sakınan göze çöp batar : un homme danse et nous emporte.

Pour commencer la semaine en douceur, il fallait venir à Tulle lundi, suivre Kerem Gelebek dans ses évolutions sur la scène du Théâtre de l’Empreinte.

La conception du spectacle, signée Christian Rizzo, n’avait rien à voir avec ces grandes productions époustouflantes d’énergie et de prouesses techniques. Ici, au contraire, on avançait en terrain zen. D’abord le silence et cet étrange personnage, ce voyageur inconnu. On l’accompagne sans bien le comprendre (tel n’est pas le propos), c’est plutôt une atmosphère qu’il crée. Ses gestes aimantent les regards car, décomposés avec une éminente précision, on les dirait dotés de pensée.

D’abord une lenteur étudiée, puis des instants virevoltants, le danseur est un conteur : tout concourt à faire entrer le spectateur dans un univers qu’il contribue lui-même à définir selon ses propres perceptions.

La sobriété est sans doute le mot qui qualifie le mieux cette pièce et l’effet ressenti est l’apaisement comme lorsque l’on pénètre dans un milieu minimaliste : peu d’éléments mais tous indispensables et donnant sens à l’ensemble.

Swaz

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