• zinzinule,, je te suis • 3 •

C’est d’un beau perchoir confiné que je vous livre les vivantes rencontres de ce début de printemps. Il fut question de spectacles, du funk au punk en passant par des ballades mongoles. Des artistes à découvrir depuis votre nid, pour apprécier ces longues journées subitement gagnées.

J’en profite pour vous partager les images de XeuhMa et Dewi Goetzinger, deux photographes dont les séries baladent nos yeux des rues aux coulisses.

Nojazz en concert le 2 mars au Pan Piper

crédit photo : Xeuhma

Sensuelle, généreuse, chatoyante.. La musique de Nojazz infuse des sourires dans nos jambes jusqu’à faire danser la salle assise.

Ce concert célébrait la sortie de leur nouvel album “Beautiful Life” dans la continuité d’une série d’événements amorcés l’hiver dernier et de leur tournée internationale entamée plusieurs années auparavant. 

Le répertoire du groupe verse dans l’électrojazz bien sûr, mais puise aussi dans la soul, le funk et les chants mystiques africains, le tout lié par l’énergie électrique des samples de Philippe Balatier / Balatman (au clavier et platines) et la danse de François Mbonpo / Jeffrey, qui a rejoint la bande au chant.

Saxophoniste (Philippe Sellam / Slam), trompettiste (Sylvain Gontard /  Iron Slyet) et batteur –Pascal Reva / Bilbo) ne sont pas en reste ; tous sont des figures charismatiques, soudées et complices sur scène. Chacun trouve l’espace d’un solo virtuose qui enrichit l’expérience déjà spectaculaire et laisse présager le partage d’une énergie swing et solaire à l’écoute du disque.

Vous pouvez découvrir ici la chronique de Chris sur leur dernier album « Beautiful Life » !

Mathias Duplessy et les violons du monde en concert le 27 février au café de la danse

par Guillaume Cardineau

crédit photo : Guillaume Cardineau

C’est à l’occasion de la sortie de l’album Brothers of string que le Café de la Danse a accueilli le 27 février Mathias Duplessy et ses trois musiciens. C’est une salle comble qui tape du pied au rythme du galop sanguin entrecoupé d’anecdotes riantes sur les voyages qui ont donné naissance à ces chants.

Doucement on nous embraque, et sur les visages l’envie de prendre la tangente se fait sentir au son des « boléros texans » ou des « jazz manouches chinois », ces harmonies créées à partir de la diversité de sons et de mélodies produites par ces trois violons traditionnels tenus par Guon Gan, Epi et Aliocha Régnard. Chacun brille dans sa partition, faisant se répondre les instruments dont les inflexions résonnent dans les mémoires, convoquent des paysages qui se mélangent.

De sublimes clins d’œil aux musiques de Dire Straits et Ennio Morricone achèvent de nous séduire et les spectateurs de la fosse ont du mal à contenir leurs pas de danse, celles et ceux assis en salle, leurs claquements de doigts.

Vous pouvez découvrir ici la chronique de Mlle Louise sur leur album « Brothers of string » !

Le Cabaret décadent du Cirque Electrique, revue n° 25+45

crédit photo : Dewi Goetzinger

Pour celles & ceux qui ne connaissent pas ce lieu parisien singulier, imaginez : deux chapiteaux rouges posés sur le périphérique nord, des tigres peints sur la carapace métallisée d’un parquet de danse, des enfants qui pépient après leur cours de jongle et des punks à paillettes tatoués qui vous invitent sur la piste. « Copine du cirque », j’eus l’occasion de les rejoindre à la technique pour ce nouveau cabaret : expérience jubilatoire placée sous les lettres R A G E, thème de cette revue.

Rage devant le temps qui passe, l’impuissance, les amours ratées et saccagées, rage de vivre, rage qui nous emplit et nous vide.

Cette année encore, les artistes résidents ou invités composèrent des nuits punk, queer & sensuelles : fakirs, contorsionnistes, pole dancers, trapézistes, avaleuse de sabres et autres créatures se succèdent sous les notes de l’orchestre posé au-dessus du bar. Petit Bouquet nous chante les mots d’Eugene Durif sur le rock énervé de Tap Man, JB’s Funky people & Adrian AlGhandour tandis que le burlesque se tord en performances suaves : corps cambré de Siouladjinn, flammes éteintes par la bouche carmin d’Abatravia, balade lunaire de Lalla Morte & Monsieur Poudre, danse avec roue Cyr d’Antoine…

Durant les 5 semaines précédant la fermeture obligatoire, 4 de mes nuits étaient consacrées à ce lieu. Derrière un pendrillon ou du bord de piste, j’observais aussi Tarzana, Zorah Van der Blast, Nhật-Nam, Bellini, Antonio, Selwan, Kim, Monsieur Demain, Julie Démont et Missy Macabre se succéder dans l’atmosphère électrique composée par Ottomo de Manuel, Monsieur Loyal à la présence sulfureuse et queer jusqu’au bout de ses jambes interminables.

Le cirque, c’est un espace de polyvalence où les rôles tournent et s’emmêlent en permanence. On salue l’équipe technique qui fait des merveilles, tant en cuisine avec le Saint-Saveur qu’aux régies son & lumière et en salle. Tant de visages qui fabriquent le rythme alternatif, le rythme continu d’un lieu unique. A découvrir à sa réouverture, pour des concerts & spectacles pétillants ou encore un verre en terrasse.

crédit photo : Dewi Goetzinger

Nush

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