Punk’s not dead ! Pogos à gogo ce 4 novembre au festival Ô les Choeurs !

Burning Heads et les Ludwig Von 88, dans les années 80, ont révolutionné le mouvement Punk en France. Pour leur trente ans de carrière, ils ont repris le chemin de la scène pour fêter ce bel anniversaire avec leurs fans.  Bien évidemment, la salle de l’Auzelou était comble pour célébrer cet evènement exceptionnel et ces deux groupes mythiques !  On s’attendait à du gros son, de l’agitation et… houlala… on n’a vraiment pas été déçus du voyage ! Cette dernière soirée du « Festival Ô les Chœurs » fut… Explosive !

 

 

 

 

Pas facile pour les Bordelais de Mars Red Sky, de faire la première partie de ces deux icônes de la scène punk française… Et pourtant, avec leurs compos  heavy-psyché-métal, les trois musiciens (basse, batterie, guitare), nous ont fait découvrir un répertoire au son puissant, hypnotique, mis en contraste avec des vocaux éthérés, clairs, propres et nobles. Entre le doom Rock et la pop psychédélique des 70’s, ils ont brillamment réchauffé l’ambiance de la salle de l’Auzelou qui n’en attendait pas moins ! Une bonne mise en jambes et en oreilles !

 

 

Mars Red Sky, Apex III (Praise for the burning soul), CD :12€, Vinyle :16€

 

 

 

Les Burning Heads, portent décidément bien leur nom ! Ils pourraient facilement donner des leçons à la new génération punk sur l’art et la manière d’envoyer la sauce ! Les têtes brulées nous ont offert une débauche survitaminée d’énergie électrique, un déferlement de bon gros son qu’ils ont distillé non au compte-gouttes et à l’économie, mais avec une pêche d’enfer ! Une heure et demie à fond la caisse de compos issues de leurs quatorze albums et de quelques reprises (Clash, XTC), presque sans reprendre leur souffle ! Certes, il ne faisait pas bon être aux premières loges… Les pogoteurs n’ont pas épargné les courageux (et inconscients) qui, devant la scène, tentaient, par exemple, de prendre des photos… (Les autres ont fui lâchement, je le sais, je les ai vus !!!!) Un vrai champ de bataille où il a fallu jouer des coudes (et des fesses) pour reculer un public déchaîné ! Bon, c’est le jeu, l’esprit punk était là et bien là, et si on veut être peinards, on peut toujours louer une loge à l’opéra ! Ce que l’on retiendra de ce concert ? Du bonheur, de la sueur, certes quelques bleus et courbatures, mais surtout le sentiment jouissif d’avoir pu assister à « ça » ! Ouah ! Quel concert !!!! A dans trente ans, les gars ?

 

 

Burning Heads, Escape Alive, mai 2017, CD :15€

 

 

 

Quinze années d’absence, c’est long ! Et d’après les rumeurs les Ludwig Von 88 ne feront que très peu de dates… Alors, vous imaginez bien, qu’il était impensable et impossible de louper cet évènement ! Et je peux vous assurer qu’on a bien fait d’y aller et qu’on ne l’a pas regretté une seconde : ils n’ont rien perdu de leur fougue légendaire, de leur esprit décalé et de leur folie douce, les Ludwig, bien au contraire !  Arrivés déguisés, en Oui-Oui, Astérix et autres personnages loufoques, casqués cornus, yeux pétillants, il est certain qu’ils se sont amusés autant que leur public !  Feux de bengales, pétards, lâcher de (gros) ballons et de confettis, le spectacle était au rendez-vous, leur énergie communicative aussi et c’est sur un rythme d’enfer qu’ils ont offert aux festivaliers une fin de soirée mémorable. Avec des titres devenus cultes tel que « Houlala !, Bière Et Punk, Louison Bobet For Ever, Guerriers Balubas…  Les Ludwig, avec générosité et un vrai talent (et une sacrée santé, dediou !) ont installé un climat dévastateur qui a littéralement mis le public en transes (Encore une fois, il valait mieux éviter le premier rang… Danger !) Bon, concerts punks, c’est fait … Penser à s’entraîner (dès maintenant) au pogo et au bain de foule pour ne pas être ridicule lors de leur prochain concert…. Punk is very very not dead ! On n’est pas prêts d’oublier cette clôture de la 21 ème édition du « Festival Ô les Chœurs », qui, décidément nous a mis du baume… Au coeur !

 

 

Ludwig Von 88, Thorfin Le Pourfendeur, 45 T. 2016

 

Photos et compte-rendus : Christine Le Garre, Bruno Robert /  vidéos : Bruno Robert

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