Le Post Générique ! N°4

Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe… Mais les heures passent et un constat s’impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume…

 

 

 

Après La nuit a dévoré le Monde, le cinéma français continue de surprendre avec un nouveau film de genre. Et après le film de zombie c’est au tour du film catastrophe, légèrement science fiction, de faire son entrée. Dans la Brume, réalisé par Daniel Roby, propose donc une histoire de survie dans un milieu familier pour les personnages, qui s’est transformé en cauchemar, tout en restant dans un style réaliste. Tiens! Comme La nuit a dévoré le Monde!

 

 

Alors n’allez pas dire qu’il s’agit d’une copie, loin de là ! Il faut dire que le cinéma français axé sur le fantastique et la science fiction, gagne à être réaliste et à ne pas donner des super compétence à ses héros. Ce sont des gens ordinaires, des gens du quotidien, et c’est ça qui permet au film d’être prenant et même touchant. Le spectateur s’identifie facilement aux personnagex, de plus ici, le héros interprété par Romain Duris, ne possède pas vraiment de background. A aucun moment du film, on va expliquer ses origines, son métier, sa situation sociale, ect… et ça renforce l’identification car ça peut être n’importe qui.

 

 

Le film commence rapidement avec une brève mise en place des relations entre les trois personnages centraux: Anna, Sarah et Mathieu. Juste ce qu’il faut pour comprendre ce qui sera en jeu. Sarah, la fille de Mathieu et Anna, a une maladie génétique qui l’oblige à vivre dans une sorte d’aquarium, sans contact avec l’extérieur. Lorsque la brume envahit Paris, les parents de Sarah se réfugient au dernier étage, la laissant dans sa bulle, un abri temporaire.

Tout le film va tourner alors sur la survie de Sarah, ses parents cherchant tous les moyens possibles pour la garder en vie et essayer de la sortir de là. Le film adopte leur point de vue, ils ne savent pas ce qu’il se passe ailleurs, ne savent pas comment la brume est arrivée et d’où elle vient. Et comme dit précédemment, c’est ce qui fait en grande partie la force du film, exactement comme La nuit a dévoré le Monde, le réalisme et l’adoption du point de vue du personnage principal permet à ce genre de film de se démarquer de ses confrères américains.

 

Concept art du film

 

L’esthétique participe également à cette différenciation, et ici, le film nous offre des plans sublimes de la capitale sous cette brume étrange et fantomatique. Un magnifique contraste s’installe entre les toits de Paris et le ciel bleu qui surplombe cette “mer de nuages”. On pourrait presque penser au tableau Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich. On a même droit à deux plans grandioses et surréaliste. Un travelling enchanteur sur Paris sous la brume la nuit, et un autre en plongée de jour qui permet de bien montrer l’évolution de la brume. De plus, la majorité des scènes dans la brume ont été réalisées en studio avec du vrai brouillard sur le plateau, et ce réalisme se sent vraiment à l’écran.

 

Le Voyageur contemplant une mer de nuages

 

Côté jeu d’acteurs, le début du film laisse à désirer. Les dialogues semblant être plus récités que joués. Romain Duris tient à peu près la route sur l’ensemble du film. Il faut attendre la moitié de l’histoire pour avoir un bon jeu de l’ensemble des acteurs. La bande originale est assez sobre mais néanmoins efficace, on retiendra surtout son impact lors d’une scène poignante vers la fin du film.

 



Pour conclure, après La nuit a dévoré le Monde, le cinéma français poursuit sa route sur les thématiques « fantastique et science fiction », en misant sur l’aspect réaliste et proche des personnages centraux. Dans la Brume est un film très réussi, avec une belle esthétique, un bon rythme, des acteurs dans l’ensemble bons, mention spéciale à Romain Duris. La fin, bien qu’un peu prévisible sur les dernières minutes du film, est touchante et ne manquera pas de vous arracher un petit sourire en coin…

 

 

Alex

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