Final « Du Bleu en hiver »… La Blue Note parfaite !

Pour clôturer cette 13ème édition « Du Bleu En Hiver », il y avait de l’énergie à revendre sur la scène « Des Lendemains Qui Chantent » avec au programme deux formations au jazz très calypso pour l’une et punchy-rock pour l’autre. Un moment électrique qui prouve une nouvelle fois que ce festival offre par sa programmation un éventail  jazz pluridisciplinaire accessible à tous. Un grand merci à tous les organisateurs et aux bénévoles pour leur accueil chaleureux et mille excuses aux artistes que nous n’avons malheureusement pas pu croiser, faute de temps ! Longue vie au Bleu en Hiver qui devient chaque année un peu plus LE rendez-vous incontournable et précieux de tous les mélomanes !

 

 

 

Electric Vocuhila ou l’art et la manière de vous faire entrer dans la transe en deux temps trois mouvements : difficile de ne pas chalouper sur leurs mélodies et  leurs beats électro limite tribal ! Hypnotisés par leur groove aux couleurs des îles, on sursaute sous l’impulsion des riffs de guitare et on se trémousse avec bonheur sur leurs rythmiques entêtantes ! Les thèmes au sax et au clavier, parfaitement orchestrés, et la part d’improvisation que chacun s’octroie, laissent toute place à l’inventivité et à la créativité de ce quartet de talent. Maxime Bobo (Saxophones, clavier, composition), Boris Rosenfeld (Guitare), Jean-François Riffaud (Basse) et Etienne Ziemniak (Batterie) ne sont pas nés de la dernière pluie et on a pu apprécier tout leur potentiel et leur plaisir(communicatif) de jouer, tout au long d’un set où ils nous ont offert toutes les facettes de leur palette sonore riche et métissée. Une première partie aux saveurs tropicales… Y a du vaudou dans l’air !

 

 

« Kombino Splinto » / Electric Vocuhila / 2017 / 7€ en numérique / 10€ le CD

 

 

 

Fusion de « Poil » et de « Ni », les « Piniol » sont actifs au sein du collectif « Dur et doux » : tout un programme ! Si la douceur n’est pas franchement leur tasse de thé, le gros son, lui, fait partie de l’univers de ces lyonnais aussi déjantés que talentueux, qui nous ont offert une prestation à la limite des portes de l’enfer ! Bouchons d’oreille obligatoire à proximité de la scène ! Pensez donc : deux batteries, deux guitares, deux basses et deux claviers (pour un seul claviériste), ça déménage grave ! D’autant plus que le moins que l’on puisse dire, c’est que les Piniol ne sont pas manchots et maîtrisent leurs instruments à la  perfection, au poil près sans faire de jeux de mots ! En avril, tout bientôt, ils sortent un CD… A se procurer de toute urgence pour découvrir ou retrouver leur son « rock apocalyptique » et leur énérgie sans limites . Quasiment deux groupes pour le prix d’un seul a clôturé ce festival décidément éclectique où chacun a pu trouver son bonheur.

 

 

 

 

Interview Piniol

 

« Bran coucou » / Piniol / avril 2018 / 7€ en numérique / 18€ le vinyle + le CD (en précommande)

 

 

 

Guillermo Martinez  a assuré grave aux platines en début et fin de soirée (super matos au passage !) Collectionneur compulsif de vinyles précieux et rares, bien souvent inconnus des néophytes, il fait preuve d’un goût incontestable pour la bonne zik qui sort des sentiers battus et l’art du mixage ne semble pas avoir de secrets pour lui ! Entre afrobeat, cumbia et ethno-jazz, il nous a fait profiter de la richesse de sa culture, a bien débouché les oreilles d’un public ravi de se déhancher sur des rythmes ensoleillés ! Yeah man !

 

Compte-rendus, photos et interview : Bruno Robert, photos : Yannick Le Garrec

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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