La prog d’Octobre de L’Empreinte !

En Octobre, L’Empreinte est encore et plus que jamais sous le signe de la danse ! Mais vous pourrez également savourer d’excellentes pièces de théâtre, aller au concert ou au cinéma, admirer d’aériennes funambules, ou encore débattre de manière convivale au cours d’un passionnant apéro conversation… A vos agendas… Et pensez à réserver !

Jeudi 1er Octobre / Tulle (jardins de la mairie) à 12H30 / Vendredi 2 Octobre / Brive (parc de la Guierle) à 12H30 / Arts de la piste / Hêtre / Fanny Soriano – Cie Libertivore / Durée : 25 minutes / Gratuit (réservation conseillée)

Imaginez un dialogue entre une femme-liane et une longue branche noueuse. Fanny Soriano, chorégraphe et acrobate de la nature, invente un long corps-à-corps harmonieux et hypnotique autour de cet instrument insolite qui ne ressemble à nul autre. Tour à tour corde à arpenter, surface où se poser, tronc où s’enrouler, la branche, bien plus qu’un accessoire, est la véritable partenaire de la danseuse Kamma Rosenbek. Adepte d’une danse acrobatique en symbiose avec la nature et les arbres, Fanny Soriano construit ici un solo de la métamorphose. Celle d’une jeune femme qui renoue avec le sauvage.

Jeudi 1er Octobre à 15H et 19H / New Danse Studio (Brive) / Danse / Infinun.e / Cie Ona Tourna / 40 minutes / Renseignements : 05-55-22-15-22

Infinun·e explore l’imaginaire que suscitent les mystères et secrets émanant d’Eshou, divinité afro-brésilienne de la communication. Symbolisant la sexualité, la débrouillardise ou encore la marginalité, cette figure est diabolisée au Brésil depuis l’époque coloniale. Danseuse européenne immergée depuis 20 ans dans les danses aux racines noires et ancestrales de ce pays, Fanny Vignals s’allie pour cette pièce à Benjamin Sanz qui, avec sa batterie, explore lui aussi les passages entre les mondes. Ensemble ils se jouent des frontières entre danse et musique, déconstruisent l’instrument, en transforment les usages et les gestes. À l’instar de cette divinité symbole de transformation, Fanny Vignals démultiplie les figures au plateau et trace des chemins entre visible et invisible. Elle crée avec Infinun·e une danse, des corps et des sons comme possibilités de continuité.

Samedi 3 Octobre à 18H / Parc de La Guierle (Brive) / Arts de la piste / Soka Tira / Cie Basinga / Durée : 25 minutes / Gratuit (réservation conseillée)

Avec Soka Tira, la compagnie Basinga invente une autre approche du funambulisme. Tatiana-Mosio Bongonga ne marche pas seulement sur un fil dans les airs : elle interroge les fils invisibles qui nous relient et nous font vivre ensemble, s’emparant d’une place publique pour une proposition à la fois spectaculaire et participative. Se jouant des codes du funambulisme, accompagnée par des musiciens, elle met les spectateurs au cœur de son art, explorant les notions d’interdépendance, d’écoute et d’entraide.
Une grande traversée à couper le souffle !

Samedi 3 Octobre à 19H30 / Théâtre de Brive / Danse / Soirée danser en amateur : danse contemporaine, orientale, hip-hop, moderne jazz… une soirée à partager / Durée : 1H40 / Gratuit (réservation obligatoire)

19h30 : IN-OUT : atelier danse de l’empreinte animée par Caroline Jaubert 
(durée environ 1h). Danse contemporaine avec Alouani Karima, Besse Jean-Claude, Besse Nadine, Casinos Géraldine, Castiglia Dominique, Debrach Laurence, Dupuy Sandrine, Isidore Valérie, Martin Catherine, Moine Elsa, Rastoll Christophe. 

           
A partir de 20h30 : Balanta-tara-Maridou-Mali sadio enfants PODIONE BALLET (durée 10 minutes). Danse africaine avec Sene Mamadou, Soularue Justine, Chaput Valérie, Didiere Aurélie, Rigot Jennyfer, Soirat Karine, De Luca Isabelle, Ruebenthaler Cathy, Chambon Odile, Menoire Karine, Portas Sylvia, Fourier Alexandra, Koueta Seydou, Samb Mohamet, Toure Aida, Seck Assane

Fusion : Association Corps En Tête (durée estimée 10 minutes). Danse Modern’Jazz / Orientale avec Mespoulet Emeline, Lafleur Malya, Madelbos Méline, Mollema Janna, Plase Lise, Chapuis Flavie, Chassagne Eva, Bourgeois Laure-Hélène, Cauhape Roxane, Rateau Ludivine, MajaCarole              
                           
 Rencontres : MULTIFA7 (durée 10 minutes). Danse Hip-hop / Salsa avec Pena Llorente Elisa, Morelet Christophe, Delage Mélanie, Coulaud-Dutheil Dimitri, Mounet Catherine, Thue Ken
 

Dimitri from Paris « The boss » Diana Ross. A CORPS DANSE. (durée 10 minutes). Danse Modern’jazz avec : DalierCamille, Dunaud Elise, Lisat Elodie, Perez Amélie, Lafeuille Pauline, Boucharenc Ninon, Griffouillere Lola, Cier Tanya, Hatchi Kitana, Francois Eva, Lescure Eva, Perreau Maéva, Carola Valentin, Boisserie Anaïs, Weiss Lauréline, Dellac Mathilde

Vénus : compagnie Decale (durée 14 minutes). Danse contemporaine avec Besse Jean-Claude, Casinos Géraldine, Glouton Nelly, Jaubert Caroline

De corps à cordes : New Danse Studio (durée 9 minutes). Danse contemporaine avec Machado Anouk, Baldet Carla, Moreillon Emma, Khabez Lina, Reyes Laura, Rezigat Safa, Santonastaso Andréa, Simon Valentine, Rousseau Léa, Roger-Riboulet Gaëlle.

Dimanche 4 Octobre à 14H30 / Cinéma Rex de Brive / Projection (présentée et animée par Caroline Jaubert) du documentaire «Si c’était de l’amour» réalisé par Patric Chiha / Durée : 1H22 / Tarif : de 5,50€ à 7€

Ils sont quinze jeunes danseurs, d’origines et d’horizons divers. Ils sont en tournée pour danser Crowd, une pièce de Gisèle Vienne inspirée des raves des années 90, sur l’émotion et la perception du temps. En les suivant de théâtre en théâtre, Si c’était de l’amour, documente leur travail et leurs étranges et intimes relations.

Mardi 6 Octobre à 19H / Théâtre de Brive / Danse / Maux / Issa Sanou – Cie Sanou Ka Sanu / Durée : 25 minutes / Tarifs : de 10 à 14€

Danser pour pleurer toutes les larmes de son cœur et se libérer du fardeau de la douleur retenue. Danser pour exprimer ce qui ne peut l’être avec les mots et dévoiler ce qui se cache au creux du ventre. Dans sa nouvelle création, le chorégraphe burkinabé Issa Sanou, qui est aussi acrobate et poète, fait entendre un cri sourd et intime. Chant, musique, danse se mêlent pour exorciser tous les maux. Dans sa quête, Issa Sanou emmène deux musiciens et la chanteuse Maate Keita, qui entre elle aussi dans la danse.

Mardi 6 Octobre / Théâtre de Brive / Danse / W / Marion AlzieuCie Ma’ / Durée : 55 minutes / Tarifs : de 10 à 14€

Elle danse à la façon d’une rock star, lui la suit à coups de riffs de guitare improvisés, inspirés de Mozart ou du hip hop. Marion Alzieu, interprète pour Salia Sanou ou Serge Aimé Coulibaly, brouille les frontières entre chorégraphie et concert et s’inspire des grandes communions rock pour mieux explorer ce qui la relie à l’autre : son guitariste Michael Avron, bien sûr, mais aussi son public. Vêtue de noir ténébreux ou de rouge vif, parfois aussi enroulée de câbles, elle privilégie dans ce corps-à-corps engagé tout ce qui crépite, électrise, explose.

Jeudi 8 Octobre à 20H30 / Théâtre de Tulle / Théatre – Humour / Incredibly incroyable 2.0 / Bertrand BossardLe Centquatre-Paris / Durée : 1H10 / Tarifs : de 5 à 21€

Antidote au Brexit à lui tout seul, Bertrand Bossard troque son habit de comédien (sérieux) de théâtre pour jouer les frenchies décapants… in English please ! Pas de panique pour les allergiques à la langue de Shakespeare, son flow à l’accent très français, agrémenté de force bruitages et mimiques, est compréhensible par absolument tout le monde. Depuis qu’il a traversé la Manche, le grand acteur de théâtre dirigé par Stanislas Nordey ou Frédéric Fisbach a dévoilé d’autres potentiels : ceux d’auteur et d’humoriste. Incredibly Incroyable 2.0, son premier seul-en-scène, révèle son incroyable sens du comique de situation et son goût pour l’absurde et le nonsense. Un peu comme si Mister Bean rencontrait Charlie Chaplin et le mime Marceau. En une heure trente, il incarne une soixantaine de personnages qui nous font voyager de la guerre froide à Œdipe, du Christ sur la croix au yacht de la famille royale en passant par une triperie normande. Ou comment sauter du coq à l’âne avec brio et un gros grain de folie.

Lundi 12 Octobre à 18H30 / Théâtre de Brive / Apéro conversation / Les forêts : territoire de l’ingouvernabilité / Tribune avec Jean-Baptiste Vidalou / Durée : 1H30 / Entrée libre et gratuite

Les bois de Sivens, Notre-Dame-des-Landes, Bure ou encore les Cévennes témoignent que des choses s’inventent du côté des forêts. Certains ont commencé à les habiter, dans la perspective de défendre un autre monde et d’autres usages du territoire. Ces luttes qui nous parlent d’ici trouvent aussi des échos forts du côté des paysans du Guerrero au Mexique, des trappeurs du peuple Cri du Canada qui luttent contre la déforestation, des Penan de Bornéo qui sont en guerre contre les compagnies de plantation de palmier à huile. Toutes ces luttes portent un même mot d’ordre : la forêt n’est pas une usine à bois, pas une réserve de biosphère, pas un puits où stocker du carbone, mais le lieu où un peuple s’insurge, se fait ingouvernable. C’est ce dont témoigne l’ouvrage de Jean-Baptiste Vidalou , « Être Forêts : habiter des territoires » (publié aux éditions La Découverte en 2017), inspiré par son expérience de vie dans le parc naturel des Cévennes. Jean-Baptiste Vidalou est bâtisseur en pierre sèche et agrégé de philosophie. Ayant fait le choix de vivre dans une forêt de châtaigniers, d’y expérimenter une autonomie, il s’est également engagé dans une lutte contre le projet de centrale biomasse à Gardanne dans les Bouches du Rhône.

Mardi 13 Octobre à 20H30 / Théâtre de Tulle / Musique / San Salvador / Durée : 1H30 / Tarifs de 5 à 21€

Amis, frères et sœurs originaires de Saint-Salvadour, ils chantent ensemble depuis l’enfance et font partie de cette génération qui a choisi de s’émanciper du répertoire traditionnel pour créer son propre registre, populaire et savant, libre et ancré. Leur façon d’associer voix polyphoniques et percussions hypnotiques renouvelle de manière radicale les chants occitans. Une alliance tellurique qui tire autant vers le chœur punk que les constructions math rock. Portées par les rythmiques de leurs toms et tambourins, leurs prestations scéniques emportent le public dans un rapport jouissif et haletant à la musique, à la limite de la transe. Leur premier album est en préparation.

Vendredi 15 Octobre à 20H30 / Samedi 16 Octobre à 19H / Théâtre de Brive / Théâtre / L’heure bleue / David ClavelLe Centquatre-Paris / Durée : 1H50 / Tarifs de 5 à 21€

Tous semblent un peu nerveux à l’idée du retour de ce frère qui n’a plus mis les pieds dans la maison familiale depuis de longues années : la belle-mère borderline et fantasque, la sœur sacrificielle, le petit frère rêveur et, figure centrale, le père misanthrope et condamné. À la manière du film Festen, David Clavel écrit, monte et joue une pièce où les non-dits se révèlent par touches, jusqu’à l’explosion finale. Le temps d’une journée, toutes les cartes familiales sont rebattues dans une révolution intime à laquelle aucun des personnages n’échappera. Emmanuelle Devos, qui a souvent collaboré avec David Clavel, excelle en amoureuse cruelle, incapable de se plier aux convenances et mensonges. Daniel Martin crache avec une vigueur folle sa morgue de patriarche égoïste sur le point de mourir. La maison, figurée par un ingénieux décor tout en jeux de niveaux, est un dédale qui permet de décaler le réel, de créer apartés et mini-drames circonscrits. Une tragédie drôle et féroce, aiguisée et sensuelle, dans laquelle les six comédiens jouent sur du velours.

Vendredi 23 Octobre à 20H30 / Théâtre de Tulle / Théâtre / Le trio en mi bémol / Eric RohmerEnsemble Ars Nova et Cie du Domaine Théâtral / Durée : 1H30 / Tarifs de 5 à 21€

On sait peu qu’Eric Rohmer s’est essayé au théâtre, on retrouve ici son goût pour les espoirs déçus et les heureux hasards. Paul et Adèle se cherchent, se déchirent, se manquent, seul semble les réunir un troisième personnage impalpable : la musique. La pièce porte le nom d’une œuvre musicale, le Trio K.498 (Trio des Quilles) pour piano, alto et clarinette de Mozart. Porté avec subtilité par l’impeccable ensemble instrumental Ars Nova, la partition musicale incarne ici un contrepoint parfait aux dialogues plein d’esprits si propres à Rohmer. L’occasion de découvrir une face méconnue de ce maître du 7ème art. En 2020 pour le centenaire de la naissance du cinéaste, Tulle se fait Rohmérienne et propose des projections, des rencontres. Une plongée dans l’œuvre mythique d’un artiste incontournable. Retrouvez l’ensemble du programme de la manifestation sur le site de la ville de Tulle.

Toutes infos pratiques ici !

Christine Le Garrec

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