Juke Box N°5

Une nouvelle sélection d’albums aux courants musicaux allant de la pop rock  au folk, de l’électro swing aux rythmes tropicaux . Voilà le programme de ce nouveau Juke box ! De Smokey Joe & The Kid à Zoufris Maracas ou de The Angelcy à  Manuel Etienne, il y en a vraiment pour tous les goûts ! J’espère que tout comme moi,  vous allez vous régaler !

 

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Çà y est, ils l’ont fait ! Leur course effrénée pour la lune à été atteinte et je dirais même mieux, l’objectif final carrément dépassé ! Ce deuxième album du duo Bordelais « Smokey Joe & The kids »  complètement financé par les internautes sur la plateforme « Ulule » est sorti en mars dernier sous le label « Banzai Lab ». Après un premier LP « Nasty Tricks » en 2013 et quelques EP’s  « The Game (2014) et Smokid Inc (2015) » histoire de nous faire patienter un peu, « Running to the Moon » qu’on attendait avec impatience débarque sur nos platines. Un mélange hip hop US, électro swing aux ambiances années 20, le tout enregistré live et je vous raconte pas les featuring qui sont venus enrichir cet album somptueux ! Une petite intro pour commencer afin de vous plonger dans l’atmosphère quand même très jazzy de ce nouvel opus et nous voilà embarqués dans l’histoire de « Running to the moon ». Un clip en a été réalisé,  dirigé par Victor Jardel, n’hésitez pas à le visionner ! C’est « Chill Bump » le duo Tourangeau qui ouvre le bal de ce featuring impressionnant sur « Just walking », un rap jazz New Orléans, ça swing grave ! L’américain Pigeon John vient mettre son coup de pelle à l’édifice mais faites gaffe de ne pas vous retrouvez « Six feet below ». L’ambiance de « Bank holiday » à mi- chemin entre danse grecque et sicilienne, accompagnée par la chanteuse Dawa du trio « Ua Tea », est un jour férié qu’on aimerait bien avoir dans notre calendrier ! Mais qui est ce drôle de gars qui nous arrive avec son trombone sur « Funny guy » ? Mister Fred Wesley en personne qui fut le directeur musical d’un certain James Brown… On ne s’embête vraiment pas chez les Smokey Joe ! Il n’est peut être pas connu dans la noblesse ou chez les snobeurs, dans « Prohibition 2 » alors si vous le cherchez, adressez vous dans les p’tits bars où Yoshi de « Chinese man » paiera sans nul doute sa tournée, si vous devenez son poto. En parlant de pote, Black Worrel de « Puppetmastaz » a dû trainer les rades  avec Yoshi  et se prendre une belle murge à s’en rendre fou quand il vous voit, les filles « So sexy » ! Les deux titres qui suivent « Please come home et Smokid all stars » ont bénéficié d’un traitement de faveur avec ces deux clips d’exception produits par « Hotu ». Le premier nous raconte les mésaventures de la prod qui se fait taxer la caméra par des jeunes et l’autre où l’on retrouve la plupart des invités déjà nommés ci-dessus auxquels viennent se rajouter la présence de «  Dj Nétik, Waalhi, Non Génétic, A.S.M, Youthstar et Charles x » où ils s’illustrent à se donner la réplique sur un beat énergique et enflammé. Le clap de fin se fait sur « Learning Through The Way » où Hugo Sanchez et Mathieu Perrein de « Smokey Joe & The Kid » nous prouvent une fois de plus qu’ils ne sont pas simplement des beatmakers qui bidouillent sur leur table de mixage mais qu’ils sont deux grands artistes capable de produire des sons grandioses, de réaliser des clips culottés et surtout de générer un featuring de grande classe ! Alors  messieurs,  ne restez pas trop longtemps sur la lune, on a besoin de vous sur terre !!!

Running to the moon de Smokey Joe & The Kid, Banzai Lab, 2016 / 15 €

 

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Plus de six cent dates en cinq ans, ça s’arrose…Et pour marquer un tel événement, rien de tel qu’un petit best of en live  ! Les Zoufris Maracas nous reviennent en cette fin d’année avec « Le live de la jungle » sorti le 16 octobre dernier sous le label « Chapter Two Records« , une compilation de leurs meilleurs titres en public, pour notre plus grand plaisir ! Les Zoufris (référence aux ouvriers algériens venus travailler en France dans les années 50) ont commencé leur carrière musicale dans le métro parisien en 2007.  Ces deux amis d’enfance ( Vincent Sanchez et Vincent Allard) n’imaginaient certainement pas se retrouver propulsés au sommet de la chanson française, neuf ans plus tard ! C’est avec « Et ta mère », leur premier single, qu’ils se font remarquer entre autres par Radio Nova et France Inter. Titre qu’on retrouve sur le premier album « Prison dorée » paru en 2012. S’ensuivent alors les concerts et surtout ce fameux « Les Zoufris font la manche au Cabaret Sauvage » où la recette est collectée au chapeau et reversée intégralement à un collectif de sans papiers. Puis, en 2015, sort « Chienne de vie » qui ne fait que confirmer que ce groupe  militant et apolitique, écolo et sans frontière qui bouscule les codes avec ses textes corrosifs, aux rythmiques et mélodies chamarrées du bout du monde, ont vraiment un indéniable talent ! Immortaliser cinq années de tournées n’a pas dû être simple dans le choix des morceaux !  C’est avec six titres en acoustique que débute ce « Live de la jungle » aux surprenantes instrumentations. De « Et ta mère » en passant par « Chabada » avec une petite version très personnelle de « L’auvergnat » de Georges Brassens, on se régale d’entrée de jeu les écoutilles ! Entourés de François Causse (batterie), Michael Demeyère (guitare), Brice Moscardini (trompette,claviers), Petteri Parviainen (basse), les deux Vincent nous proposent une deuxième partie plus électrique où l’on retrouve de nouvelles versions de « Bahia », « Chienne de vie », « Prison dorée » ou « Et si demain » » à l’orchestration laissant une large place aux solos de trompette, batterie et autres guitares ! Du live comme on l’aime ! Les Zoufris nous tirent leurs révérences sur « Bois bourgeois » qui commence à capella pour se terminer sur une rythmique punk carrément déjantée ! Décidément, les Zoufris Maracas n’ont pas fini de nous surprendre !!!

Le live de la jungle de Zoufris Maracas, Chapter Two Records, 2016 / 12 €

 

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Un gros rayon de soleil, en ce mois de novembre frisquet, nous arrive tout droit d’Israël avec le premier album de The Angelcy « Exit Inside » . Sorti en Février, il nous apporte la chaleur d’un folk aux idéaux de paix, d’amour et de liberté. C’est en 2010 après des années de voyages autour du globe que Rotem Bar Or, l’emblématique chanteur et guitariste décide de former son groupe. Avec l’aide de quelques amis et de belles rencontres : Gaël Maestro  (contrebasse, vocal), Maya Lee Roman (Violon alto, percussions, vocal), Uri Marom (guitare, clarinette, percussions, vocal) et deux percussionnistes qui se partagent le même set (Maayan Zimry et Udi Naor) le rejoignent dans cette belle aventure. La plupart des titres de « Exit Inside » ont été composés par Rotem Bar Or quand il sillonnait son pays avec sa guitare et son bloc-notes à la main, ne pensant certainement pas à cette époque que « My baby boy », « Freedom fighters » ou « Dreamer »» deviendraient des hits ! Ces anges rebelles tombés sur terre ne sont pas là pour nous chanter les événements et bouleversements de leur pays mais plutôt pour nous raconter avec simplicité des histoires profondément humaines… Leurs messages, plus militants que politiques, participent à cet élan planétaire pour la paix. Ce premier album est porté par une énergie collective et une complicité instrumentale qui captive l’attention dès les premières notes. Arrangements cordes, voix et percussions, accents klezmer de toute beauté comme sur « People of the heavens » ou sur « Captain zero » un instrumental qui nous dévoile l’étendue de leurs talents respectifs…  « Exit inside » est un beau voyage musical qui ne demande qu’à transmettre son souffle d’amour, de paix, de liberté, un rêve que The Angelcy et tous les « Dreamers » sur cette terre, aimeraient bien voir se réaliser !

Exit Inside de The Angelcy, Sony / Jive Epic, 2016 /14 €

 

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Mais qui est donc Manuel Etienne? Jamais entendu parlé ! Et pourtant, ce n’est pas à un novice que nous avons affaire ! Ce lorrain, auteur, compositeur, chanteur et guitariste de « Toxic Kiss, Lova Mi Amor… » a décidé en 2012 de se la jouer solo avec un premier album « Détails ». Il s’entoure de Thomas Rocton (guitare, claviers, trombone), fondateur de « Alone with King Kong » et tromboniste pour l’orchestre national de Lorraine, Fabien Pilard (basse) de « Vénus in the Dust » et David L’Huilier (batterie), pour la scène. L’expérience est tellement convaincante qu’en 2014 sort « Vaudémont ». Deux albums à vraiment se procurer ! Mais c’est de « Ni pluies, ni riens » dont nous allons parler, le nouvel opus sorti le 18 novembre sous le label Lafolie Records, produit par Christian Quermalet.  Manuel Etienne et ses acolytes, nous entrainent dans ce dix titres aux influences très pop rock anglaise où se mélange rythmique punk et ambiances psychédéliques. « Arcane 99 » en est l’illustration parfaite ! Puis, c’est à la découverte de la relation un peu spéciale qu’il a avec « Kelly Capwel »qu’il nous convie ou à sa vision bien particulière de voir « Béziers », un instrumental bien cuivré. Il y a dans tout cela beaucoup de liberté, de fantaisie, un univers qu’ils se sont forgé au fil de cette aventure que ce soit avec des ballades comme « La nuit remue », « Du ciel », ou « ballade avec Perrine » où les arrangements claviers et cordes accompagnent ces morceaux magistralement. Avec son « Hors piste » ou l’on retrouve le son anglo saxon, « Ni pluies, Ni riens » , tout en poésie, est vraiment un album à découvrir…

Ni pluies, Ni riens de Etienne Manuel, Lafolie Records, 2016 / 9,99 €

 

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Bruno Robert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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