Histoire(s) de lire… N°49

Une pointe d’humour et beaucoup de noirceur : des chroniques acides, des romans et des nouvelles noires ou lumineuses… Voici ma sélection pour vous évader en cette période de confinement. Et si vous ne pouvez malheureusement pas vous procurer ces livres physiquement, pensez au numérique ! Bonnes lectures à toutes et à tous… Et prenez soin de vous !

On vit vraiment dans un monde formidable… Et toutes les saloperies amorcées déjà depuis un bon moment envers les petits et les humbles ne vont pas tarder à nous sauter dessus comme la misère sur le pauvre monde… Mais puissance mille, n’en doutons pas ! L’après Covid19 risque d’être le coup de bambou final fomenté par les têtes pensantes de ceux qui gouvernent le monde, sous couvert de crise économique… Marche ou crève risque fort d’être le lot de tous très prochainement ! Tout comme pendant le naufrage du Titanic, il y avait de la musique, Charline Vanhoenacker nous propose quant à elle de rire jaune des travers de notre société orchestrés par les puissants, en 80 chroniques bien senties et férocement drôles dans ce petit bouquin où elle aiguise son humour brandi comme un sabre laser sur nos petites et grandes misères. Petits boulots sous payés, racisme, politiques véreux, nouvelles technologies invasives et aberrations de tous poils jalonnent ce livre d’utilité publique qui nous dépeint le monde tel qu’il est, nous invitant (et c’est le moment où jamais, non ?) à réfléchir sur nos comportements et sur notre condition, il faut bien l’avouer, de moins en moins humaine ! Vous pouvez également (ré)écouter les podcasts de ses billets sur France Inter (ici !), ceux de l’excellente émission « Par Jupiter ! » ( !), et leurs podcasts de confinement diffusés sur Youtube (« Par Jupidémie », ici !). Alors, aux vannes, citoyens… Et surtout debout les yeux ouverts, nom de Zeus !!!

Debout, les damnés de l’Uber ! de Charline Vanhoenacker, Denoël, 2020 / 17€

Il en a un peu ras la casquette, Germain… Ras le bol de son statut de romancier à succès et de la futilité de son oeuvre… Ras le bol d’être largué dans ce monde hyperconnecté où il ne pige plus grand chose… Ras le bol de se coltiner en colocation Joseph, son neveu bordélique et donneur de leçons et sa copine Julie, une artiste tourmentée qui produit d’incompréhensives oeuvres d’une laideur sans nom… Et il maudit sa soeur qui lui a laissé la charge de son rejeton pour partir élever des chèvres dans les Cévennes ! Qu’on le laisse bouffer ses sardines à l’huile en paix, nom de dieu !!! Et en solitaire aussi tant qu’on y est, car à cinquante balais, s’il cumule les conquêtes d’un soir, c’est davantage grâce à sa célébrité qu’à son charme irrésistible, il le sent bien Germain… Désormais, il n’a plus qu’un seul but : changer de vie et écrire enfin un livre qui lui ressemble, n’en déplaise à Jean-François, son agent et néanmoins ami, qui regarde d’un mauvais oeil les nouvelles ambitions littéraires de son poulain aux œufs d’or qui risquent de le priver de juteuses royalties ! Sa quête d’inspiration mène Germain au musée d’Orsay où il se retrouve totalement subjugué devant une toile de Toulouse-Lautrec… Ce tableau sera t-il l’élément déclencheur de son futur chef-d’œuvre ? C’est avec un humour acide et décapant qu’Anna Rozen nous plonge dans la crise existentielle de cet enfant (trop ?) gâté par la vie, en égratignant au passage la bonne conscience des « bobos » nantis ! Affres de la création, crise de la cinquantaine, choc des générations : à travers les questionnements et les agacements de son auteur en quête de pureté et d’authenticité, elle nous dresse avec une habileté incomparable le portrait d’une société où il est fort difficile de sortir du paraître. Une irrésistible farce sociale où l’ironie et le désenchantement mènent le jeu pour un savoureux moment de lecture… Et on en a bien besoin !!!

Loin des querelles du monde d’Anna Rozen, Le Dilettante, 2020 / 17,50€

Gabriel, puissant PDG d’une compagnie minière, survole l’Amazonie à bord de son avion privé, lorsqu’un vol d’oiseaux lui en fait perdre le contrôle. Vivant mais mal en point, il se retrouve à son réveil entouré d’indiens qui l’observent avec méfiance… Quelle est cette « chose » tombée du ciel ? Homme ou animal ? L’enfer va commencer pour Gabriel qui devra leur prouver son humanité pour survivre, physiquement dans une jungle où tout lui est hostile, mais aussi psychologiquement avec la remise en question de toutes ses certitudes sur le sens de la vie… Après « Les échoués« , « Ce que tient ta main droite t’appartient » (chroniqué ici !) « Le paradoxe d’Anderson » (chroniqué !), et sa participation au superbe recueil de nouvelles « Ce qu’ils font est juste » (chroniqué ici !), on n’attendait pas moins que ce joyau de la part de Monsieur Manoukian : tout dans ce « cercle des hommes » sonne juste avec une incomparable intelligence doublée d’une profonde humanité. La confrontation qu’il met en scène entre ces « sauvages » en contact direct avec une nature qu’ils respectent et préservent avec sagesse, et cet homme qui met en péril leur existence même en cautionnant une déforestation sauvage, sans la moindre vision d’avenir, uniquement préoccupé par les profits qu’il peut en retirer, nous incite à une réflexion profonde sur l’absurdité et la perversité de notre système de valeurs qui privilégie le fric au détriment de l’essentiel : la protection de notre planète et de ceux qui y vivent… C’est à dire nous tous et plus encore ceux qui n’ont jamais perdu de vue la « vraie » vie au sein d’une nature qu’on leur vole sans qu’ils ne puissent comprendre les motivations de ceux qui la saccagent. Le mode de vie des « yacous » de Pascal Manoukian nous invite à réfléchir sur la futilité du nôtre mais aussi sur sa fragilité, nous qui avons perdu de vue « cette humilité destinée à nous rappeler combien nous étions tous proches et condamnés à être solidaires »… Reviendrons-nous un jour dans ce cercle des hommes que nous n’aurions jamais dû quitter ? Pascal Manoukian, de son écriture toujours aussi limpide et lumineuse, nous offre une multitude de pistes de réflexions à ce sujet au fil des pages de cette fable initiatique où l’écologie et le politique (Bolsonaro et consorts en prennent fort justement pour leur grade…) se mêlent à la spiritualité. Brillant, captivant, puissant… Du très bon Manoukian !

Le cercle des hommes de Pascal Manoukian, Seuil, 2020 / 19,50€

Fric, succès, pouvoir. Harry, célèbre marchand d’art, est un véritable requin qui, parti de rien, a atteint des sommets. Alors, pourquoi cette gorge nouée en permanence, ce « caillou » qui l’oppresse et dont personne ne comprend l’origine ? Il est vrai que l’année écoulée n’a pas été des plus facile : le décès de sa mère, la dépression de sa femme avec qui il entretient des rapports de plus en plus distants, le meurtre mystérieux de sa psychanalyste et le conflit ouvert avec David More, un de « ses » artistes qui vient de lui claquer la porte au nez, l’ont bien perturbé… C’est d’ailleurs en se rendant à Londres pour assister à la vente des oeuvres de ce dernier, que son train déraille… Coincé dans un wagon, vivant mais entouré par la mort, Harry se livre à une longue et profonde introspection des derniers mois de sa vie, remontant jusqu’à son enfance traumatisée par le départ de son père dont il ne se souvient même plus du prénom… Quel étrange et fascinant roman… Avec autant de maîtrise que d’audace, Fabien Henrion nous fait traverser l’autre côté du miroir avec ce texte hypnotique et fort, glaçant et froid comme l’acier, qui nous mène aux tréfonds de l’âme d’un homme au moment où sa vie déraille et qui tente de capter son essence même pour comprendre ce qu’il est devenu. Ce voyage immobile où l’art et la vie sont étroitement mêlés, taillé en multiples facettes lumineuses et sombres, réalistes ou fantastiques, est aussi dérangeant qu’essentiel…

Plunk de Fabien Henrion, Plon, 2019 / 18€

C’est à Poucié, une tranquille petite bourgade bretonne, que Nicolas Beaucel s’est exilé en acceptant un boulot de policier municipal pour fuir la ville et ses tracas. C’est un solitaire, Nicolas. Il faut dire qu’étant de petite taille, il doit plus souvent qu’à son tour subir les railleries des braves gens, ce qui ne l’incite guère à se frotter à ses congénères… Pas de petite amie, seulement des fantasmes comme celui qu’il tient bien au chaud pour une jolie mère de famille qu’il croise chaque matin lorsqu’il est en poste devant l’école pour faire traverser les enfants. Un ami néanmoins, un seul : Hervé, l’employé municipal en charge de la station d’épuration, avec qui il entretient une relation cordiale. Mais sous ses abords paisibles et sans histoires, Poucié cache de nombreux secrets… Celui de Victor, amoureux de Chloé, la soeur de Léo, son meilleur ami à qui il n’ose avouer ses sentiments par peur de le décevoir… Celui d’Antoine qui, en proie à des crises de somnambulisme, se retrouve chaque nuit dans des endroits incongrus sans se rappeler de rien, y compris le jour où il se réveille avec son tee-shirt imbibé de sang… Et qui a jeté un chien dans le bassin de la station d’épuration ? Et pourquoi Hervé semble t-il terrorisé depuis ce jour ? Lorsqu’on retrouve le jeune Léo mort assassiné, les secrets longuement enfouis vont peu à peu remonter à la surface : le passé avec son cortège de lâchetés assumées, de remords tardifs et de haines tenaces va resurgir brusquement en détruisant tout sur son passage… Amateurs de polars à la noirceur désespérante, ne passez pas à côté de ces « Remugles » aux relents nauséabonds qui, je vous le garantis, vont vous faire passer un excellent moment de lecture ! Il est bien connu que remuer la m…e risque de faire remonter à la surface des choses et des actes inavouables… Et bien, Benjamin Desmares a touillé ses mots de main de maître, d’une plume réaliste et sans illusions, pour nous concocter ce petit bijou de polar rural où tout est calibré à la perfection : le suspense est haletant et l’humour, déposé comme un nuage de lait, adoucit l’amertume de ce récit qui sonde l’âme humaine en profondeur et dans ce qu’elle a de moins glorieux… Alors, on prend sa respiration et on plonge en eaux troubles !!! Je profite de cette chronique pour vous conseiller vivement de lire du même auteur « Un truc à finir » (chroniqué ici !) que j’avais adoré, dans un registre différent !

Remugles de Benjamin Desmares, Tri Nox, 2019 / 19€

Rien à faire dans ce foutu bled… L’avenir ? Un immense point d’interrogation. Au mieux, des petits boulots sous payés… Rien à espérer de mieux surtout quand, comme Mike, Jeff, Olivier, Christopher ou Jimmy, on est mal équipés au niveau du cerveau. Leur truc pour exister ? Faire les kékés au volant de bagnoles tunées pour partir à fond la caisse traquer la chair fraîche après s’être dûment bourrés la gueule au bistrot du coin. Avec leur QI de mouche et la désespérance ambiante, rien de mieux pour tromper l’ennui et se sentir fort sous l’effet de l’adrénaline… Comme ils sont pas très futés, une bonne âme s’occupe de les pourvoir en bagnoles pour leurs rodéos nocturnes : Lucky Strike, un allumé total mauvais comme la gale, pire que ses dobermans qu’il affame pour les rendre agressifs… Un véritable chef d’orchestre de l’enfer. Et l’enfer, Joy va le croiser un vilain soir, au volant de sa petite voiture lorsqu’elle croisera ces pitoyables pantins qui se la jouent fureur de vivre façon beauf… Joy, jolie, brillante et ambitieuse qui commençait à se sortir de ce bourbier… Aïko Solovkine s’est inspirée d’un sordide fait divers pour écrire ce road movie cruel et tragique qui nous tient en haleine de la première à la dernière ligne. En mettant en scène ces marginaux désœuvrés, elle dessine de sa plume incisive et sans concessions l’image froidement réaliste d’une société sinistrée où la misère sociale et intellectuelle ouvrent la porte à tous les extrêmes. Glaçant, désespérant et féroce, ce roman noir comme les ténèbres va vous hanter un bon moment en vous laissant des traces indélébiles !

Rodéo d’Aïko Solovkine, Espace Nord, 2020 / 8,50€

Après le passionnant thriller “La boussole d’Einstein” (chroniqué ici !), Gilles Vidal nous prouve qu’il est aussi talentueux dans l’exercice délicat de la nouvelle que dans celui du roman, à travers les neuf textes d’un noir sordide et dérangeant qu’il nous propose de but en noir dans ce recueil. Jouant sur les registres du roman noir ou du fantastique, ces neuf histoires courtes et percutantes, peuplées d’affreux, sales et méchants qui commettent les pires crimes ou en sont les victimes, sont déclinées avec un humour teinté de désespérance en jeux de manipulation exemptés de toute morale. Dealer de diesel dans une époque peut-être pas si lointaine, tueur de père Noël qui se venge avec toute la violence contenue en lui depuis trop longtemps de celui qui l’a violé enfant, effets boomerang chez les tueurs à gages… Les nouvelles de Gilles Vidal sont noires et âpres, parfois perturbantes, et se lisent en apnée en nous laissant un sentiment d’amertume qui élimine le peu d’illusions qu’il nous reste sur la nature humaine. Une plume sombre à souhait que l’on retrouve avec grand plaisir !

De but en noir de Gilles Vidal, La Déviation, 2020 / 12€

Dans ce fantastique recueil de poèmes (dans tous les sens du terme!), chaque personnage, qui se balade d’une nouvelle à l’autre dans un jeu de puzzle que le lecteur reconstituera avec jubilation, n’a pas le moindre état d’âme pour exécuter ses basses oeuvres, par esprit de justice ou tout simplement par goût du mal. Un mal banalisé par l’humour noir grinçant de Jaume Cabré qui manie la plume comme ses personnages le poignard, le 22 long rifle ou le poison, avec allégresse et dans une totale immoralité. On sent tout le plaisir ressenti par Cabré (et qu’il nous renvoie par ricochet !) à explorer l’univers mental de ces tueurs atypiques qui forcent le respect par leur imagination fertile et l’obstination de leurs vengeances ruminées ! Tueurs à gages, psychopathes ordinaires ou imaginatifs, chacun de ses personnages, lâches, cupides et mauvais en diable, évolue en eaux troubles avec un naturel… désarmant, pour nous offrir une multitude de variations sur la noirceur de l’âme humaine. Si ces nouvelles sont aussi sombres que les ténèbres, l’humour qui s’en dégage l’est tout autant ! Piquant et farceur, drôle ou glaçant, ce recueil de treize savoureuses nouvelles érige l’assassinat sous toutes ses formes en oeuvre d’art !

Quand arrive la pénombre de Jaume Cabré (nouvelles traduites du catalan par Edmond Raillard), Actes Sud, 2020 / 22€

Quatre femmes à la fois fortes et vulnérables. Deux systèmes puissants qui ont maintenu leurs vies entre parenthèses : le patriarcat qui les a enfermées, telle Pénélope, dans un rôle créé sur mesure pour elles par les hommes, et celui de l’apartheid avec son long cortège de violences et d’humiliations. Quatre femmes éprises de liberté dans une nation qui enfin s’éveille après des années de terreur. Quatre femmes à la recherche de leur identité et de leur vie volée : Mannete, Deli, Mamello et Mara ont chacune dû faire face à leur solitude et à leurs questionnements après le départ de leur mari. Des départs qui se sont avérés définitifs… le mari de Mannete, parti travailler dans les mines pour subvenir aux besoins des siens, l’a abandonnée pour refonder une nouvelle famille. Celui de Deli, parti étudier de longues années en Europe, l’a répudiée à son retour quand il a découvert l’enfant né en son absence. L’époux de Mamello, militant de l’ANC, après des années d’exil et d’emprisonnement, l’a quittée lui aussi pour une autre femme. Quant à Mara, elle a dû supporter en silence et avec dignité les frasques de son coureur de jupons de mari, jusqu’à ce qu’il lâche son dernier soupir… Après des années de solitude imposée, ces femmes prennent enfin la parole pour partager en toute liberté le fruit de leurs réflexions sur ce qui fut leur vie, au cours d’ibandlas, des petites réunions où un jour elles convoquent par jeu Winnie Mandela… Quelle femme incarne mieux leur solitude que la « mère de la nation », privée de son homme pendant près de trente ans ? Njabulo Ndebele nous offre avec « Le lamento de Winnie Mandela » un roman féministe d’une sacrée belle sensibilité où il dépeint d’une écriture racée et élégante l’attente et le courage de femmes dont la parole se libère enfin après des années de claustration. Avec en toile de fond les heures les plus sombres du régime de l’apartheid, cette fable intime et grave mais non dénuée d’humour, nous invite à partager l’espace d’un intense moment de lecture, des pensées universelles autour du sort des femmes, dans le monde d’hier mais aussi d’aujourd’hui. Passionnant !

Le lamento de Winnie Mandela de Njabulo Ndebele (traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Georges Lory), Actes Sud, 2019 / 22€

Johannesburg, 6 Décembre 2013. Une journée très particulière pour Gin, artiste exilée par choix à New-York, qui revient en Afrique du Sud pour célébrer les quatre-vingt ans de sa mère, Neve. Les rapports sont tendus entre les deux femmes dont la relation est bâtie sur des non dits : Neve, femme forte et dure, ne comprend pas les choix de sa fille qui, célibataire à quarante ans, n’est pas conforme à ses attentes et à celles de la bonne société dont elle est issue. Gin quant à elle souffre du manque d’amour et de tendresse que sa mère n’arrive pas à lui témoigner. Mais ce jour est aussi particulier pour tout le pays. Et particulièrement pour Johannesburg où Mandela vient de rendre son dernier soupir… La ville est en effervescence, la foule se presse dans les rues pour lui rendre hommage, le ballet des hélicoptères bourdonne dans un ciel où l’orage menace d’éclater à tout moment… Gin, les nerfs à fleur de peau, ressent toute l’oppression de cette ville qu’elle a fui vingt ans auparavant où les inégalités entre blancs et noirs persistent malgré l’abolition de l’apartheid. Un malaise exacerbé lorsqu’elle croise le regard de September, un SDF bossu, blessé par balles lors d’une grève réprimée dans le sang et qui, chaque jour, manifeste seul pour demander réparation devant le siège de la mine qui l’employait. Siège où Peter, l’amoureux transi que Gin a repoussé, travaille comme juriste… Ce roman choral en tension permanente, écrit de manière magistrale « à la manière » du « Mrs Dalloway  » de Virginia Woolf, est époustouflant de maîtrise… Fiona Melrose, avec un lyrisme illuminé par l’élégance de son écriture, a su instaurer un climat où la psychologie des personnages, dont le destin va bien évidemment se croiser, se mêle intimement à l’Histoire d’une Afrique du Sud qui peine encore et toujours à panser ses plaies. Un roman à l’atmosphère moite et douloureuse qui ne peut laisser personne indifférent…

Johannesburg de Fiona Melrose (traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Cécile Arnaud), La Table Ronde, 2020 / 23€

Christine Le Garrec

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