Nuits de nacre : deuxième soirée !

Du Danube à l’Italie en passant par l’Argentine, cette deuxième soirée des Nuits de Nacre nous a embarqué dans un fabuleux voyage autour du monde. De la scène Gambetta à celle du Vladkistan jusqu’aux terrasses des bars, la virtuosité, l’humour et la musique dans tous ses états étaient au rendez-vous pour nous épater, nous émouvoir, nous faire sourire et bien sûr danser dans un tourbillonnant cocktail métissé et épicé ! Une soirée riche en découvertes qui s’est terminée en big fiesta avec Click Here qui a littéralement mis le feu au dancefloor avec son set Balkanique mâtiné de New wave ! Un petit regret cependant… Nous avons raté la prestation d’Anne Niepold au cloître, nous retrouvant devant une porte close et donc dans l’impossibilité d’y assister… La salle était paraît-il comble et malgré le son intempestif des cloches durant son set, Anne a comblé par sa virtuosité les chanceux spectateurs, premiers arrivés

Donauwellenreiter et Riccardo Tesi

Le quatuor autrichien Donauwellenreiter (batteur, violoncelliste, claviériste et chanteuse violoniste), accompagné de Riccardo Tesi à l’accordéon diatonique, nous ont offert un pur moment de grâce et de recueillement tout au long de ce concert intimiste, toute première représentation d’un projet commun né autour du chanteur italien Gianmaria Testa (décédé il y a trois ans). Entre pop, jazz et tradition, portés par la voix sublime d’une chanteuse à la tessiture proche du lyrique, ces artistes de haute volée lui ont rendu le plus bel hommage qui soit tout en dévoilant l’ampleur de leur immense talent. Le public, calme et recueilli, ne s’y est pas trompé : nous avons tous savouré à sa juste valeur l’émotion distillée par ces « surfeurs du Danube » et par le magicien Riccardo Tesi… Une sacrée belle découverte qui nous a offert une parenthèse au temps, délicate et émouvante…

L’Esbrouf

C’est du festif et du convivial qui nous attendait au coin de la rue, à la terrasse du Richelieu, avec les quatre énergumènes de l’Esbrouf ! Composé d’un clarinettiste clown, d’un contrebassiste et de deux accordéonistes, tous rompus aux arts de la rue, le quatuor nous a offert un spectacle ludique et interactif que petits et grands ont apprécié. Notre clown, particulièrement réactif aux réactions de chacun, a joué avec un public familial, heureux de participer à ce jeu de ping pong chaleureux et joyeux comme une bulle de savon, au son d’une musique klezmer du meilleur jus !

Interview L’Esbrouf

Picon mon amour

Après Gil Jogging et son synthé déglingué qui nous avait fait mourir de rire l’an dernier, la scène du Vladkistan a accueilli cette année Picon mon amour, un couple (à la scène comme à la ville) tout aussi déjanté, qui nous a offert un show ébouriffant à base de chansons réalistes dépoussiérées, de chansons traditionnelles cajun et de compositions personnelles, chantées avec une gouaillle de titi parisien par Lorène, également à l’accordéon. Quant à Jojo, son homme, il n’a pas hésité à donner de sa personne malgré la canicule ambiante, pour dérider le public sous une avalanche de pitreries : distribution de saucisson, confiscation de portables, sauts dans le public pour des « free hugs » enthousiastes, queue leu leu improvisée… ont bien vite suscité l’hilarité générale, sous l’oeil pétillant et complice de Lorène qui, de son côté, nous offrait des chapelets de répliques savoureuses et décalées ! Si Lorène était au piano à bretelles, Jojo, entre deux bonds et trois blagues, chevauchait quant à lui d’improbables instruments faits « maison » (contrebassine grosse caisse améliorée façon VRP, et contrebasse électrique à trois cordes bidouillée avec un réservoir de moto !) dont il sortait néanmoins un son d’enfer ! Un show théâtral et burlesque, grivois et pétillant, qui a marqué les esprits !!! Picon mon amour sort un second album dans quelques jours, prénommé « En rute pour la joie »… Tout un programme !!!

Interview Picon mon amour

Un petit moment de grâce en compagnie de David Venitucci

Ne pouvant malheureusement pas assister à son concert le lendemain, David nous a gentiment proposé de venir l’écouter au théâtre de l’Empreinte après ses balances… Il n’a donc joué quasiment que pour nous, l’espace d’un petit moment, deux, trois morceaux de la création qu’il présenterait lors de la soirée du Samedi… Et c’était magique ! Nous avons reçu ce témoignage de sa gentillesse qui n’a d’égale que son talent, comme un véritable cadeau… Merci Monsieur !!!

El Cachivache Quinteto

Retour sur la scène Gambetta, avec El Cachivache Quinteto, compatriotes de la Yegros ! Un clavier, une contrebasse, une guitare, un violon et un accordéon joués par cinq musiciens qui semblent s’être égarés sur la route du Hellfest… Un look punk augurant un bon concert de rock ? Oui, mais pas seulement, car la musique de ces argentins prend surtout ses sources du côté du tango… Pas celui de Carlos Gardel, non ! Mais un tango énergique et pêchu, totalement surprenant, qu’El Cachivache Quinteto joue en virtuose, tout en conservant son esprit et sa sensualité originelle, en le pimentant d’arrangements punk rock incroyablement efficaces ! Le public, scotché par cette belle originalité et par l’énergie déployée par ces talentueux musiciens, a pris une leçon de tango ce Vendredi à Tulle… Et ne s’est pas privé de se laisser aller à danser… Sa propre vision du tango !!!

Canzoniere Grecanico Salentino

Après l’Argentine, place à l’Italie avec la tribu Canzoniere Grecanico Salentino : une famille nombreuse (et heureuse, visiblement !) composée de six musiciens chanteurs (et multi-instrumentistes) et d’une danseuse aux pieds ailés… Wouaoh… On peut dire qu’on s’est pris une bonne grosse claque devant leur spectacle ! Mamma Mia… On se serait cru à l’opéra ! Polyphonies à tomber et à faire dresser le moindre poil encore sec, musique festive et dansante respirant la joie de vivre, robe et foulards virevoltant sous les entrechats sensuels d’une danseuse portée par la grâce : tout était en place pour se croire à la Scala !!! Les Canzoniere Grecanico Salentino redonnent un sacré coup de peps aux chants traditionnels italiens qu’ils reprennent avec une énergie incroyable et avec une évidente et palpable complicité : tout au long de ce spectacle époustouflant, ils ont enchaîné les morceaux, endiablés ou romantiques, enflammant un public conquis et sous le charme ! Bravissimo !!!

Click Here (DJ Click Banda)

Pour terminer cette deuxième soirée, le « général » DJ Click et sa formation de musiciens (et chanteuse) tziganes ont littéralement mis le dawa sur la place Gambetta ! Dj Click aux manettes, mais également au mégaphone, à la guimbarde et autres instruments, a orchestré de main de maître un set tourbillonnant où les annnées 80 et leurs incontournables tubes se sont mariés avec bonheur (et pour le meilleur !) à la trépidante musique des balkans ! Impossible de résister plus de deux secondes sans avoir envie de sauter partout… Et le public ne s’en est certainement pas privé, la sueur coulait à flots ! La chanteuse, aussi talentueuse que belle dans sa robe rouge, les musiciens portés par la fièvre de cette musique incroyablement festive sous les beats énergiques de DJ Click ont fait des miracles et donné des ailes à tous ceux qui ont eu la chance de se trouver devant la scène ce soir là ! C’était magique, fort, puissant, c’était tout simplement la fête ! Click Here ? Appuyez ici et laissez la magie opérer !!!

Interview DJ Click

Photos et compte-rendus : Christine Le Garrec / Photos, vidéos et interviews : Bruno Robert

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