Issoudun Reggae Temple : un week-end de good vibes !!!

Le reggae s’est invité pour trois soirées pétillantes dans la belle salle du Pepsi à Issoudun où les groupes, choisis pour leur diversité et leur talent, ont célébré la musique jamaïcaine dans tous ses états et dans toute sa splendeur ! Issoudun Reggae Temple ? The place to be, of course ! Vivement l’année prochaine !!!

 

 

Un petit tour dans le village et sur l’expo consacrée au reggae ! 

 

 

 

Vendredi : Dub  night !

 

Pour  un « before », ça a tapé très fort !  Un sound system qui décoiffe, des booms Bass en folie, l’impression tout à coup de se sentir très très vieux et d’avoir chopé  la tremblante du mouton ! Le  public, tout feu tout flamme et motivé (et jeune aussi !), s’est éclaté tout au long de la soirée (y compris les tympans) sur les riddims syncopés et enivrants  de Riddim Activist. Petit moment de grâce et d’émotion avec l’arrivée de Rod Taylor sur le set, qui a fait souffler dans la salle une brise toute jamaïcaine de son beau timbre de voix… La longue route parsemée de travaux, de déviations et  de tracteurs, sans compter notre âge avancé, nous ont obligés à déclarer forfait avant l’arrivée aux platines de Conscious sounds et de Dawa Hi-fi, histoire d’être frais et dispos pour la longue soirée de demain… Une chose est sûre,  le ton de cette sixième édition est lancé : la fête sera au rendez-vous malgré la présence quelque peu dissuasive de la  maréchaussée venue en nombre aux abords du site…

 

 

Samedi : Reggae Night ! Tomawok, Manudigital, Pierpoljak, Raggasonic, Groundation et Panda Dub sur scène dans la même soirée…  Qui dit mieux ?!

 

 

Le public attendait de pied ferme le flow incomparable de Tomawok qui a comblé ses aficionados et séduit ceux qui ne le connaissaient pas encore, dès le premier morceau ! Textes engagés, énergie pure, il a arpenté  la scène comme un félin et déclenché d’emblée une ambiance festive dans la salle du Pepsi qui s’est remplie en un tour de main à l’appel de son chant. Il était affûté comme une arme, Tomawok, un nom qui résume bien le caractère de ses textes au rasoir, porté par un son qui fait bam !  Même sur le sentier de la guerre, le bonhomme fait preuve de générosité : le jeune homme qu’il a fait monter sur scène avec lui pour chanter un de ces titres en gardera certainement un souvenir marquant (qui sait… On le retrouvera peut-être dans quelques années derrière un micro car il se débrouillait plus que bien !). Une chose est sûre, on va aller fouiner  dans la discographie de l’apache car il nous a donné envie de le connaître davantage ! Il vient de sortir un EP, on va donc guetter la sortie du prochain album et on vous enverra des signaux de fumée pour vous le présenter ! Un premier concert annonciateur d’une soirée plus que prometteuse ! Hugh !

 

 

 

 

 

Pas le temps de se remettre de nos émotions que Manudigital se met déjà aux manettes ! Et le Manu (digital) n’a rien à envier à ses grands frères du beatmaking ! Il nous a fait décoller grave avec son beat distillé avec une énergie communicative doublée d’un incroyable talent, accompagné sur quelques titres par un MC de haute volée. Il semble avoir quatre mains, l’animal, et il apporte au genre une signature toute personnelle digne des plus grands. Lui aussi vient de sortir un nouvel album à découvrir de toute urgence, c’est d’la bombe !

 

 

 

 

 

Lunettes noires et cheveux courts, le rasta blanc a fait sensation avec une formation d’enfer, pour un concert fort attendu où il a chanté quelques « tubes » au milieu de ses nouvelles compos tirées de « chapeau de paille », son dernier album. Belle communion avec un public heureux de le retrouver sur scène, qui entonnait à pleine voix un répertoire connu sur le bout des doigts ! Il n’a rien perdu de son charisme, le PK, et encore moins de son enthousiasme pour faire vivre le reggae music ! Nous devions l’interviewer…  A notre grand regret, Pierpoljak a mis les voiles,  sans grande élégance, plantant tout le monde sans la moindre explication…. Talentueux, c’est indéniable, le Pierpoljak… Mais cool, pas vraiment…

 

 

 

 

 

Les vieux de la vieille n’ont rien perdu de leur superbe et quel bonheur de les retrouver sur scène, avec beaucoup de nostalgie pour les plus anciens ! Un concert de Daddy Mory et de Big Red, c’est rare et précieux et chacun a pu apprécier le cadeau que nous a fait l’Issoudun Reggae Temple ! Ils ont enchaîné leurs tubes sans temps mort, déclenchant l’hystérie collective et c’était trop trop bon ! On doit leur présence à la défection de Jimmy Cliff (à qui on souhaite un prompt rétablissement…) et même si certains ont été un peu déçus au départ de ne pas voir la légende du reggae jamaïcain en chair et en os (à priori mal en point), Raggasonic leur a bien vite fait oublier toute once de dépit… Un concert d’exception qu’on est pas prêts d’oublier !

 

 

 

 

Après trois ans d’absence, Harrison Stafford revient en force et en beauté avec une toute nouvelle formation… Et ça valait franchement le coup de patienter ! Si le « professor » du reggae n’a plus rien à prouver concernant son immense talent, il possède également un flair infaillible pour dénicher les talents des autres ! Wouaoh ! Quelle pêche, quel son !!!! On aurait pu les écouter toute la nuit ! La classe à l’état pur… Voir Groundation à Issoudun et mourir ! Une « Next  generation » est née… et stars was born sous la meilleure étoile qui soit ! Un moment de grâce hors du temps où un vent d’amour et d’espoir flottait dans l’air… On en frétille encore ! Nous avons eu la chance d’interviewer Harrison (lui  a respecté son engagement, prends en de la graine, Pierpoljak !) et nous nous sommes trouvés face à un être lumineux de gentillesse, abordable en toute simplicité ! Harrison a réalisé « Holding on to Jah« , un film documentaire sur le reggae où il a interviewé les plus grosses et mythiques pointures du genre (ça lui a pris quinze longues années…). Je ne peux que vous inciter à le visionner ! Merci Harrison !

 

 

 

 

Interview ! Un grand merci à Mélanie pour nous avoir servi d’interprète !

 

 

 

 

 

Décidément, Panda Dub est un peu le sacrifié sur l’autel de « A vos marques… Tapage ! »… Deux fois que nous ne faisons que le croiser en fin de soirée, après des journées bien chargées ! C’est fort dommage car le Panda  mériterait bien mieux que nos pauvres commentaires de concert inachevé ! On a pu cependant, une fois encore, juger de la liesse qu’il provoque à chacun de ses passages, mettant le feu à un public tout acquis à la cause du dub ! Son et lumière dignes de Versailles, éblouis dans tous les sens du terme, nous avons regagné nos pénates, tandis que la foule vibrait autant que la structure du Pepsi sous les Bass diaboliques d’un Panda dub en pleine forme qui  a saccagé le dance floor, comme à son habitude ! La prochaine fois, on boit trente litres de café et promis, on reste jusqu’au bout !!!!

 

 

 

Dimanche : Reggae afternoon ! Scientyfreaks et Hilight Tribe pour le dernier tour de piste du Reggae Temple !

 

 

Pour la dernière ligne droite du festival, la programmation s’est  faite sauvage et tribale avec Scientyfreaks et Hilight Tribe qui nous ont offert un concert d’anthologie ! En première partie du show,  Scientyfreaks (batteur des Hilight  Tribe) nous a concocté un set diaboliquement efficace… Le nez sur ses boutons et manettes, tel un savant fou et génial, il nous a distillé un trip musical qui a mis le public en transes : une belle mise en bouche avant l’arrivée du reste de la troupe qui nous en a mis plein les mirettes et les oreilles, nous faisant voyager de l’Inde à l’Espagne sous un déluge de percussions, de guitare, de sitar et autres  didgeridoo, pour  un spectacle aussi visuel que sonore qui a déménagé grave de grave ! Quelle énergie ! Quelle puissance ! Une des plus belles découvertes de ce festival  qui n’en n’a pourtant pas été avare… Une énorme bonne grosse claque ! Précipitez-vous sur leur dernier CD… Il vient de sortir !

 

 

 

Un grand merci à l’organisation du festival et à Denis Adam pour leur accueil chaleureux, sans oublier les bénévoles ! C’était top et on reviendra !!!!! Merci à tous ! One love !!!!

 

Photos : Christine Le Garrec et Bruno Robert, Compte-rendus : Christine Le Garrec, Interview : Bruno Robert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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