 Janvier / 19H / You – Isles / Durée : 1H / 21H / Mox Quartet _ Le Maxiphone – Variation de la pesanteur / Théâtre de Brive /

La batteuse Héloïse Divilly invite la chanteuse suédoise Isabel Sörling et le guitariste Guillaume Magne dans un trio à l’écriture neuve et pétillante. Musiciens improvisateurs, ils voyagent dans une lande imaginaire portés par la voix sans limite d’Isabel Sörling qui résonne en français ou scande en suédois. Le trio est capable de tout : la pop la plus légère, les improvisations rock, les groove chauds et tropicaux, les plages délicates et mélancoliques. Un melting pot heureux dont on ne sait plus très bien définir la géographie. Et c’est tant mieux.

Variations autour de la pesanteur. Mox Quartet joue de la gravité et de la légèreté, de l’énergie électrique et des claviers légers. Autour des compositions du pianiste Didier Frébœuf, le Mox revendique une musique libre, dégagée des entraves et des assignations. Et le monsieur sait s’entourer : Jérémie Arnal aux saxophones, Etienne Benoist à la basse et Maxime Legrand à la batterie expriment un jazz condensé en émotions, vibrations, impulsions. La vie, quoi.

Vendredi 24 Janvier / 19H / Imperial Orpheon – Seducere / Durée : 1H / 20H / Notilus / Durée 1H / Salle Des Lendemains Qui Chantent /

De clubs de jazz en chapiteaux, de cafés concerts en festivals, de tournées all over the world, Impérial Orphéon invite le monde entier à entrer dans la danse. Aux commandes Rémy Poulakis, accordéoniste et chanteur lyrique virtuose, à ses côtés Antonin Leymarie, Damien Sabatier et Gérald Chevillon. Ces quatre là sonnent comme un orchestre entier, à l’énergie inépuisable, prêt à faire guincher jusqu’au bout de la nuit. Si possible aux couleurs du monde entier : on passe du Brésil à la valse, des transes gnawas à la pop, le jazz s’immisce par ici, le groove s’insinue par là, et on y entend même parfois des airs d’opéras. Un bal à la fois festif et exigeant, universel et original.

Notilus porte le nom du sous-marin imaginé par Jules Verne dans Vingt-mille lieues sous les mers et piloté par le Capitaine Nemo. Ici, cinq musiciens strasbourgeois sont aux commandes de ce vaisseau-quintet composé de cuivres – trombone, trompette, saxophone –, de batterie et de musiques électroniques vintage et contemporaine. Il ne s’agit pas seulement d’électro jazz, mais de nouveaux territoires musicaux à défricher : rock progressif, free jazz, dub voire même quelques mélopées orientales ou balkaniques. Une musique hypnotique qui ne met pas longtemps à nous envoyer en orbite.

Samedi 25 Janvier / Compagnie Lubat de Jazzcogne – Tambours oeuvriers ou la révolte des tambours sans papiers / Durée : 1H15 / Odyssée Périgueux

Affranchis de leur fonction de faire valoir cantonnés en arrière-plan comme boîtes à rythmes humaines ou accompagnateurs pour solistes, voici la révolte des tambours. En scène quatre batteries. Quatre batteurs percussionnistes improvisateurs Fawzi Berger, Yoann Scheidt, Emile Rameau et Bernard Lubat (+ piano voix conduction). Deux instrumentistes improvisateurs Fabrice Vieira, guitariste vocaliste et Jules Rousseau, guitare bassiste. Voici le déroulement d’une composition collective, transcadence d’un enjazzement polyrythmique ludique et critique entre archaïsme et futurisme. L’art de l’improvisation en première instance, l’énergie du souffle comme un sport de combat. Hors des sentiers archi battus, retrouver l’enfantillage d’être… à l’oeuvre… oeuvrier de soi… ensemble.

Mardi 28 Janvier / 19H / Laurent Dehors Trio – Moutons / Durée : 1H / 21H / Andreas Schaerer Quartet – A novel of anomaly / Durée : 1H / Théâtre de Brive / 20H30 / Vincent Peirani / Agora – Boulazac

Voici Laurent Dehors, capable de passer de la clarinette au saxophone sans sourciller, associé au batteur instinctif Franck Vaillant, compère de longue date, et au jeune guitariste Gabriel Gosse, tout frais sorti du Conservatoire de Paris. Leur jazz se jette sans automatismes ni bienséance dans la gueule d’une musique qui cavale de free jazz en funk, de rock en virées électriques, et se teinte de la belle ironie qui sied toujours aussi bien à l’incroyable souffleur. Qu’on est heureux de le retrouver là en petit comité, inédit de surcroît.

Cela fait longtemps qu’Andreas Schaerer s’est imposé comme une voix majeure du jazz européen. Avec son complice – suisse comme lui – Lucas Niggli à la batterie, Luciano Biondini à l’accordéon et le Finlandais Kalle Kalima à la guitare, ils s’engagent dans un joyeux projet en piochant dans leurs héritages musicaux respectifs qui mêlent jazz et influences colorées. Lui sait tout faire, du scat au beatbox en passant par le plus pur style crooner, histoire de nous faire passer par tous les états de sa tessiture si remarquable.

Vincent Peirani, accordéoniste venu du monde classique et de celui de la chanson française présente Living Being II « Night Walker », le second opus de son groupe éponyme composé d’Émile Parisien au saxophone, Tony Paeleman aux claviers, Julien Herné à la basse et à la guitare électrique, et Yoann Serra à la batterie. Associant souffles organiques (l’accordéon et le saxophone) aux jaillissements électriques, l’ensemble des morceaux, toujours puissamment évocateurs, constitue un tissu narratif d’une extraordinaire charge expressive.

Jeudi 30 Janvier / 19H / NoSax NoClar – Julien Stella – Bastien Weeger / Durée : 1H / Théâtre de Tulle / 20H30 / Jeremie Ternoy Trio – ça commence par la marche / Durée : 1H15 / L’agora- Boulazac / 21H / Pulcinella – ça / Durée : 1H30 / Salle des Lendemains qui chantent /

Que se passe-t-il lorsqu’un champion de beatbox multi-instrumentiste rencontre un saxophoniste de jazz formé au Conservatoire de Paris dans la classe de jazz de Riccardo Del Fra ? Cela donne NoSax NoClar, dialogue multiculturel entre un saxophoniste et une clarinette basse, repéré d’ores et déjà par Jazz Migration. Julien Stella et Bastien Weeger forment un duo atypique, ancré dans un héritage méditerranéen. Deux personnalités au jeu solide, prêts à contourner les étiquettes trop vite collées pour faire entendre du son jazz métissé et syncopé.

Si le pianiste Jérémie Ternoy était déjà célèbre dans le monde du jazz, sa rencontre avec les musiciens Nicolas Mahieux et Charles Duytschaever – tout aussi nordiques que lui – a posé un style, à la fois pur, cristallin et habité. Depuis 2003, le classique trio piano-basse-batterie offre des sessions lyriques à souhait, délicates et fiévreuses, plus contemporaines et épurées d’autres fois, puisant dans la musique sérielle et répétitive. Le paysage musical offert par le trio est aussi large et dégagé que les horizons de leur plat pays.

Jérémie Ternoy Trio se produira également à 21 heures le Vendredi 31 Janvier au théâtre de Tulle

Depuis 15 ans, ce groupe toulousain malaxe funk, jazz, musiques traditionnelles, électro, musette, rock progressif… pour créer une musique polymorphe et sans frontières, autour d’une batterie, d’une contrebasse, d’un accordéon et d’un saxophone. Plus électrique que les précédents, leur nouvel album « Ça » accueille une galerie de sons mutants tout droit sortis d’un orgue Elka et de pédales d’effets étranges… Une musique atypique au service d’une ode au Ça, flux de désirs sans censure tant étudié par le Docteur Freud.

Vendredi 31 Janvier / 19H / Sylvaine Hélary – Glowing life / Durée : 1H / Théâtre de Tulle

Déjà invitée cette saison avec Printemps, la flûtiste multi-talents Sylvaine Hélary revient pendant le festival avec Glowing Life, certainement le plus éclectique, le plus rock, le plus free de ses projets. Elle brille, cette musique, elle phosphore, elle scintille ! Sylvaine Hélary en est la poétesse et la meneuse, entraînant sa troupe lumière battante. Les voix jazz contemporaines s’enrichissent de talents réunis : la pop expérimentale de Benjamin Glibert et la culture avant-gardiste de Christophe Lavergne. Glowing Life trace un chemin lumineux, placé sous l’étoile des Robert Wyatt, Stereolab ou Henry Cow.

Samedi 1er Février / 19H / Anne Quillier – Watchdog / Durée : 1H / 21H / Le Grand Orchestre du Tricot : tribune to Lucienne Boyer – Le Tricollectif / Durée : 1H30 / Théâtre de Brive

Jazz omnivore. Ainsi aime à se définir ce duo surgi en 2016, alliance innovante entre Anne Quillier aux claviers – et oui, encore ! – et Pierre Horckmans aux clarinettes. Duo ne serait pas juste, tant Adrian Bourget, au son, créé sur leur album des distorsions et arrangements brillants. Ils ont donc appétit pour tout, et leur deuxième disque Can of Worms – « sac de nœuds » en anglais – emmêle les styles et les ambiances, tour à tour expérimental, jazz, rock ou électro concrète.Tous deux portent une attention aux textures, aux ambiances, à la fois méticuleux et libres, dans une réelle symbiose.

Lucienne Boyer, « La Dame en bleu », chanteuse star de l’entre-deux guerres, spécialiste en chansons d’amooouuur, prend un sacré coup de jeune et de jazz dans cet hommage inclassable. La bande de musiciens copains de Robert Negro, pianiste, et des frères Ceccaldi – violon et violoncelle – a eu envie de (dé)jouer les bluettes surannées. Ce Grand Orchestre du Tricot – 13 musiciens et la chanteuse Angela Flahault, voix cristalline, robe blanche et présence magnétique – nous passe au rouleau compresseur bruitiste, indiscipliné, rigolard, mélodramatique, romantique pour un véritable concert spectacle, entre jazz et baloche. A Love supreme façon opérette. Vous n’en sortirez pas indemne.

Abonnements, billeterie, renseignements sur les navettes Brive / Tulle, Tulle / Brive, ici ! Téléphone : 05 55 22 15 22

Christine Le Garrec

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