Pause Guitare… 1er chapitre !

Après un loooong périple pour arriver jusqu’à Albi (Mapy, on ne te dit pas merci… Bonjour, le trajet le plus court !), le festival Pause Guitare et sa prestigieuse affiche nous attendaient les bras ouverts ! Ce soir, rien de moins que Matmatah, Bernard Lavilliers et Santana au programme, suivis des sculptures aériennes des Plasticiens volants pour clôturer cette première journée sur le site de Pratgraussals… On vous dit tout !!!

 

 

 

Un petit tour au point presse « Al’Beach » pour récupérer nos pass et pour prendre connaissance de notre planning de la journée ! L’endroit porte bien son nom, avec un peu d’imagination, on se croirait vraiment à la plage… Ne manque que le clapotis des vagues ! Accueuil chaleureux, ambiance cosmopolite et accent canadien flottent dans l’air (très très doux) : normal, le « off », installé au centre ville, propose une multitude de scènes (pour la plupart gratuites) dont les Québecofolies ! Le temps presse et nous n’aurons malheureusement pas le plaisir d’aller écouter les nombreux artistes qui s’y produiront tout au long de la journée (maudit Mapy, tabarnacle !!!) : Les poules à Colin, Le Winston Band, Samuele, Sophie Pelletier, Danny Buckton Trio, For the Hackers, Dalton Telegramme, Ivan Tirtiaux, Mathias Bressan, Spoutnique, Shaun Ferguson, Thomé Young et Cedric Vieno.

 

Nous aurons tout juste le temps de croiser Govrache qui nous accordera un petit moment pour une interview très sympa !!! Un Govrache, très très heureux qui sera couronné quelques heures plus tard du prix Magyd Cherfi… Il sera donc sur scène pour la 23ème édition de Pause Guitare, l’an prochain !

 

 

 

 

Conférence de presse d’Alain Navarro, directeur du festival Pause Guitare

 

Heureux et fatigué, voilà comment on peut résumer l’état d’esprit d’Alain Navarro lors de cette première conférence de presse ! Heureux, car les préventes ont déjà couvert le festival, en hausse de fréquentation cette année (52 000 festivaliers, au minimum). Fatigué, car les fortes intempéries de Mercredi soir (vents violents et risque de grêle) l’ont obligé à prendre la décision d’annuler la première soirée du off. Une vraie galère pour toute l’équipe du festival, et surtout pour les techniciens qui ont dû démonter en urgence (ce qu’ils avaient monté depuis le Lundi…) structures et plateaux techniques pour les remonter dans la nuit, une fois l’alerte passée, afin que tout soit opérationnel le jeudi soir. Alain Navarro nous a également entretenu des nouveaux aménagements sur le site (pose de gradins pour ceux qui souhaitent assister aux concerts assis, bâtiment « en dur » pour héberger bureaux, point presse et loges, orientation différente de la scène, etc…) et des projets prévus pour faciliter l’accès aux visiteurs l’an prochain. Il a salué le travail de tous les bénévoles (1200 !) et nous a souhaité à tous un excellent festival… Ce dont nous ne doutons pas une seconde !

 

 

 

Grosse ovation pour Matmatah à leur arrivée sur scène, malgré les nuages de plus en plus menaçants… Et ça n’a pas loupé : au moment où ils entonnaient « Il fait beau sur la France », ce n’est pas un petit crachin breton qui nous est tombé sur la tête mais une pluie diluvienne et discontinue pendant un bon quart d’heure ! Interrruption du concert le temps d’évacuer la scène inondée et c’est reparti de plus belle ! Toujours aussi pêchus, les Matmatah nous ont offert les titres de leur dernier album et quelques incontournables de leurs succès passés, histoire de faire chanter un public, bon pour l’essorage, mais visiblement heureux d’être là et de se réchauffer dans une belle communion musicale. C’était chouette, Matmatah, leur énergie, leur humour et leur zique nous ont séchés sur pied !!!

 

« Plates coutures » / Matmatah / L’autre distribution / Mars 2017 / 16€

 

 

 

 

 

 

Quel bonhomme… Et quels musicos ! On l’attendait tous de pied ferme notre Bernard national (pour ma part, c’était la première fois que je le voyais sur scène, et j’avoue que j’étais très émue…). Un charisme exceptionnel, une carrure, un regard droit et franc, une voix inimitable : Lavilliers, c’est la force tranquille, la tendresse et la révolte mêlée. Il en jette grave, émeut autant qu’il impressionne et inspire le total respect ! Toujours aussi engagé, il frappe fort et juste et son indignation légitime ouvre la porte à la nôtre : son magnifique « Croisières méditerranéennes » m’a direct mis les poils et les larmes aux yeux… Bien sûr, en plus des titres de son (superbe) dernier album, il nous a fait le plaisir intense de reprendre ses plus grands succès comme « Les mains d’or », « Idées noires », « La salsa » et bien d’autres encore que nous avons tous repris en choeur avec ferveur (re-frissons…). Une chose est sûre, Monsieur Lavilliers a toujours la classe et l’élégance des plus grands et n’a rien perdu de sa pêche légendaire ! Quant aux musiciens qui l’entourent, c’est du nectar, le top du top ! Tous, avec une belle complicité, nous ont offert un show réglé au quart de poil qui nous a mis KO debout, des étoiles plein les yeux… Wouah… Je suis pas prête de l’oublier, ce concert…

 

« 5 minutes au paradis » / Bernard Lavilliers / Barclay / Septembre 2017 / 16€

 

 

 

 

 

De multiples écrans géants diffusant toute l’histoire de la pop et du rock des années 70, dans le contexte politique de l’époque : Hendrix, Joplin, Jefferson Airplane, les Beatles, Woodstock, manifestations pour les droits civiques, Martin Luther King, Black Panthers… Des images psychédéliques aux messages forts nous ont hypnotisés quelques minutes avant l’entrée en scène de l’immense Carlos Santana et de ses musiciens exceptionnels. C’est donc chauds comme la braise que nous avons accueilli ce groupe mythique tant attendu !!! Et caramba, quelle fiesta ! Si Carlos a pris quelques rides et quelques kilos les années venant (comme nous tous, ne nous leurrons pas), il n’a, c’est certain, rien perdu de sa dextérité. La dernière fois que je l’ai vu sur scène, j’avais seize ans (arènes de Fréjus, 1977) et j’ai retrouvé intact, quarante ans plus tard, la même émotion et la même fièvre ! Les titres se sont enchaînés les uns derrière les autres sans nous laisser le temps de soufller, et bon sang, quel bonheur d’être en face de cette scène devant une de nos idoles rescapées de ce temps béni du flower power et des babas cools peace and love ! Ses musiciens ? De la bombe ! Mention particulière à Cindy Blackman à la batterie (et épouse de Carlos ) qui est  monstrueusement douée !!! Non, la musique de Santana ne vieillit pas, elle est  intemporelle et indémodable et séduit aujourd’hui les jeunes générations… Quant aux vieilles branches de mon espèce (et nous étions nombreux !), on s’est pris un sacré coup de jeune en même temps qu’une belle bouffée de nostalgie.  Hasta pronto, Carlos !

 

« Santana IV » / Santana / Avril 2016 / 15€

 

 

 

 

 

 

Bon, autant vous le dire… Après avoir pris les chemins de traverse, croisé des tracteurs et des troupeaux de vaches et erré pendant des heures dans des no man’s land non dénués de charme bucolique, certes, mais que toute civilisation semblait n’avoir jamais atteint, nous étions quelque peu épuisés…. Après avoir galéré pour arriver jusqu’au site de Pratgraussals (seulement le jeudi, les autres jours, nickel !) et dans l’idée de poireauter dans les embouteillages de fin de soirée (15 000 personnes partant en même temps, ça fait de la bagnole, moi, j’vous l’dis !), nous avons sagement pris le chemin de notre camping, situé à 20 bornes d’Albi. Donc, privés de Plasticiens volants… Vu les échos entendus le lendemain, c’est certain que nous avons loupé un spectacle d’exception fait de poésie et de merveilleux…

 

 

 

Je ne peux résister de vous parler du camping, que dis-je, du hâvre de paix que nous avons trouvé à une petite demie-heure d’Albi ! Un terrain ombragé au coeur d’une réserve naturelle avec accès direct sur le Tarn, pas un bruit, hormis ceux de la nature (bêtes non identifiées la nuit, entendues au loin… Chants d’amour de grenouilles mutantes,  de canards bioniques ou de dindons d’eau ???? Mais fort agréables et propices pour trouver le sommeil !), des hamacs pour faire des siestes nonchalantes (hélas trop rares en ce qui nous concerne !), canoë et baignade, paysages somptueux … Et l’accueil quatre étoiles de Geoff et Daniela ! Rarement vu autant de gentillesse ! Alors, je vous le dis tout net : si vous voulez passer quelques jours (pour un prix plus que raisonnable) afin de vous ressourcer dans un cadre aussi idyllique que chaleureux, c’est ici que vous trouverez le paradis !

Camp vallée du Tarn, les Bourdaries, Courris, Ambialet 81340 / Tel : 05 63 78 89 13, portable 06 82 52 89 40

 

Photos : Christine Le Garrec et Bruno Robert / Vidéos et interview : Bruno Robert / Compte-rendus : Christine Le Garrec

 

 

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