Traces d’une journée Éphémère…

Ce samedi 4 novembre, le temps d’une déambulation, le Quai Baluze à Tulle s’est donné des airs de Grand Canal. C’est en effet avec grande prestance que les comédiens de la Compagnie Homo Sapiens annonçaient aux chalands les réjouissances du jour, à la Chapelle St-Pierre… Une belle journée pour la saison !

 

 

Sous la coupole de la chapelle, les curieux et les invités, à leur tour, ont pu déambuler, découvrant les sculptures en bois, une expo de photographies et un court-métrage dans l’ancienne sacristie. Rien de clinquant, mais des œuvres habitées qui retiennent l’attention des spectateurs surpris de s’attacher à une silhouette familière, à l’acuité d’un regard ou à la douceur de visages sortis de l’anonymat. L’après-midi fut dédiée aux expressions théâtrales et corporelles. Trois groupes de comédiens amateurs, certains handicapés,  tous totalement investis et guidés par Véronique Étienne, ont présenté des mises en jeux, parfois drôles, souvent délicieusement poétiques. Oh, cette attente sur un quai de gare, prémisse à bien des rêves ! L’on pouvait sentir le public ému et l’on oubliait même le froid émanant des vieilles pierres… Pour clore ces rencontres éphémères, nous avons fait cercle autour de la conteuse. L’espace sous la voûte a semblé alors s’agrandir encore, nous reliant à ce qui demeure invariant dans l’histoire de l’humanité. C’est sûr, de cette journée, des traces persisteront, au moins dans les têtes, car les rencontres furent fertiles. Il suffisait au départ de presque rien : des sensibilités d’artistes alliées à des savoir-faire inspirés et à une volonté de montrer… et, au final, cela fit beaucoup.

 

Swaz

 

 

 

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