Juke Box N°21

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ça bourgeonne dans les bacs ! Reggae, pop rock, electro planant et bonne chanson française au rendez-vous de ce printemps frisquet mais mélodieux, nom de Dieu ! Du bon groove bien chaud et des good vibes pour se réchauffer les oreilles ! On a testé pour vous, on est chaud bouillant !

 

 

 

Il y a des albums comme « Walk For A Kid », que vous déposez sur votre platine et qui tournent en boucle du matin au soir parce que tout simplement, c’est vraiment bon de se mettre dans les oreilles de  la bonne vibe ! Depuis l’enregistrement de leur premier EP en 2013, Simawé n’a cessé de peaufiner son style, mélangeant les cordes des guitares, classique, électrique, basse et lapsteel pour mettre en valeur un reggae teinté de belles couleurs folk, blues, rock’n’ world, une mixture à l’alchimie rare qui des les premières notes vous propulse directement dans une autre dimension. Un trip de quinze titres porté par une voix chaude qui vous enveloppe pour mieux ouvrir nos consciences sur un monde qui parfois (trop souvent…) avance trop vite. Le quintet Angevin est avide de grands espaces musicaux et puise dans des sonorités inattendues pour obtenir de superbes mélodies, se jouant de tous les codes du reggae en y incorporant des instruments comme le banjo, le violon ou l’accordéon, donnant aux compositions un souffle agréable qui nous électrise et touche au plus profond de l’âme. Simawé est soutenu par « Le Chabada » à Angers qui l’a placé parmi ses groupes « espoirs » et il est fort probable que l’on entende parler d’eux encore longtemps car ces cinq récidivistes en matière de plaisir musical, qu’ils vous caressent de douceurs acoustiques ou de leur vitalité débordante, n’oublieront jamais de vous procurer de merveilleuses sensations ! Alors, suivez l’oiseau et redevenez en leur compagnie, un enfant aux yeux émerveillés !

Simawé,  « Walk for a kid / Odjila/ Wiseband, 16 mars 2018 / Télécharger ici

 

 

 

 

Se redéfinir artistiquement pour se rapprocher de l’essentiel n’est certainement pas une mince affaire surtout dans un contexte où la recherche de soi et de sa place en société est devenue un point central de nos réflexions. Pierrick Vivarès est allé chercher le point de l’océan le plus éloigné de toute terre émergée afin d’y faire naviguer son inspiration. De ce voyage spirituel, il refait surface sous la nouvelle identité de « Ȼôme ».  » Point Némø « est  un album  qui nous délivre tout en finesse et poésie de délicieuses tranches de vie : des compositions aux mélodies épurées pour lesquelles Clément Faure, guitariste subtil et talentueux et David Marduel, flirtant entre basse, stompbox et samples, ont apporté tout leur savoir faire pour donner encore plus de portée aux propos riches et intenses à la jolie plume de Ȼôme. L’univers de « Point Némø » est rempli de tendresse et de coups de griffes se révélant autant dans une énergie communicative que dans des ambiances plus apaisantes en proposant des pistes de réflexion sur le chemin des possibles et pourquoi pas… une quête de soi. Chapeau, capitaine Ȼôme !

Côme, « Point Nemo » / Vibrations sur le fil, 16 Mars 2018 / 15€ le CD / 25€ le vinyl

 

 

 

 

Ryon ne lâche pas le rythme et ne cesse de défricher un chemin fait d’engagement et de liberté depuis son apparition sur la scène reggae hexagonale en 2014. Récompensé aux victoires du reggae en 2017 avec l’album « Rêver », le groupe revient avec un nouvel opus « Zéphir » où l’on découvre treize titres aux sonorités roots, mis au service de textes toujours dans la langue de Molière et portant haut et fort des valeurs humanistes qui invitent au partage et à la réflexion. Ryon nous donne l’opportunité de pousser les portes de la planète « Zéphir », de se laisser porter et de kiffer les bonnes vibrations  qui se dégagent de cette ballade au long cours. Une belle virée où les cinq musiciens : Manu (Batterie), Djé (Basse), Nico (Guitare), Bouyax (Claviers) et Cam (Chant), nous offrent quelques jolies parenthèses de vie où les combats pour plus de justice et d’amour ne sont pas absents, mais qui pourrait peut être, nous amener à réfléchir et changer nos comportements. Le défi est de taille et l’on peut compter sur Ryon pour propager et défendre les valeurs de leur reggae engagé et positif qui fait la force de cette formation et qui sait… Nous conduire tous ensemble, sur les chemins de la liberté !

Ryon, « Zéphyr » / Roots Time Prod, 16 Mars 2018 / 14€ le CD, 20€ le vinyl

 

 

Bruno Robert

 

 

 

 

Les Fratellis… Je n’avais jamais entendu parler de ce trio écossais qui vient de sortir son cinquième album… Pour tout vous avouer, la première chose qui m’est venue à l’esprit à l’évocation de leur nom, ce sont des artistes de cirque (Ben non, c’est les Fratellini… patate !) Shame on me… C’est vous dire que c’est l’oreille vierge et grande ouverte que j’ai découvert “In your own sweet time” ! My god ! Dès la première écoute, je me suis direct transportée, genre retour vers le futur, dans les années bénies de la pop américaine des années 70, croisée avec du bon son rock anglais… Rhaaaaaaa… Lovely, tout ce que j’aime !!! Ces trois diables (frères ? Ils s’appellent tous les trois Fratelli !) vous mettent illico presto l’envie de vous trémousser et vous ôtent toute inhibition dès le premier accord où vous allez vous surprendre (si si !) à bouger du popotin en créant des chorégraphies débridées tout en chantant à tue-tête des mélodies qui vous restent en tête dès la première écoute (ce qui pour moi est un vrai gage de qualité, sauf pour le petit bonhomme en mousse qui lui aussi, hélas, ne vous lâche pas facilement… Mais c’est un très mauvais exemple, oubliez !) Une guitare, une basse, une batterie, une voix et des chœurs qui vous accrochent, un zeste de folie douce et de la bonne humeur à revendre : les Fratellis vous donnent la pêche intégrale avec leur énergie communicative ! Détonante et délurée, leur musique est redoutablement efficace, comme un hymne à la joie de vivre, c’est joyeux, un peu déjanté et drôlement bien ficelé (comme un rosbif ?). Tony Hoffer (collaborateur de Beck, The Kooks, Belle & Sébastian…) ne s’y est pas trompé en signant une troisième collaboration avec les trois de Glasgow ! Le printemps approche et « votre propre temps sera doux » grâce à ce cocktail survitaminé made in scotland qui va faire grand bruit dans les jours et les mois à venir !

The Fratellis, « In your own sweet time », Ephélide / 16 Mars 2018 (Plateformes de téléchargement)

 

 

 

 

On est tout d’abord irrésistiblement attiré par la pochette de « Fields », réalisée par Song Kang, une artiste américaine de grand talent… Et dès que la musique s’envole, on s’aperçoit que celle-ci colle comme une deuxième peau à l’univers de ce jeune artiste bordelais un peu mystérieux, dont on ne sait pas grand-chose, mais qui, sans nul doute, va faire parler de lui avant longtemps ! Il faut s’abandonner corps et âme aux sons envoûtants de cet EP de grande classe, à ses sonorités qui vous embarquent  en état d’apesanteur dans une alternance de boucles hypnotiques  évoquant la transe et le mouvement, en petites touches douces et apaisantes se muant en vagues électro qui savent d’instinct se rendre puissantes… La musique de Noke est aquatique, calme et violente, sombre et lumineuse, nonchalante et pressée, chaque morceau apporte sa pierre à un édifice délicat qui nous emporte dans un monde onirique de toute beauté … « Fields », c’est de l’émotion pure, un grondement de basses entêtantes, six titres planants et obsédants qui vous mènent tout droit à la zénitude, comme un rite d’initiation… Magique !

Noke / Fields / Banzaï Lab / 5€ (lien de téléchargement)

 

 

Christine Le Garrec

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