Musique et soleil à gogo pour ce deuxième jour des Nuits de Nacre !

Grosses têtes d’affiches ce Samedi aux Nuits de Nacre, avec Toucas Trio Vasco, Barcella, Reco Reco et The Fat Bastard Gang Band. Tous, sans surprise, ont été au-delà de nos espérances… Quel pied !!! On a eu aussi le plaisir de retrouver les incomparables et incontournables frères Scopitone, fidèles au poste dans leur caravane juke box, et de découvrir deux « groupes » d’exception : les Nefertiti in the kitchen et leur poétique cabaret aux accents « punk »… Et l’inclassable (et tout seul !) Gil Jogging qui a failli nous faire mourir de rire dans un show aussi hilarant que politiquement incorrect ! Une journée riche en émotions de toutes sortes où planait indiscutablement de « good vibes » !

 

 

Les Nefertiti sont sortis de leur cuisine, mais le thermostat du four céleste était à son maximum en ce début d’après-midi  sur et devant la caravane du Vladkistan ! Tout d’abord un peu clairsemé et réfugié à l’ombre (rare), le public a peu à peu investi la place Jean Tavé, attiré comme des papillons par le show théâtral et musical du duo venu de Bretagne pour l’occasion. Il faut dire qu’il était difficile de résister au charisme et à la bonne humeur des Nefertiti qui nous ont offert un spectacle façon cabaret de très haute volée où poésie et humour faisaient bon ménage ! Entre les changements d’instruments (et de perruque !) la belle Nefertiti à la voix jazzy en diable, accompagnée de son accordéonniste qui a lui aussi plusieurs cordes à son arc, ont séduit un public conquis et sous le charme qui, malgré la chaleur, a répondu de bon coeur à leurs sollicitations. L’humeur était vagabonde, les sourires sur les lèvres, et une douce petite musique (très cinématographique) trottait dans les têtes… Avec « Nefertiti in the kitchen » , nous avons vécu un moment de grâce, une parenthèse au temps aussi douce que vivifiante. Quel talent !!!

 

 

« Moody cabaret » / Nefertiti in the kitchen /octobre 2015

 

 

 

 

Interview

 

 

 

 

 

Toucas Trio Vasco est décidément une valeur sûre du festival des Nuits de Nacre ! Après leur passage remarquable et remarqué de 2016, ils étaient de nouveau sur scène, cette fois-ci de jour (et sans écran vidéo), pour nous présenter leur dernier spectacle qui fut… époustouflant de virtuosité ! Guitare, tablas, accordéon et voix en onomatopées se répondant en écho nous ont tenu le langage universel de la musique qui n’a besoin d’aucune dialectique pour être compris, sinon celle du coeur et du plaisir, dans une gamme infinie de richesse et d’intelligence qui n’hésitait pas à prendre les chemins de traverse de l’improvisation. Jeux de regards, sourires complices et bonheur de jouer s’entendaient autant qu’ils se voyaient ! Crestiano Toucas et ses deux compères, avec une aisance incroyable, ont déroulé pour nous la quintessence de leur univers fait de beauté et d’élégance et franchement, on serait bien restés des heures à les écouter, encore et encore ! Pas étonnant que les critiques du prestigieux « jazz magazine » aient décerné quatre étoiles à leur dernier album (en vente partout, courez vite l’acheter !), c’est une splendeur ! Tsst tsst… Ceux qui ont préféré regarder le match de foot à la télé… Oui, vous… Je ne voudrais pas remuer le couteau dans la plaie, mais vraiment, là, LE spectacle était bien dans la rue !

 

 

« Sangue do mar » / Toucas Trio Vasco / Avril 2017 / 15€

 

 

 

 

Interview

 

 

 

 

 

L’humour et la tendresse à fleur de peau et le charme déguingandé de ce (très) grand garçon flegmatique, au timbre de voix reconnaissable entre mille, a opéré illico presto sur le public de la place Gambetta dès son arrivée sur scène…. Conquis ! Filles, garçons, jeunes et moins jeunes se sont d’emblée laisser porter dans l’univers drôle et poétique, parfois nostalgique et poignant de notre « Babar » national  qui était décidément en très grande forme, malgré la defection (pour cause de blessure) de son accordéonniste. Magie des mots, simples et forts où tous se reconnaissent, présence charismatique, sourire ravageur et regards doux, souple et bondissant, Barcella a séduit son public par sa gentillesse et son sens de l’à propos et par toute l’étendue de son talent, en nous offrant un florilège des titres de son dernier album (un bijou à écouter en boucle !) mais aussi des plus anciens, suivis de deux titres de « camarades » aimés tels qu’Alain Souchon ou le regretté Nino Ferrer, que nous avons tous repris en choeur. Je connais bien son album (ma chronique est ici !) mais le découvrir en « live » a été pour moi une expérience riche en émotions de toutes sortes, partagée semble-t-il par les gens autour de moi, vu leur visible bonheur d’assister à ce spectacle qui rend heureux, tout simplement… J’ai pleuré en écoutant « Maman » (je n’ai pas dû être la seule…), on a rit, hurlé d’une seule voix « salope », (euh… c’est le titre d’une chanson, hein !), on a été submergés de souvenirs avec « Les cahiers de vacances », et par tant d’autres où Barcella, tel un Cyrano, à la fin de l’envoi, nous a touché en plein coeur… Le soleil n’a pas fait que briller dans le ciel ce samedi. Il était dans tous les yeux….  Magique Babar !!!

 

 

« Soleil » / Barcella / Ulysse Maison d’artistes / 30 Mars 2018 / 15€

 

 

 

 

Interview

 

 

 

 

 

Impossible de résister à l’appel de la caravane des frères Scopitone qui, déjà présents l’an dernier sur le festival, n’étaient pas passés inaperçus et avaient remporté un franc et mérité succès ! Alors, quoi de neuf depuis l’an dernier ? De nouvelles chansons, bien sûr ! Pour le reste, on a retrouvé intact l’humour et la dégaine délicieusement rétro de ces trois lascars qui sèment leur petit grain de folie comme autant de graines de bonheur et de rires ! Deux fois… Je suis montée deux fois à bord de cette boîte à chaussures à double fond où l’on s’entasse pire que dans le métro, la bonne humeur en plus ! Deux expériences inoubliables au cours desquelles nous avons chanté en choeur « La Javanaise », dans l’étuve de la caravane pendant que les frangins nous chantaient la sérénade de l’extérieur (le spectacle était aussi dans la rue) pour enchaîner sur « La Carioca » (version « La cité de la peur ») où nous avons non seulement chanté (braillé) mais aussi dansé… Et je peux vous dire que quinze (vingt, plus ?) personnes qui se mettent à se trémousser dans une caravane, c’est un spectacle totalement inédit ! Bon, vous l’aurez compris, les Scopitone n’ont pas perdu la main ni la voix et ont encore une fois cette année, fait caravane comble pour le bonheur de tous ! Vivement l’année prochaine ! Et guettez leur passage, ils sillonnent routes et villages de France et de Navarre !!!

 

 

 

 

 

 

Du négligé travaillé et pensé, voilà comment on peut déjà dépeindre le look improbable de Gil Jogging, pantalon et veste de survet sur tee-shirt « Barbie » ou autre truc du genre, trois tailles en dessous de celle requise pour son petit bidon rondouillard et rassurant… Rien qu’en le voyant débouler sur scène, vos yeux pétillent car vous savez que le moment que vous allez vivre en sa compagnie n’engendrera pas la mélancolie ! Et c’est rien de le dire car, dès que son show déjanté commence, Gil, armé d’un synthé déglingué et scotché de partout (une saloperie de merde chinoise !) et d’un humour acide et jamais vulgaire (malgré l’enfilade de gros mots) est irrésistible de drôlerie ! Tenir seul la scène en débitant des conneries n’est pas donné à tout le monde mais Gil le fait avec talent, panache et bonhomie, déclenchant à la chaîne des fous rires impossibles à réfréner ! Je n’avais pas autant ri  (Hellooo !) depuis un sacré bail et j’avoue avoir failli me pisser dessus (la honte intégrale) ! Ce type a le chic pour déclencher l’hilarité, générale, si j’en crois ce que j’ai vu autour de moi : tout le monde était bidonné ! Y avait d’l’ambiance au Vladkistan et on s’est régalé des déboires de Gil coincé dans une soirée « entre filles », avec le fil dénudé de « son loft », ou avec ses sorties en boîte pour « ne pas rentrer seul »… Gil pointe du doigt et du verbe les petits trucs du quotidien, les agacements et autres prises de tête pour nous les renvoyer enrobés de son humour dévastateur avec un sacré talent ! Trop, trop bon ! On en veut encore !!!

 

 

 

 

Interview

 

 

 

 

 

Quelle fiesta ! Les Reco Reco ont mis le feu aux poudres en fin de soirée avec leurs rythmes d’enfer venus d’Amérique du Sud, sur fond d’électro ! Pas moyen de rester peinards deux secondes, histoire de souffler entre deux morceaux endiablés : avec une énergie sans limite, ils ont enchaîné les titres, provoquant même chez les plus timides des déhanchements lascifs et l’envie de sauter partout dans des danses « transes » , en autant de voyages au coeur des moiteurs tropicales venus du lointain Brésil, de Cuba et d’ailleurs. Une véritable liesse s’est emparée du public, ravi de se défouler sur la folie sonore que ces diables « d’hombres » ont déclenché avec un naturel désarmant !  A n’en point douter, ces lascars sont tombés dans la cumbia et le merengue dès le berceau, tant ces rythmes leur collent à la peau ! Inutile de vous dire que les dernières notes nous ont laissé pantelants et en sueur… Et totalement heureux d’avoir vécu de près ce moment d’exception… Caramba, ça fait du bien !!!

 

 

 

 

Interview

 

 

 

 

 

Après les Reco Reco, il fallait avoir une sacrée santé pour enchaîner direct avec le concert des Fat Bastard : faits du même bois, ils partagent la même passion pour la fiesta qu’ils balancent avec une fougue et une énergie insatiables !  C’est dire que c’est quasi hagards qu’on a fini la soirée, laissant aux plus jeunes le soin de danser jusqu’au bout de la nuit ! Néanmoins, nous avons traîné nos guêtres et nos cernes un bon moment devant la scène, la passion prenant le dessus sur la raison ! Là encore, quelle claque ! Masqués ou à découvert, les Fat Bastard et leur balkan touch nous ont fait vibrer jusqu’à très tard… On a fini par déclarer forfait à regret, les oreilles vibrant de sons cuivrés, d’accordéon et de rythmes infernaux, couverts de bière et des ampoules aux pieds…. Ho, les jeunes… Boire ou danser, il faut choisir ! En tout cas, les deux en même temps, c’est pas top pour ceux qui se trémoussent trop près de vous… ou prennent des photos ! Bon, il faut bien que jeunesse se passe, hein !

 

 

 

 

Interview

 

 

 

Voilà ! Pour nous, l’aventure des Nuits de Nacre s’est arrêtée là car nous n’avons pu assister aux concerts du dimanche, pour cause de préparation d’un autre festival qui va dépoter grave ! Jeudi, nous prenons la route pour Albi et « Pause Guitare » ! Bien sûr, nous vous raconterons tout en détail dans la semaine qui suivra, promis !

 

Un grand merci à toute l’organisation des Nuits de Nacre, à la jolie Margaux qui a drivé tout ce petit monde avec maestria (et avec le sourire !), aux bénévoles, à la technique et à tous ceux qui ont oeuvré pour que cette 31ème édition atteigne des sommets de qualité par sa programmmation exemplaire !!! Un grand merci aussi aux artistes qui nous ont accordé un peu de leur temps avec une gentillesse et une disponibilité rares. Nous avons vécu des moments d’exception en votre compagnie ! Et mille excuses pour ceux que nous n’avons pu aller écouter, faute de temps…. Allez, à l’année prochaine !!!

 

Photos : Christine Le Garrec, Bruno Robert et Alexandre Vergne / Vidéos : Bruno Robert et Alexandre Vergne

Interviews : Christine Le Garrec et Bruno Robert / Compte-rendus : Christine Le Garrec

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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