Histoire(s) de lire… N°51

Un « Histoire(s) de lire… » où vous allez plonger avec délices en commençant tout d’abord par vous immerger dans un trépidant roman d’aventures maritimes au coeur du 18ème siècle ! Je vous propose ensuite de déguster deux recueils de nouvelles, avec deux textes gourmands et caustiques d’Alice McDermott et Richard Russo… On poursuit avec « La seconde vie de Rachel Baker » qui commence comme un polar pour continuer dans une veine davantage sociale… Et on continue avec les truculents souvenirs de « combattant du petit bonheur » d’Alphonse Boudard et avec de nouveaux « racontars arctiques » de l’irrésistible Jorn Riel ! Pour terminer, quatre polars : le délicieusement atypique « Et Mathilde danse » de Lionel Salaün et l’angoissante trilogie du « royaume des insensés » de Gilles Sebhan… Et pour clore cette rubrique, un petit coup de projecteur sur le chouette concept développé par un libraire avec le site de livres d’occasion « Quai des livres » ! Bonnes lectures à toutes et à tous !

Le marin breton Yann Kervadec est investi d’une royale mission : convoyer un plant de café aux Antilles dans la plus grande discrétion, en trompant les hollandais qui ne manqueront pas de se mettre en travers de sa route pour l’empêcher de mener à bien sa tâche. Mais ça, c’est la version « officielle »… Car la véritable quête pour laquelle Kervadec est mandaté est quant à elle classée top secret : il devra récupérer pour la couronne de France le « Sancy », un diamant qui a porté malheur à tous ceux qui l’ont possédé. Désormais aux mains de la cour d’Espagne, ce joyau tant convoité est maintenant planqué à Carthagène des Indes… Accompagné d’un équipage composé de Médeline, sa belle épouse métisse, de son ami le flegmatique et lettré Finn, et des intrépides et farouches pirates Ann Bonny et Mary Read, Yann devra affronter bien des dangers sur mer et sur Terre pour rapporter à son roi la pierre maudite, objet de tant de convoitises… Hissez la grand voile et préparez vous à essuyer tempêtes et embruns au fil de ce roman au long cours qui distille avec panache le souffle des grands romans d’aventure… Car Jean-Marie Quéméner a dosé avec finesse tous les ingrédients du roman de genre en mêlant habilement aventure et espionnage pour nous offrir ce palpitant roman où, cerise sur le gâteau, l’humour affleure à chaque mot ! De la Bretagne aux Antilles, on s’attache aux basques de ce marin et à son équipage de fines lames aux caractères bien trempés (y compris dans le rhum !) qui nous embarquent dans de fabuleuses aventures qui nous replongent avec délices dans nos lectures adolescentes de romans de cape et d’épée et de flibustiers… L’ombre de Dumas, de sa Milady et de ses mousquetaires plane au-dessus de ce roman aussi haletant que divertissant : profondément libres, le sens de l’honneur et de l’amitié solidement chevillés au coeur, les lumineux sombres héros de la mer de Jean-Marie Quéméner s’installent durablement et confortablement pour nous faire rêver et palpiter au gré des nombreuses péripéties qui jonchent cette formidable odyssée. Un chouette moment de lecture que vous pourrez augmenter en lisant « La république des pirates« , premier tome des aventures de ce pirate Ô combien attachant !

L’écume des lames de Jean-Marie Quéméner, Plon, 2020 / 19€

La nonpareille : la nouvelle collection… de nouvelles aux éditions de La Table Ronde ! Un nom évocateur (nonpareille est le nom donné aux plus petits caractères typographiques) pour une collection classieuse (illustrée par Cheeri !) qui propose des textes de grande qualité à des tout petits prix… Pour un maximum de plaisir !

Et pour ce premier titre, signé Alice McDermott, il n’est question que de plaisir ! Celui d’une jeune fille devenue vieille dame qui, toute sa vie durant, a totalement assumé sa gourmandise. Gourmandise des corps enlacés, plaisirs sensuels sur canapé qui lui ont valu l’opprobre de sa très religieuse famille… Mais aussi plaisir plus innocent, celui des papilles qui fondent sous la texture glacée des sorbets du dimanche. Les années ont passé. Le corps s’est assagi, inévitablement, faute de combattants… Mais le plaisir d’une bonne glace, lui, ne l’a jamais quittée… Cette très courte nouvelle délicieusement gourmande décline de manière magistrale une longue tranche de vie en une petite quarantaine de pages. Pétillante et délicate, cette nouvelle porte décidément bien son nom… Même si elle est totalement parfaite, on en aurait bien pris encore un peu… Pour le plaisir !!!

Jamais assez d’Alice McDermott, (traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Arnaud), La Table Ronde, 2020 / 4€

Trump vient d’être élu au grand désarroi de David et Ellie, un couple d’universitaires en retraite. Pour faire passer la pilule, ils invitent des amis de longue date à passer la soirée pour disserter, entre autres, sur comment l’Amérique a pu tomber aussi bas… Si ça ne change rien, au moins, ça soulage ! Et justement, en parlant de se soulager… Ellie découvre une fois ses invités partis, qu’un malotru a déféqué dans son jacuzzi ! Lorsque cet incident nauséabond se reproduit quelques jours plus tard, David et Ellie décident de partir quelques jours chez leur fille afin de se changer les idées… Mais à leur retour, ils découvrent leur maison infestée de mouches à m*** qui vrombissent à qui mieux mieux dans des vapeurs de fosse sceptique qui émanent de la climatisation ! Qui est l’auteur de ces étrons puants ? Un partisan de Trump qui n’a pas apprécié le soutien ouvert du couple pour Hillary Clinton ? Un ancien étudiant mal noté et revanchard ? Ellie n’attend même plus de réponse à ses questions et refuse de passer ne serait-ce qu’une seconde de plus dans son home sweet home à jamais souillé… Le couple n’a donc plus d’autre choix que de vendre la maison… Avant d’imploser ! En une cinquantaine de pages, le délicieux Richard Russo réussit l’exploit de nous croquer un cinglant état des lieux de l’Amérique post Trump, tout en nous offrant un regard débordant d’ironie et de cynisme sur le couple, l’amitié, la vie… Décalée et mordante, cette nouvelle empreinte d’un humour noir salvateur se lit avec un indicible plaisir ! Le petit plus ? Les illustrations de Cheeri qui a disséminé de splendides mouches plus vraies que nature au fil des pages de ce trop joli petit livre !

Et m *** ! de Richard Russo, (traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean Esch), La Table Ronde, 2020 / 7€

Un « diner » dans un coin perdu de l’Alabama. C’est bientôt la fin du service et Rachel a hâte de servir les derniers clients, en majorité des familles, pour enfin rejoindre son fiancé qui l’attend déjà au bar. Trois hommes armés jusqu’aux dents font alors irruption dans la salle et tirent sans sommation sur tout ce qui bouge, créant un véritable carnage dont seule Rachel sortira vivante, mais en état de choc… Pourquoi les tueurs l’ont-il épargnée ? Cette question la hante jour et nuit depuis ce terrible drame… Unique survivante et témoin capital, Rachel est assaillie par les médias et Nick Follers, l’inspecteur chargé de l’enquête, veille sur elle. D’autant plus depuis que la psy de Rachel l’a contacté pour l’informer de l’état mental de sa patiente qui passe du désespoir le plus profond à une irrépressible soif de vengeance… La police a abattu deux des criminels fous. le troisième doit être jugé et le témoignage de Rachel est capital pour le faire enfermer jusqu’à la fin de ses jours. Mais cela ne suffit pas à Rachel qui décide de faire justice elle-même… Un acte irréparable qui va la mener pour des années derrière les barreaux… « La seconde vie de Rachel Baker » est un roman à tiroirs qui commence comme un polar pour continuer dans une veine sociale. Lucie Brémeault y dénonce la terrible législation des armes aux USA en même temps que les absurdités de leur système carcéral, tout en dessinant avec finesse la psychologie de son personnage. En trois étapes (la tuerie et le traumatisme de Rachel, son incarcération, son retour à la vie « normale »), on y suit, dans une tension permanente, le parcours de cette femme jusqu’à sa difficile reconstruction. Un premier roman prometteur qui tient en haleine jusqu’à la dernière page en suscitant bon nombre de réflexions !

La seconde vie de Rachel Baker de Lucie Brémeault, Plon, 2020 / 18,90€

Pas de fanfaronnades ni de solennité dans ce roman qui relate les années de guerre du jeune Boudard, résistant par hasard qui fut néanmoins aux premières loges de la libération de Paris. Mais les souvenirs d’un combattant « au petit bonheur la chance », d’un gamin qui, justement, de chance n’en n’a eu guère… Pas de père, une mère royalement absente qui le confia tout d’abord à de braves paysans dans le Loiret avant de le laisser à sa grand-mère dans le populaire quartier du 13ème arrondissement de Paris. Un Paname aujourd’hui disparu que Boudard nous dévoile à travers ses souvenirs, entre ses conquêtes féminines séduites de haute lutte et ses guerres des boutons avec ses potes, toujours prêts, tout comme lui, à faire les 400 coups ! Si la gaudriole le tenait en haleine, le jeune Boudard n’avait toutefois pas froid aux yeux et s’est retrouvé sur les barricades de la libération de Paris, aux premières loges et férocement enthousiaste, après avoir essuyé les hauts et les bas de la vie de maquis… Si le ton est diablement jouissif par le charme de la langue fleurie façon « méthode à Mimile » que Boudard manie avec jubilation, « Les combattants du petit bonheur » nous offre néanmoins un précieux témoignage de la vie sous l’occupation vue certes de sa lorgnette, mais justement avec l’honnêteté d’un roi de la débrouille qui ne cherche pas à enjoliver ses actes. Truculent, vivant et diablement drôle, ce roman qui a obtenu en 1977 le prix Renaudot, n’a pas pris une ride. Mieux, il donne envie de relire l’intégrale de ce prince de l’argot !

Les combattants du petit bonheur d’Alphonse Boudard, La Table Ronde, 2020 / 8,90€

Après « La vierge froide« , « Un safari arctique » et « La passion secrète de Fjordur » (chroniqués ici !) et la version en bande dessinée réalisée avec brio par Gwen de Bonneval et Hervé Tanquerelle (chroniqué !), je vous présente aujourd’hui sept nouveaux racontars réunis sous le savoureux titre de l’un d’entre eux, « Un curé d’enfer ». Sept fabuleuses histoires qui mettent en scène une fois de plus (et pour notre plus grand bonheur !) nos désormais familiers trappeurs du grand Nord, aussi flegmatiques qu’alcooliques, dans de nouvelles aventures aussi déjantées que loufoques ! Vous y trouverez pêle-mêle un cadavre bien « conservé », un chien (à qui il ne manque que la parole) en proie à une profonde dépression après la perte de sa queue, un boa animal de compagnie, une puce voyageuse… Vous y suivrez l’initiation drastique mais efficace d’un « bleubite » sujet au vertigo, la fièvre littéraire contrariée par manque de crayon d’un chasseur inspiré… Et la quête d’un curé intransigeant qui se donne pour mission (impossible !) de rendre sobres cette bande de poivrots bons vivants ! Je sais pas vous, mais moi, je ne m’en lasse pas !!!

Un curé d’enfer et autres racontars de Jørn Riel (traduit du danois par Susanne Juul et Bernard Saint Bonnet), Gaïa, 2020 / 9,80€

Mauvaise limonade pour le commissaire Achille Blandin dont la femme vient de mettre les voiles en emportant avec elle leurs deux gosses. Pour noyer son chagrin et ses angoisses, Blandin a passé sa nuit à picoler dans un bar… Et c’est toujours accoudé au comptoir qu’il reçoit le coup de fil d’un collègue qui l’appelle en urgence sur une scène de crime. C’est donc l’oeil vitreux et la bouche pâteuse qu’il se rend sur les lieux où une jeune femme a été retrouvée morte dans sa voiture… Achille a beau être encore bourré, le visage de cette fille lui fait l’effet d’un électrochoc : c’est le portrait craché de Mathilde, une jeune femme dont il était éperdument amoureux à l’adolescence… Mathilde partie à Paris pour devenir actrice, qui a fini par mettre fin à ses jours sans qu’il ne puisse intervenir. Mathilde qu’il n’a pu sauver malgré les sentiments qu’il nourrissait à son égard. Mathilde qu’il n’a jamais oublié… Achille décide donc de « réparer » ce passé douloureux en mettant tout en oeuvre pour découvrir les causes de la mort de cette jeune femme, malgré les constatations du médecin légiste qui ne laissent aucun doute sur les causes d’une mort naturelle. L’affaire étant officiellement classée, c’est donc en électron libre qu’Achille mènera l’enquête, de Bordeaux à Paris, de boîtes échangistes en boîtes à strip-tease… Lionel Salaün signe avec « Et Mathilde danse » un polar totalement atypique qui nous embarque autant dans les milieux interlopes du marché du sexe que dans la psychologie de ce flic un brin paumé en quête de rédemption… Sujets bien évidemment noirs que Lionel salaün illumine d’un humour noir caustique qui nous met souvent le sourire aux lèvres ! Un polar divertissant qui ne se la joue pas pour nous offrir un agréable moment de lecture, tout en soulevant d’intéressantes questions sociétales !

Et Mathilde danse de Lionel Salaün, Actes Sud, 2020 / 20€

Chose promise, chose due ! Après avoir dévoré « Feu le royaume » (chroniqué ici !), je me suis donc précipitée sur les deux premiers opus de cette trilogie dont la sortie avait échappé à ma vigilance. Et je vous engage vivement à en faire autant car vous y retrouvez chronologiquement les évènements évoqués dans le dernier tome et surtout les personnages qui prennent toute leur substance en s’étoffant un peu plus à chaque titre ! « Cirque mort » démarre sur le massacre des animaux d’un cirque dans une mise en scène des plus macabres, juste avant l’enlèvement de trois enfants, dont Théo, le fils du lieutenant Dapper. En arrière plan, omniprésent et menaçant, le centre pour enfants psychotiques tenu par l’inquiétant docteur Tristan qui veille sur ses protégés quelque peu inquiétants, tel Ilyas, doté de pouvoirs surnaturels… Le décor est campé et le ton est donné, entre thriller des plus sombres, étude psychologique approfondie et zeste de fantastique. On retrouve ces personnages dans le second tome « La folie Tristan » où l’enquête policière sur la disparition d’une jeune femme entre dans la danse (macabre, bien sur !) tandis que Dapper se débat dans une plongée abyssale vers ses origines… « Feu le royaume » ferme le cercle de cette trilogie à l’atmosphère tendue et oppressante qui nous embarque sur les chemins non balisés de la filiation, de la transmission et de la quête d’identité avec une rare force d’évocation. Gilles Sebhan nous offre décidément autant de matière à réflexion que d’occasions à nous faire trembler de peur dans ce conte cruel en trois volets dont la lecture ne vous laissera pas indemnes… Un maître du polar à suivre de très très près !

Trilogie « Le royaume des insensés » : Cirque mort, La folie Tristan, Feu le royaume de Gilles Sebhan, Le Rouergue, 2020 / 17,50€ / 17,80€ / 18€

Quai des Livres, la librairie en ligne qui rend le plaisir de lire accessible à tous !

À l’heure où chacun réfléchit au visage à donner à ce “monde d’après” tant attendu, nombreux sont ceux qui questionnent leurs modes de consommation, les modèles économiques dans lesquels ils s’inscrivent, et leurs conséquences. Et nombreux sont ceux qui veulent redonner du sens à leurs achats en privilégiant la proximité, en respectant davantage l’environnement et en cherchant des solutions alternatives pour se faire plaisir sans se ruiner ! C’est dans ce contexte que le marché du livre se réinvente. Les initiatives se multiplient en réponse aux géants du Web et proposent des solutions concrètes face au gaspillage incroyable de livres. Il faut savoir que les éditeurs détruisent 20 à 25% de titres chaque année, ce qui représente 142 millions d’ouvrages…

C’est dans cette démarche que s’inscrit Quai des Livres, une librairie de proximité 100% indépendante, 100% en ligne… Et 100% accessible à tous puisqu’elle est spécialisée dans les livres d’occasion ! Car, si la lecture est prisée des français (et la période de confinement que nous venons de vivre a mis en lumière leur attachement aux livres !), pour beaucoup de lecteurs, les livres sont hélas bien souvent trop chers… Quai des Livres a donc choisi de leur concocter un catalogue sur mesure avec un large et unique choix de livres d’occasion (en grande majorité en format poche) pour les faire profiter de tarifs ultra-avantageux (entre 25 et 65% du prix du neuf). Une page est même dédiée à une sélection de livres à moins de 2 euros pour que les petits budgets puissent aussi trouver leur bonheur (livraison en point relais offerte à partir de 20 € pour recevoir 6 à 8 livres en moyenne). Pratique pour dénicher vite et bien de bons bouquins, de chez soi et en quelques clics, lorsqu’on est en recherche de titres précis et que l’on n’est pas forcément disponible aux heures d’ouverture des ressourceries et autres associations qui, de plus, n’auront peut-être pas le livre de vos rêves !

Alors, si vous souhaitez faire des « achats citoyens” et consommer responsable à petit prix, oubliez Amazon et consorts dont le principal but est de vendre le plus de « produits » possible, de toutes provenances, de tous types, et par tous les moyens, avec un total manque d’éthique… Et privilégiez les librairies indépendantes ! De plus, avec Quai des Livres, des suggestions de lecture vous sont proposées et toutes les commandes sont préparées, validées, et envoyées par la même personne : le libraire. Et comme celui-ci se charge des livres de leur saisie jusqu’à leur envoi, il peut répondre à toutes les questions et s’adapter aux situations particulières. Dernier point important : Quai des livres ne propose que des ouvrages en bon état (proche du neuf) qui sont inspectés et nettoyés avant d’être soigneusement emballés pour expédition.

Mais qui est à l’origine de ce beau projet ?

Après une carrière d’ingénieur en informatique, Charles Delaunay s’est installé dans le Perche avec un projet un peu fou : relancer une librairie en fin d’activité, et en vivre en pleine campagne. « Loin de me rebuter, ce défi m’a stimulé ! J’y ai vu une formidable opportunité pour créer une activité viable et pérenne, parfaitement intégrée au mode de vie que j’affectionne : un travail gratifiant, entouré de livres et de nature, qui me permet de choyer mes clients et de contribuer à démocratiser l’accès à la culture. »
Charles rachète la librairie en 2015, travaille plusieurs mois à développer un système fiable de gestion de l’inventaire et à trier le catalogue pour relancer l’activité sur des bases saines. Ensuite, avec son fils Vincent, il développe un tout nouveau site internet. Et finalement, en mars 2016, le rêve devient réalité : Quai des Livres est officiellement lancé sous sa forme actuelle. En 2020, le catalogue présente désormais 26000 livres différents, pour 42000 ouvrages stockés physiquement… Pas mal, non ?!

Pour en savoir plus

Site web : ici ! , Facebook : !

Christine Le Garrec

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