Shaka Ponk: Les monkeys à La Sirène !

Si il y avait bien un concert de Shaka Ponk a ne pas louper cette année, c’est sûrement celui de La Sirène samedi dernier ! Après une nouvelle tournée dantesque débutée en janvier 2018 à Lille, les monkeys ont annoncé leur seconde partie de dates pour la fin 2018-2019 et, après une pause de deux mois, ils ont regagné la folie des salles avec ce premier concert qui a été et sera la seule date en club. Autant dire que l’ambiance était totalement crazy !

 

La Sirène a ouvert ses portes aux alentours de 20h30, mais les fans étaient déjà présents bien avant, cramponnés aux barrières dans l’attente d’un concert qui restera mémorable. À peine les grilles ouvertes, la salle se remplit rapidement, le noyau « brut » de fans se forme et l’attente commence. 

Les lumières s’éteignent alors pour ne laisser qu’une petite lueur bleutée éclairer une jeune fille en robe rose aux allures de princesse. Il s’agit d’Alice on the roof qui va faire la première partie de la soirée. Armée de ses synthés, d’un pad et d’une caisse, ce petit bout de femme se balade avec brio entre ses divers instruments tout en chantant avec une voix douce des chansons pop qui viennent s’entremêler aux sons électroniques qu’elle produit. S’ajoutent à ces sonorités de lourdes percussions qui donnent un coté très dynamique à sa musique. Alice on the roof nous a offert une belle première partie, avec son univers bien particulier, à la fois doux, amusant et décalé, et interagissant avec le public qui a bien joué le jeu.

 

 

 

 

Pour ce qui est de Shaka Ponk, c’est une autre affaire… On connaît ces fous furieux de la scène rock, on sait de quoi ils sont capables, on sait à quoi ressemble le show qu’ils nous offrent à chaque concert… Mais là, c’était unique…

 

 

Après nous avoir bien laissé trépigner d’impatience sur fond de musique de films « western », les lumières s’éteignent à nouveau et la foule se met instantanément à rugir. Les lumières s’allument doucement dévoilant un temple en ruines au milieu du jungle. Les lianes s’enroulent autour des pieds de micros et du synthé, parcourent le plafond, tandis qu’entre les colonnes du temple se dresse un gigantesque écran.

Trois singes apparaissent alors sur cet écran, accompagnés d’un morceau de violoncelle qui laisse planer un léger suspense. C’est alors que des quatre coins du temple qui occupe la scène, surgissent les quatre musiciens du groupe d’une démarche solennelle. Leurs instruments accompagnent alors le violoncelle, rejoint par une voix féminine aux tonalités presque robotiques. La musique monte en puissance et là… une explosion de lumière  et les musiciens se déchaînent, emportant la foule avec eux ! L’intro touche à sa fin et un gorille cyborg envahit l’écran alors que débute Killing Hallelujah ! C’est au tour de Frah de faire son apparition dans un look complètement barré que l’on pourrait croire emprunté aux personnages de Mad Max. Le bougre qui ne se calme jamais avec ses singeries se retrouve au milieu de la scène, équipé d’une minerve, conséquence de ses dernières acrobaties. Pour le faire tenir tranquille, il est enchaîné à son pied de micro ! Enfin, arrive Sam, aux allures de guerrière amazone, collée à l’écran géant qui dégage une lueur rougeoyante… Elle entame une danse sensuelle en chantant tandis que des bras mécaniques la poussent dans le dos… virtuellement, pas d’inquiétude !

 

 

 

Après cette entrée fracassante dont les Shaka ont le secret, Frah prend le temps d’expliquer avec humour sa situation : il ne pourra enlever sa chaîne uniquement que s’il se tient relativement calme durant le concert… Et seule Sam pourra l’en détacher ! Ils enchaînent alors sur un autre morceau du dernier album, On Fire, histoire de bien chauffer le public. S’ensuit alors Twisted Minda du second album et là, je peux vous dire que la soirée était vraiment mais alors vraiment bien lancée, les pogos battaient déjà leur plein et ne s’arrêteraient que lors des dernières notes du concert. 

Nous avons également eu droit à de nouvelles parties instrumentales, à de nouveaux visuels et à un nouvel interlude qui nous a offert un moment calme et quelque peu hypnotisant avec ses lumières bleutées et ses sonorités planantes, pendant que sur l’écran défilaient des baleines dans un océan des plus calme. Un spectacle qui m’a fait un peu pensé à Gojira… Petite inspiration ou juste délire de ma part ?

Le concert bat son plein, et retentit alors un son de claquement de doigts… Les fans savent ce que cela annonce : le fameux titre Palabra Mi Amor avec Bertrand Cantat dont nous aurons uniquement la voix… La foule chante en symbiose avec le groupe et Frah, ne tenant plus en place, libéré de ses chaînes par Sam, s’installe en hauteur au milieu du public qu’il invite à tourner autour de lui. Ni une ni deux, la foule se met à tourner comme un seul homme sur une instru complètement dantesque, très lourde, qui vient caresser de près les codes de la musique métal ! Que du bonheur !

 

 

 

Frah continue son chemin dans la foule pour se retrouver au fond de la salle pendant que Sam entame le premier couplet de leur reprise de Smells Like Teen Spirit… encore un beau moment de symbiose ! Le show continue, les visuels sont toujours aussi fous, les jeux de lumières sont intenses et ont sent que le groupe est heureux d’être là, ils interagissent avec le public, sourient, échangent entre eux… Malgré son état, Frah se donne à fond.

Puis à un moment arrive le calme. CC, le guitariste se retrouve seul sur scène et entame un solo, assis au pied d’une colonne, au milieu d’une légère lumière. Un moment intense qui permet à chacun de reprendre un peu son souffle. Et c’est alors que l’écran reprend vie, des branches aux lianes brillantes poussent et parcourent le décor virtuel sur lequel viennent s’ajouter des spirales de couleurs qui semblent être créées par le solo de guitare. Le groupe se reforme est entame Summer Camp, offrant un moment envoûtant au public.

 

 

Mais ce moment de calme est de courte durée car bientôt l’écran est envahi par d’innombrables robots qui, sous les ordres de Sam et Frah, vont se mettre à reproduire leurs gestes, créant une gigantesque chorégraphie virtuelle sur l’excellent titre Gung Ho !

On arrive sur un moment culte des concerts de Shaka Ponk : la battle de batterie. Et sur cette tournée ils ont mis les bouchées doubles ! Alors que le groupe joue Share a Line, le gorille qui se trouve derrière eux sur l’écran s’emporte dans un solo de batterie endiablé qui déstabilise le groupe! Commence alors la battle de batterie entre le singe et Ion, le batteur. La nouveauté dans ce concept que Shaka Ponk utilise depuis ses débuts c’est que cette fois, les autres musiciens vont venir détruire des bouts de la batterie du singe pour que Ion garde l’avantage ! Mais le gorille a plus d’un tour dans son sac et va se mettre à ressusciter Kurt Cobain, Prince, David Bowie ou encore Lemmy de Motorhead ! Ce moment devient alors un véritable enchainement de battles pour chaque musicien: battle de guitare, de synthé et de basse, énorme !!!

 

 

 

Les derniers morceaux s’enchaînent et vient le grand final. Puis les applaudissements. Le groupe salue et remercie le public, ils prennent leur temps, le public réclame une autre chanson, insiste, mais les monkeys s’en vont…

Frah revient puis chaque membre regagne la scène, ils se concertent, échangent, et à la surprise générale, les premières notes de Tostaky de Noir Désir résonnent dans la salle… La folie s’empare à nouveau du public ! Une fin mémorable et un nouveau salut viennent conclure le concert.

 

 

J’en ai vu des concerts de Shaka Ponk mais alors celui là… C’est le genre de concert qu’on n’oublie pas, celui qui est unique ! Les nouveaux arrangements, les nouveaux visuels, Frah handicapé mais toujours à fond, les interactions avec le public, l’ambiance, le slam d’un des membres de leur staff et enfin le rappel avec Tostaky… Oui, ce concert était vraiment mémorable !!!

Si vous n’avez toujours pas vu Shaka Ponk, c’est le moment de foncer ! Ils seront à Clermont le 22 mars, pas loin de chez nous, donc allez y, allez profiter de ce spectacle unique en son genre ! Et si vous doutez encore, allez jeter une oreille ou deux sur leur dernier album, The Evol’, qui est surement le plus complet qu’ils aient réalisé.

 

Et voici les autres photos du concert!
(Certaines photos n’étant malheureusement pas de bonne qualité sur le site sont disponible ICI)

 

 

 

 

 

Alex

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