Juke Box N°14

Pop folk, musique des Balkans, roots reggae, bass music electro et stepper roots au programme de votre juke box préféré ! Pour conclure : un appel participatif de Microcultures pour finaliser un « Tribute » sur les Bee Gees. A vot’ bon cœur, m’sieurs dames !

 

 

Le monde est fou mais tout va bien ! Surtout à l’écoute de ce superbe tableau musical que nous conte « GRIMME », alter égo de Victor Roux, songwriter, producteur, bricoleur de sons et d’images. Son premier album, «The world is all wrong but it’s all right», nous transporte dans un rêve éveillé, sonore et visuel, où mélodies et images se croisent à travers une pop-folk organique et poétique. Originaire de Lyon, Victor fait ses premiers pas dans la musique au sein de plusieurs groupes de sa région (Azraël, XX Mariani…) avant de décider de se lancer en solo. Tout en travaillant sur de nouvelles chansons, il compose et réalise des morceaux et des albums pour d’autres artistes (Laurent Lamarca, Al- Hy, Eddy Lagooyatsh…) et continue d’explorer l’immense potentiel de la vidéo et des arts numériques au sein de l’association AADN, qu’il a fondée avec trois amis en 2004 à la friche RVI (squat artistique Lyonnais). L’image a toujours eu une grande place dans les projets artistiques de ce passionné de cinéma et de peinture et, c’est donc tout naturellement que la dimension visuelle s’est ajoutée à l’univers folk de GRIMME. « Vintage » tout en étant modernes, les onze titres de ce premier LP abordent les thèmes de la naissance et de la transition où se mêlent guitares réverbérées, synthétiseurs old- school, orchestrations cordes et cuivres qui insufflent toute leur puissance au songwriting.  Les chansons et les vidéos de ce disque ont été pensées, écrites, produites, enregistrées, tournées, mixées et masterisées, dans une chambre avec trois bouts de ficelle… Un magnifique hymne à la mélancolie et à la gloire de la rêverie.

The world is all wrong but it’s all right, GRIMME, Hot Puma Records, 24 mars 2017, CD-10€

 

 

 

 

Quinze années d’aventures, ça se fête ! Et quoi de plus naturel que d’arroser cet événement avec un nouvel album ? Le « Kobiz project », titre du cinquième album du Tram des Balkans, est un concentré communicatif de musique klezmer et d’airs traditionnels d’Europe de l’est. Ce mélange de fougue et de folie aux saveurs slaves est un doux remède contre la déprime… ça fait du bien ! Le tram, nous embarque pour un voyage de quinze nouvelles créations aux horizons imaginaires où les traditions se mélangent pour ne faire qu’une, créant de nouveaux ponts dans une Europe rêvée et sans frontières. Porté par trois voix sincères et magnétiques (Vincent Westphal (clarinette, chant), Diego Meymarian (violon, mandoline, banjo, chant), Vincent Gaffet (accordéon, harmonica, chant) et d’une rythmique volcanique (Sylvain Lacombe : basse, contrebasse et Mathieu Cervera : batterie), ce tram(way) nommé désir nous communique ce goût insatiable pour les traditions musicales, le folklore et la culture des balkans. Un périple rempli d’énergie, d’émotion, d’amour et de partage et si le tram des balkans passe dans votre région, ne manquez surtout pas le départ… c’est que du bonheur !

Kobiz project, Tram des Balkans, Les Entêtés Production, 26 mai 2017, CD-11€99

 

 

 

 

S’il a grandi au son du fado chanté par sa grand-mère, Rod Anton a bien été envoûté par le reggae music, sa culture et ses traditions… bref, il est devenu un véritable rasta man ! Après le succès de ses deux précédents albums « Reasonin’ (2012) et Wevolution (2015), il nous revient avec « Ubatuba ». Le titre de ce nouvel opus est celui d’une ville de la côte sud-est du Brésil, située entre terre et mer à la nature luxuriante, qu’il a découverte lors d’un de ses nombreux voyages et dont il est tombé amoureux… Le genre d’endroit à préserver et à léguer aux futures générations ! Composé en intégralité par Gabriel Bouillon, le talentueux alchimiste du label « SoulNurse Records », sur des textes en anglais et en portugais (langue maternelle de Rod), ces huit nouvelles créations nous plongent au cœur d’un subtil mélange de musique reggae moderne aux sonorités 80’s. Rod Anton a fait appel à des artistes de la scène reggae internationale pour faire résonner ses appels à l’unité, cris de révolte contre les corrompus de ce monde. On retrouve donc dans cette aventure Marcus Gad, (artiste à la voix d’or qui nous vient de Nouvelle Calédonie), Xibata, (ami de longue date et artiste reconnu de la scène Reggae Portugaise), Junior Dread, (jeune espoir du Reggae Brésilien) et à nouveau Cedric Myton,  (chanteur du mythique groupe jamaïcain The Congos), éternel comparse et professeur de Rod, présent sur tous ses albums. Avec un tel casting, le message ne peut que passer et pour enfoncer un peu plus le clou dans les têtes récalcitrantes, il nous offre trois remixes  auxquels ont participé « Art-X, Babs Operator et Ondubground »… Good vibrations ! La pochette de cet album « reggae roots acéré » est signée par Christophe Deleau qui rend hommage aux indiens « Tupinambas » et à toutes les populations indigènes opprimées qui résistent contre ce système qui tente de les dévorer. « Ubatuba » est un nouvel ode à l’amour et Rod Anton se pose définitivement comme l’un des acteurs à ne pas manquer sur la scène roots internationale.

Ubatuba, Rod Anton, SoulNurse Records, 02 juin 2017, CD-12€99, Vinyl-19€83

 

 

Bruno Robert

 

 

 

Dix EP, de nombreuses collaborations (avec notamment Scarfinger), remixes, 250 dates de concerts dans le monde entier (où elle a croisé du beau monde : Gramatik, Bonobo, Ez3kiel, Tha Trickaz, Ziggy Marley …), musiques de films (Ockefilms), dix millions de vues sur Youtube et trois millions d’écoutes sur Soundcloud, un Award de la meilleure découverte internationale aux UK Glitch-Hop Awards … Euh… Quand on sait que Chloé Aka « Clozee » n’a que vingt- quatre ans, on se dit que les fées n’ont pas fait semblant en se penchant sur son berceau ! Fan de Birdy Nam Nam et Amon Tobin, c’est edIT qui l’a définitivement menée vers ses orientations musicales qu’elle définit elle-même comme « de la bass music mixée avec des musiques du monde ». Son dernier EP « Harmony » aux mélodies envoûtantes entrecoupées de rythmes syncopés ne pouvait mieux porter son nom : l’ambiance zen métissée de sons venant d’Asie, mariage d’instruments et d’électro ethnique, vous embarque dans une « transe music » hypnotique propice à la méditation… Inspiré et inspirant, ce dernier EP installe un climat d’une beauté précieuse. De la bass music, Glitch-hop mâtinée de World Music comme on l’aime ! Surdouée et furieusement talentueuse, Clozee n’a pas fini de nous étonner et de nous séduire et on ne demande que ça !!! Clozee entame dès demain son « Harmony Tour » aux États-Unis (dates de tournée en cliquant sur ce lien, impressionnant !) . Mais, lorsqu’elle se produira près de chez vous , ne la loupez surtout pas … Sur scène, Clozee doit encore plus vous embarquer sur une autre planète !

Harmony / Clozee / label Gravitas Recording /février 2017/ en téléchargement sur Bandcamp

 

 

 

 

 

 

Après deux albums sortis sous le label Banzaï Lab, « History is a cycle sample » et « If go » (avec Spraggy), voici tout chaud tout beau, le nouvel EP de Feldub, « Class War ». Le dub maker, co-fondateur du label bordelais Banzaï Lab (une aventure collective qui perdure depuis dix ans) signe avec ce dernier opus six bijoux à la classe internationale qui vous donnent une furieuse envie de faire la fête ! Bien entouré de Fabien Deyts (multi-instrumentiste) et de quatre feats aux voix d’or, Kojo Neatness (Jamaïque), George Palmer (Espagne), Daman et Dawa (France), Feldub signe avec « Class War » un EP à l’inspiration stepper, mélange de basses mélodiques et d’envolées dub. On démarre très fort avec « My one string » (avec Kojo au chant, le texte fait référence à sa première guitare pourrave qui lui a donné le sens de l’humilité !) qui alterne roots et digital reggae et parties cuivres aux sonorités latines. S’ensuivent des morceaux stepper roots, digital stepper et Riddim dubplate qui ont tous le point commun de vous faire onduler de la tête et du bassin ! Un album de reggae réalisé par un amoureux du genre qui a commencé par jouer de la guitare dans des groupes locaux, avant de devenir un dub maker de grand talent ! Big Big up à Feldub ! Je ne voudrai pas clore cette chronique sans saluer le label Banzaï Lab et ses collaborateurs qui font vivre la musique, que ce soit sur scène ou sur CD avec des valeurs qui n’ont pas bougé d’un iota depuis sa création et qui font leur honneur : non commercial, indépendant et humaniste. Une preuve ? Banzaï Lab vous offre en cadeau pour cet été leur compilation en téléchargement gratuit… Vous n’y trouverez que des pépites !

Class War, Feldub / Banzaï Lab/ 16 juin 2017 /téléchargement (1€ le track)

 

 

 

 

Christine Le Garrec

 

 

Ce tribute réunit cinq décennies autour du carnet de chants des frères Gibb, à travers vingt-huit titres inédits enregistrés  par dix-sept groupes ou artistes. (Dont l’icône pop Emitt Rhodes, le trésor national canadien Mary Margaret O’Hara, Isobel Campbell, Martin Carr (The Boo Radleys), SheLoom (Eric Matthews, Jordan Zadorozny, Filippo Gaetani), les Mexicains Kinky, Daniel Tashian (Silver Seas), le duo soul Myron & E, Dylan Gardner…) Ce tribute est en financement participatif sur le site de « Microcultures » avec quelques contreparties exceptionnelles : un EP numérique composé de quatre remixes inédits par Tahiti 80 et Keith LeBlanc (Sugar Hill Records), un 45 tours en édition limitée avec en face A « How Can You Mend A Broken Heart » par Emitt Rhodes et en face B un titre absolument inédit par Chris Pine, qui reprend ici « Please Read Me. »…. Allez, je vous laisse le lien et n’hésitez pas à partager et voire…Participer! http://www.microcultures.fr/fr/project/view/to-love-the-bee-gees 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *